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mardi 24 octobre 2023

sans crouton

cigogne parisienne

Hier, Michel le plombier nous a apporté une grosse boîte de nounours guimauve-chocolat. Il fut un temps où le service encore au rez-de-chaussée, les artisans débarquaient dans notre bureau et si nous avions le temps, bavardaient un moment. Nous sommes en hauteur, dans un bureau très chouette, avec balcon et fenêtres qui s'ouvrent, mais nous ne voyons quasiment plus ni les locataires, ni les propriétaires et très rarement les artisans sauf si l'un ou l'autre nous demandent à l'accueil. Fanny et moi, loin d'être débordées en ce moment, en avons profité pour tailler une petite bavette. On parle retraite évidemment, le graal que je suis la seule à toucher prochainement, on parle poids que l'on tente de maîtriser lorsque l'âge avance, et sommeil qui nous quitte avant même que l'on y soit plongé. "Vous allez rire nous dit-il, mais ma femme a lu dernièrement, que mettre un oignon coupé en quatre sur la table de chevet permet de dormir comme un bébé" Fanny et moi sommes tout ouille, dormir ? Arriver à dormir avec un simple oignon posé à côté du lit ?? Et ajoute-il "En plus cela ne sent quasiment rien !"

Le soir évidemment je teste cette magie, oignon doré coupé en quatre dans une jolie coupe bleue nuit. Posée à côté du lit et roule ma poule.

Michel souffre d'anosmie sans aucun doute.

S'endormir dans cette odeur prégnante d'oignon frais m'a pris plus d'une heure. Certes il semble que j'ai dormi un peu plus de cinq heures, mais au réveil la chambre s'était transformée en soupe à l'oignon. Je baignais dans l'oignon, je respirais oignon, les murs transpiraient l'oignon, mes draps pelure d'oignon, tout était oignon et je suis descendue de la mezzanine le coeur au bord des lèvres. Ouverture en grand de la porte-fenêtre, courir emballer l'oignon dans de l'alu pour stopper cette horreur. PLUS JAMAIS !

Demain je teste le citron, JP me dit que quelques rondelles posées sur la table de chevet ferait merveille.

dimanche 29 janvier 2023

Avocat et pois chiche

 


C devait arriver à 10h30, mais ayant fait une petite erreur de quai due à la fatigue, elle avait loupé son train de 3 minutes. C'est donc à 15 heures qu'elle est arrivée à Annemasse, encore très fatiguée de sa semaine et un peu brassée par une soirée entre amis qui s'était terminée assez tard.
Nous avons bavardé sagement autour d'un thé, et en fin d'après midi, avant que le soleil ne décline, sommes allées toutes les deux chercher pour JP quelques crèmes et bandes pour ses enveloppements des mains préconisés par sa nouvelle Dermato, puis en quête de pantalon ou bottines pour C. 
Ces nouvelles semelles que j'appelle poétiquement "écrase merde" ne lui plaisant pas non plus spécialement, ce n'est qu'à Monoprix que nous avons trouvé ce qu'elle cherchait et soldé à 50%, ce qui n'est pas négligeable pour le budget. Un rapide tour au sous-sol pour acheter de la fêta pour l'omelette iranienne que JP veut faire découvrir à C et des avocats pour une recette de humous que je voulais tester le soir et nous sommes rentrées alors que le soleil s'était couché mais que la neige au Salève et sur les Voirons donnaient encore une certaine luminosité.

JP venait de finir de préparer le plat de joue de porc qui doit cuire en deux fois et assez longtemps pour être fondant, je me suis attaquée à cette recette de humous à l'avocat trouvée sur Instagram. 

Rien de plus simple, il suffit juste d'avoir les ingrédients. J'ai toujours du Tahin  au réfrigérateur, du basilic congelé, des citrons en quantité restant de Noël que ma soeur m'avait demandé d'acheter pour faire du jus de gingembre et dont elle ne s'est servi que de quatre sur les douze commandés. Pour les flocons de piment j'ai pris le piment d'Espelette.
La boite de pois chiches faisait 340 grammes, j'aurais pu mettre un peu moins d'eau que les 250 préconisés, mais c'était tout de même délicieux.

