Samedi matin, pleine d'énergie, je démarrais la journée sur les chapeaux de roue. A midi j'avais fait tout le programme prévu pour profiter de ce week end farniente. Banque, Postes diverses pour trouver de jolis timbres à voeux, Picard et enfin, La Migros.
Là bas j'y trouvais non seulement la marque de brioche que nous aimons bien pour fêter les rois, mais au rayon légumes, de très beaux topinambours dont mon frère régulièrement me vante le goût si délicat rappelant celui de l'artichaut.
Hop hop hop, j'en choisi 6 beaux spécimens, rajoute quelques endives et des poireaux, mes courses sont légères, quelques bouteilles de côte du Rhône chez Nicolas à côté, il est presque midi, je suis libre !
Pour le déjeuner nous grignotons quelques gousses de soja que je dégèle rapidement, arrosé du petit vin pas mauvais choisi à l'instant, les derniers chocolats offerts par la boîte font un très bon dessert, ce n'est que lundi que nous tenterons d'éliminer le gras des fêtes.
Au dîner, après avoir longuement, au téléphone, réexpliqué à maman, comment ranger les mails lus, comment se balader dans sa boîte mail, comment surtout ne pas paniquer, je m'attaque à mes topinambours.
La recette la plus simple trouvée sur le net, qui clôturera les agapes de fin d'année, consiste à les faire bouillir une bonne dizaine de minutes dans de l'eau salée, puis les découper en rondelles et enfin les faire revenir doucement dans de la graisse d'oie. J'ai pour ma part un reste de graisse de foie gras qui fera l'affaire.
Et nous nous attablons, goûtons, buvons un petit coup pour agrémenter la chose, c'est agréable, un peu croquant encore, terminons par un bout de galette à la frangipane. Simple, rapide, parfait !
Au milieu de la nuit ALERTE ! le temps de descendre l'échelle du lit, foncer aux toilettes, je débute la longue contemplation des carreaux jaune paille de ce petit coin sans fenêtre... la nuit... le jour...
Malheur, je ne digère pas les topinambours, du tout, du tout du tout !
Si bien que ce matin toujours, je fais l'aller retour.