samedi 29 mai 2021
Ya p'dmal tu sais à t'faire du bien lalalala
vendredi 28 mai 2021
Quand il me prend dans ses bras
Un défi qui n'est pas recommandé, du moins en France, puisqu'aux Etats Unis apparemment les règles se sont terriblement assouplies.
Faire un long HUG à quelqu'un, autrement dit étreindre longuement quelqu'un dans ses bras pour lui témoigner son amitié.
Comme Dr CaSo je ne le ferai pas. Non que je n'ai personne à serrer dans mes bras, mais nous sommes loin d'en avoir fini avec ce virus qui mute constamment et qui n'a pas fini son travail mortel.
L'autre jour un ami, est venu prendre un apéro-dinatoire. En arrivant, il est vrai que nous ne nous étions plus vus depuis des mois, il nous a pris dans les bras et nous a embrassé. On s'est trouvé tout con, on n'imaginait pas que quelqu'un ferait autant fi des gestes barrières. Je lui ai dit que ce n'était pas très sérieux, mais m'a-t'il rétorqué, j'ai eu le covid vous risquez plus rien. Ah ? ok ! Etait-ce nous qui étions trop frileux ? Et puis nous étions contents de le revoir, il sortait tout juste d'un épisode de burn-out et venait de quitter l'hôpital où il avait péniblement remonté la pente, on a laissé filé. Assez vite il a dirigé la conversation déroulant ses théories conspirationnistes et son adulation pour le cinglé du sud. Je venais justement de voir sur Twitter, les éructations du comique vulgaire, de duperey et toutes cette clique vociférante lors d'un rassemblement pour je ne sais plus quelle action (contre le masque, contre le pass-sanitaire, contre les médecins, contre tout sauf évidemment le chercheur aux cheveux gras qui se tripote la barbe). J'ai bien essayé de contrer ses arguments, mais c'était cause perdue, les conspirationnistes n'écoutent que ce qu'ils veulent entendre, on a laissé filé encore, on a ramé pour changer de sujet. La soirée s'est terminée un peu après vingt et une heure évidemment, tranquillement, mais est resté cet arrière goût de tristesse, l'impression que nos routes s'éloigneraient sans doute.
Plus tard, en y repensant, cela m'a mis en colère. Comment, alors qu'il connait la santé si fragile de JP, qu'il savait qu'il n'était pas encore vacciné, avait-il pu ne pas le respecter, profitant de notre surprise, de notre amitié, en le prenant dans les bras et l'embrassant consciencieusement, alors qu'il venait de faire le tour des popotes et certainement embrassé toutes les personnes qu'il croisait ?
Lui c'est sûr que ce défi ne lui poserait aucun problème de conscience, mais moi, tant que je risque de transmettre ce virus, je m'en abstiendrai.
jeudi 27 mai 2021
Nonnnnn rrrien de rrrien
Ah ah le défi d'aujourd'hui est tout à fait dans mes cordes, je suis une malade d'optimisme et c'est d'ailleurs ce qui a été le plus difficile durant le confinement, tout faire pour le garder.
Aujourd'hui, et bien sûr le mieux serait de continuer demain et les jours suivants, il faut noter une chose positive qui nous est arrivée. Et si possible, envoyer à Dr CaSo, une photo de quelque chose, quelqu'un, qui nous a apporté un moment de joie, de plaisir. (franchement je vous mets rarement à contribution, mais une photo c'est pas infaisable non ?)
J'ai tout au long de mes journées des petits plaisirs éphémères qui illuminent un instant. Hier soir en sortant sur le balcon, alors qu'un énième tunnel de publicité passait entre deux épreuves de Top Chef, nous avons été éblouis par la lune, légèrement orangée, énorme, striée de nuages noirs. Nous l'avons regardée s'élever et disparaitre derrière l'immeuble.
Je crois l'avoir déjà dit ici, mon mantra absolu est la première phrase d'une chanson d'Edith Piaf (oui cette chanteuse me hérisse, mais cette phrase est ma ligne de conduite), le fameux Non rien de rien, non je ne regrette rien. Il y a aussi celle que ma mère m'avait dite "Si tu jalouses quelqu'un, jalouse le pour tout ce qu'il a, ce qu'il est". Et il y a toujours un truc qui ne me plairait pas dans sa vie, alors, la question est vite répondue.
Je préfère garder l'instant agréable de ma journée que ce qui a été déplaisant. J'ai horreur de ressasser, je ne sais pas ce qu'est être rancunière. Une amie me l'avait un jour reproché, disant que je n'affrontais pas la vie réelle.
mercredi 26 mai 2021
Soyons rigoureux
Bon si j'ai bien compris le défi du jour, tel que l'explique Dr CaSo, c'est de prendre une décision, claire et précise en temps et heure.
Pas un truc général que l'on décide un trente et un décembre à minuit comme : cette année je fais du sport, un régime, je suis gentille avec les gens etc. Non, un truc bien précis, bien cadré et sur un temps déterminé pour s'y tenir.