400 g de pois chiches cuits 
1 avocat 
1 poignée de feuilles de basilic 
1 verre d'eau env. 250ml 
2 cuillères à soupe de jus de citron 
1 cuillère à soupe de tahini ou de beurre de cajou 
2 petite gousse d'ail 
2 cuillères à soupe d'huile d'olive 
sel, origan, flocons de piment 
Mettre le tout dans le blender et réduire en purée. Disposez le houmous sur une assiette, décorez avec un peu d'huile d'olive, des feuilles de basilic et quelques flocons de piment.

Avec de la viande des Grisons, et un cidre bien brut médaille d'argent, offert à Noël par G. notre repas nous a amplement suffit. 
Nous avons ensuite joué à "50 missions" et n'avons une fois de plus pas gagné, mais sommes tout de même arrivés jusqu'à la médaille d'or.

Et puis Au Lit !

mardi 16 juillet 2019

des bulles qui font du bien

C'est bien beau me suis-je dit, de se targuer d'être écolo et de charrier des dizaines de bouteille en plastique tous le long de l'année.
JP et moi avons sérieusement freiné notre consommation d'alcool, c'est bien simple, la dernière fois que j'en ai bu, c'était là haut, à Manigod. Mais du coup, et aussi parce qu'il fait chaud, nous buvons des litres d'eau. De l'eau pétillante bien sûr, de la Perrier puisqu'elle est parfaite à mon goût.
Le samedi je trimballe des pacs et des pacs de bouteilles vertes, je remplis ma voiture, je la vide, je râle, je m'avale un litre, je jette la bouteille vide dans le sac en jute, et une fois par semaine, JP le descend dans le conteneur à la cave, rempli a en crever.

Il y a fort longtemps, nous avions acheté une machine à faire des bulles. Un seul magasin en vendait, et rapidement il a stoppé la vente, personne n'en achetait, seul nous et notre cartouche à gaz.
Alors, une fois que les cartouches étaient vides, je devais les mettre dans un carton et les envoyer par la poste, une heure de queue évidemment, attendre le retour des cartouches pleines. J'en ai eu vite marre, et un jour de grand nettoyage, la machine est partie chez Emmaus.

Petit à petit elles ont fait leur retour, et dernièrement mon frère en a acheté une, puis mon fils et enfin, toujours à Manigod, nous avons gouté l'eau pétillante servie dans de jolies carafes et faite sur place.

Samedi, faisant mes courses, je me suis arrêtée devant le stand des machines à bulles. Hésitation, réflexion, la machine plus la cartouche plus deux bouteilles, quatre vingt dix neuf euros et quatre vingt dix centimes. La cartouche une fois la consigne enlevée, onze euros. G. me dit qu'il trouve cette eau parfaite, lui aussi grand adorateur de Perrier. Une cartouche par mois m'informe-t-il.

Allez, au diable l'avarice, et vive l'allègement en plastique jetable. La machine illico mise en route, une fois tout de même que l'eau mise au réfrigérateur ait bien refroidie, me voilà dégustant mon eau vive et pétillante.

Eh bien savez-vous, c'est pas mal du tout !


mercredi 28 mars 2018

salades


Et voilà qu'il reprend du service, mon joli potager. La mâche, protégée des frimas, doucement se prépare à être dégustée. 

vendredi 23 mars 2018

après l'turbin


on voit l'employé ann'massien...

vendredi 4 novembre 2016

les habitudes

à chaque réveil sa routine de mémé et le vendredi en plus de tout le reste, y'a la brioche encore et encore, à la praline toujours

Depuis plusieurs semaines je la cuis avant de partir, j'arrive donc avec une brioche encore tiède sur laquelle se rue une bonne partie de mes collègues, chacun une petite tranche, ma brioche n'est pas gigantesque.
Je prépare tout dans la machine à pain le soir, avant d'aller me coucher (du lait, du beurre et la préparation de ma copine Francine, brioche de campagne), et une heure et demie avant que je me lève, elle démarre son travail, toute seule. Parfait !

Il ne me reste plus qu'à bien me laver les mains, sortir le pâton de la machine, étaler doucement sur du papier à cuire, parsemer généreusement de pralines concassées et rouler  le tout, comme un roulé. Ensuite poser le boudin dans un plat à gratin pour qu'il ne s'étale pas trop et attendre une bonne heure qu'il lève à nouveau.

Après, comme Francine me le dit, je chauffe le four à 180° et j'enfourne pile poil vingt cinq minutes la chose que j'ai préalablement badigeonnée d'un oeuf battu.

Ca sent divinement bon dans l'appartement, et la boite offerte par mes collègues pour trimbaler cette brioche tant attendue, s'adapte parfaitement à mon porte bagage.

