mercredi 1 juillet 2009

mes rendez-vous honnis

Hier matin, bien avant l'heure du bureau, je suis allée me faire écraser les seins. Comme à chaque fois, je recule, recule et recule encore la prise de rendez-vous. Prétextant la crainte d'avoir mal... certaines manipulatrices ne sont pas vraiment douces.

Mais hier, alors qu'elle transformait, tout en douceur, mon opulente poitrine en galettes misérables , je réalisai que cette soi disant excuse de la douleur cachait en réalité la trouille de devoir affronter un verdict terrifiant.
Évidemment, les clichés n'étaient pas très optimistes (depuis le temps je devrais le savoir, mais à chaque fois mon ventre se tord, et dans ma tête j'envisage le pire, croyant encore que cela pourrait adoucir la peine).
Je passe donc à l'échographie, le médecin m'aborde comme l'on aborde un condamné, et je mets déjà une croix sur mon boulot, mes seins et pourquoi pas ma vie tout simplement.

Je hais les micro-calcifications, je me maudis d'avoir pris ce rendez-vous, et lorsque la manipulatrice vient me voir juste avant l'écho, qu'elle me redit combien il est important que je revienne dans deux ans montrer mes seins. En riant (rire toujours et encore pour cacher ma terreur) "Oui... s'il m'en reste à présenter !".

Les yeux au plafond, inerte, je me laisse sonder sans mot. Le radiologue tente d'apaiser mon angoisse, mais ce n'est qu'une fois ses paroles rassurées que je peux rire de moi, me moquer de cette peur infondée, repousser ma mort programmée.

Je ne suis qu'une grosse trouillarde !

lundi 29 juin 2009

douceur

Elle s'allonge, toujours sur ce tapis, croise ses pattes avant, toutes griffes rentrées, prend un air humble et soumis et, si la caresse se fait attendre, ferme légèrement les yeux tout en suivant du regard l'élu de son cœur.

Mais qui donc a donné aux chats ce charme irrésistible ?

pouf pouf...

Dis-donc Bernard, c'est pas un peu facile de demander pardon ? Parce qu'en attendant, moi mes actions elles ne valent plus rien, c'est tout juste si je ne dois pas rembourser ma banque !
En même temps, cent cinquante ans de prison ça rime à quoi ? Personne ne vit cent cinquante ans !

Bernard Laporte dit que sa copine qu'il soutenait un certain quatorze juillet alors qu'elle semblait un peu chancelante, était en réalité plutôt pas très franche du collier... les bras m'en tombent !

Michael tient toujours très bien la corde de l'information, maintenant ils nous restera encore les numéros spéciaux de "Voici", "Closer", "Gala", "ParisMatch", "Nous deux", "Nature chasse pêche et christineBoutintion" et ensuite nous pourrons passer à une autre "catastrophe" !

Trois états des lieux aujourd'hui, c'est fou le nombre de personnes qui déménagent en juin... trois états des lieux, et deux toilettes dont on avait "oublié" de tirer la chasse, "oublié" d' enlever les poils divers et variés tapissant les lavabos et baignoires, et "oublié" de vider les réfrigérateurs. Demain je mets des gants !

Et sinon tout va bien !

samedi 27 juin 2009

les lendemains qui chantent

La soirée s'est terminée à minuit et quart. Le lendemain nous devions tous être d'attaque pour neuf heures, et de mon côté était déjà programmé au levé du jour, le bilan sanguin de G. ainsi qu'un petit bilan perso pour savoir où j'en étais de ma santé et de mes hormones.
C'est en démarrant la voiture que j'ai entendu la nouvelle tronquée. On y parlait d'une célébrité, sans doute, qui avait été emmenée aux urgences d'un hôpital et dont certaines rumeurs la disaient morte. Quelques kilomètres plus loin je savais plus précisément qu'il s'agissait de Michel Jaquesson vraisemblablement mort et je me suis dit que cela allait sans doute éclipser quelques heures notre si formidable président... (Hortefeux lui avait flingué son discours social et maintenant voilà qu'on lui pourrissait son voyage en Martinique... la poisse)

Puisque j'avais bu un café fort tard, je n'avais absolument pas sommeil, j'ai donc encore un peu discuté avec JP et G. dont le rythme de vie est de moins en moins diurne.
Un peu après une heure j'ai éteint la lumière et me suis très vite endormie... pour... quelques secondes plus tard, (du moins c'est ce qu'il m'a semblé) me faire réveiller par la douce mélodie de mon portable. Il était temps de me lever et réveiller G. pour aller de concert au laboratoire le ventre vide et l'haleine de fouine.

Puis la journée s'est écoulée calmement... quatre états de lieux plus tard, et une montagne de paperasse classée, je m'arrêtai vers dix huit heures au labo pour récupérer les résultats des examens matinaux. Chez G. rien à dire, si ce n'est comme toujours une hypergammaglobulinémie polyclonale (ouf !)... chez moi la sonnette d'alarme, que je devais inconsciemment attendre depuis quelques mois, s'est enfin enclenchée. ACHTUNG fini de rigoler, gros freinage sur le beurre, le fromage, les gâteaux, le mauvais gras, les croissants etc... Mon cholestérol me rappelle à la raison (comme en 96 déjà).

Et bien je crois que j'en suis ravie. Il me fallait cela pour me donner l'envie de reprendre un peu le chemin de la raison.

Et me voilà pleine d'énergie, comme si je sortais enfin de l'espèce de torpeur dans laquelle je me prélassais sans vrai plaisir.

C'est drôle, je me sens déjà plus légère !

mercredi 24 juin 2009

petit jeu

Ce soir, je m'écoute en boucle, tout en lisant les blogs, cette oeuvre musicale, afin d'en posséder toutes les nuances.

Dites-moi donc pourquoi je suis passée de Bach à ce petit bijou si mélodieux !




J'offrirai à celui ou celle qui trouvera en premier, une spécialité de la région (sans doute du chocolat suisse...)

une des raisons...

Je rêve de vacances !

Je les vis chaque instant. Lorsque je serai en vacances, je louerai un vélo, je pédalerai des heures le long des plages, j'arrêterai de manger n'importe quoi, je lirai... lorsque je serai en vacances !

En ce moment je suis la seule à travailler. Je pars le matin alors que la maison est encore endormie. JP a pris un rythme de chômeur, veillant jusqu'à point d'heure sur son ordinateur, grasse matinant sans complexe. G. s'entraîne à se destresser en jouant à Battlefield, avant l'oral de français.
Et lorsque je rentre du bureau à midi, c'est tout juste si l'on remarque mon arrivée. Heureusement que Chamade m'accueille folle de joie, à l'idée de recevoir son petit plus en thon ou en poulet.

Bref, vous l'aurez compris, mon silence bloguesque vient aussi un peu de là !

Je n'ai aucune envie de faire de cet endroit un machin où je râlerais, déverserais mes remarques aigries.

Il faut je pense, que notre nouvelle façon de vivre se mette en place. JP qui a toujours travaillé même malade, doit prendre ses marques, et moi... Mhmm... juste des vacances !

mardi 23 juin 2009

vite vite

Parce que très gentiment l'on me demande des nouvelles de mon exilée.

Elle travaillait encore au moment de l'accident de métro, elle m'a rassurée par un sms que j'ai reçu au bureau.

Merci à vous !