Bah je viens de prendre la décision de ne plus, durant une semaine, boire d'apéro avec tous les petits délices l'accompagnant. Hier soir au lieu du saucisson et autres merveilles, j'ai pris des petites asperges vertes juste cuitent pour ne pas être molles, légèrement croquantes en bouche. J'ai ignoré le pâté en croute que JP a voracement terminé, j'ai fini les petites tomates française qu'un copain nous avait apporté pour le dernier apéro officiel, des oeufs durs et j'ai terminé avec un citron pressé dans un mug d'eau chaude. Mais ce n'est pas cette décision que je voudrais prendre pour le défi du NYT. Celle là, c'est juste parce que je suis serrée dans mon jean et je ne veux pas m'en racheter un nouveau.
Alors ? Au saut du lit je n'ai pas vraiment d'idée. A moins que...
J'ai, durant le confinement, tricoté des petits carrés de coton en vue de faire un plaid pour mon fils, et je traîne depuis quelques temps à les assembler et enfin en finir. Je pourrai donc tous les jours, coudre quatre carrés ensemble, et une fois les bandes assemblées, coudre un rang chaque jour. Puisque j'ai déjà un billet à écrire le matin jusqu'à la fin du défi du NYT, je ne pourrai coudre que le soir une fois mon travail accompli.
Je dis donc solennellement qu'à partir de ce soir, et cela jusqu'à ce que le plaid soit fini, tous les soirs je vais coudre mes quatre carrés et qu'ensuite, si le résultat me convient, je ferai une photo que je posterai.
mardi 25 mai 2021
faire le tour d'une main
samedi 22 mai 2021
le cinq c'est facile
vendredi 21 mai 2021
Question de connection
jeudi 20 mai 2021
Mais dites...
danser, courir, bouger disaient-ils hier et d'un coup le défi nous cloue sur le tapis, plus de bruit !
Tous les mois, même parfois plus suivant mon moral, mon corps, ma vie, je vais chez celle qui depuis plus de sept ans, me remet sur pied, me maintient la tête hors de l'eau, détend mes tensions, ma shiatseuse chérie. Cela n'a rien à voir avec le défi du jour, faire cinq minutes de méditation, mais c'est bien elle qui a tenté un jour de me faire découvrir cette chose qui est si éloignée de moi.
mercredi 19 mai 2021
Ah ben ça !
Je n'ai donc rien compris au défi de Dr CaSo. Hier j'aurais dû parler de l'ennui et non pas de comment je me sens en ce moment. Aujourd'hui le défi est physique.
Depuis quelques jours, les kilos pris durant cet énième confinement, me pèsent particulièrement. Rester assise derrière un écran, ne plus monter les escaliers de l'agence juste pour un café, discuter avec une collègue où simplement déposer un courrier comme vingt fois dans la journée, les allers et retours en vélo raréfiés, les apéros quotidiens et de plus en plus costauds, ont fait de moi un loukoum mou.
Sur France Inter hier ou avant hier, le sujet était justement sur le danger qu'il y avait à rester sans bouger des heures durant, alors qu'il suffirait de toutes les heures se lever, marcher au moins jusqu'à la cuisine, se faire un thé, un café, bouger son cul, pour éviter de mourir trop jeune. Et une heure c'est vite passé, ou pas d'ailleurs, mais rester là, tel un petit boudha à regarder son écran, à téléphoner, à rêver de longues marches que l'on a plus fait depuis... depuis quand déjà ?
Dernièrement, alors que les dix kilomètres maximum et l'heure du couvre-feu restreignaient nos envies, nous avions passé la frontière et nous étions arrêtés au bord du lac pour essayer de voir la frontière virtuelle que devaient créer des bateaux à voiles ce jour-là. Nous avons bien vu au loin des voiliers, mais surtout, nous avons vu le soleil, les lilas en fleurs, les tulipes déclinant entourées de myosotis, les foulques, les passants, la vie avec des terrasses ouvertes. Nous avons marché un moment, et là, entourés de petits groupes plus ou moins jeunes, j'ai pris conscience que mon pas était moins léger, que tout à coup mes soixante quatre ans prenaient réalité.
Ah non non non ! Quand je pense que mes parents qui ont dépassé les quatre vingt dix ans continuent à crapahuter chaque jour dans Paris, il était impossible que je devienne avec trente ans de moins, une avant-petite-vieille aux cheveux gris. En rentrant j'ai cherché sur internet des vidéos de stretching, et j'ai commencé à faire des étirements. Déjà je sens un petit mieux et ce soir pour fêter semi-liberté retrouvée, nous irons, à pieds, prendre un pot en terrasse.
Mais avant il y a le petit défi du jour, faire deux fois cinq minutes d'exercices intensifs. Pourquoi pas danser sur du Manu Chao ?