Depuis plus de sept ans, combien en ai-je faite ? Combien de kilos de pralines ?

mercredi 28 septembre 2016

tiens une recette


poissons volants à la Cotinière

Ma copine A., qui nous avait invités dans son nouvel appartement, pour un apéritif dinatoire, avait fait ce soir là une salade merveilleuse pour qui aime les lentilles et les pois chiche.

C'est une recette qu'elle a imaginée après avoir déjeuné chez Mariage Frères, il y a donc une subtile référence au thé évidemment.

Pas de proportions, c'est une recette pouf-pouf, une dose de lentille (verte ou béluga) surtout pas des farineuses comme les corail, une dose de pois chiche (qui pour moi viennent directement d'une conserve), du saumon fumé, des échalotes, de la coriandre en belle quantité et le must du must, de la mangue ! assaisonnement huile et vinaigre

N'oublions pas le thé ! Mariage frères si l'on a, sinon du thé plutôt noir que vert.

On fait cuire les lentilles dans le thé, eh oui ! jusqu'à ce qu'elles soient cuites, fermes, surtout pas molles. Puis on laisse refroidir. On ouvre la boite de pois chiche et on brasouille délicatement pour enlever la peau (pourpapété), on coupe en tout petits cubes la mangue, on cisèle la botte de coriandre et l'échalote, on découpe très très finement le saumon fumé, il est là en suggestion, pas présent de façon nette, mais délicat pour rendre le plat raffiné.

Et puis on mélange délicatement, après avoir assaisonné, ici de l'huile d'olive et du vinaigre de riz, pas besoin de beaucoup, un peu de sel...

Et comme A., on dispose dans de jolies verrines ou des petits bols, on pose une feuille de coriandre, on met au frais.

Un délice !

mardi 9 septembre 2014

Les petites baguettes de Papilles

Mon addiction au pain n'a pas faibli, 
Mes fesses ne me disent pas merci !


En Juin, Anne de Papilles et Pupilles, avait posté un lien sur twitter, que je m'étais empressée d'enregistrer pour plus tard.

Le plus tard n'ayant pas traîné, j'ai testé un soir, alors que mon fils chéri avait eu la bonté de passer nous voir entre deux fêtes chez des copains, les fameuses baguettes ultra rapides et faciles d'Anne, et j'ai immédiatement mis cette recette dans mes favoris de flemmasse.

Depuis, certains dimanches, lorsque ma flemmingite se fait encore plus aiguë et ma gourmandise insistante, je sors ma farine, mon huile et mes épices, et concocte sous l'oeil vivement intéressé de Chamade, quelques petites baguettes que nous dégustons avec une salade et un petit rosé. 
L'Eté se prolonge alors le temps d'un petit repas sur le pouce.


lundi 6 janvier 2014

De l'air...

Samedi matin, pleine d'énergie, je démarrais la journée sur les chapeaux de roue. A midi j'avais fait tout le programme prévu pour profiter de ce week end farniente. Banque, Postes diverses pour trouver de jolis timbres à voeux, Picard et enfin, La Migros. 
Là bas j'y trouvais non seulement la marque de brioche que nous aimons bien pour fêter les rois, mais au rayon légumes, de très beaux topinambours dont mon frère régulièrement me vante le goût si délicat rappelant celui de l'artichaut. 
Hop hop hop, j'en choisi 6 beaux spécimens, rajoute quelques endives et des poireaux, mes courses sont légères, quelques bouteilles de côte du Rhône chez Nicolas à côté, il est presque midi, je suis libre !
Pour le déjeuner nous grignotons quelques gousses de soja que je dégèle rapidement, arrosé du petit vin pas mauvais choisi à l'instant, les derniers chocolats offerts par la boîte font un très bon dessert, ce n'est que lundi que nous tenterons d'éliminer le gras des fêtes.

Au dîner, après avoir longuement, au téléphone, réexpliqué à maman, comment ranger les mails lus, comment se balader dans sa boîte mail, comment surtout ne pas paniquer, je m'attaque à mes topinambours.
La recette la plus simple trouvée sur le net, qui clôturera les agapes de fin d'année, consiste à les faire bouillir une bonne dizaine de minutes dans de l'eau salée, puis les découper en rondelles et enfin les faire revenir doucement dans de la graisse d'oie. J'ai pour ma part un reste de graisse de foie gras qui fera l'affaire.
Et nous nous attablons, goûtons, buvons un petit coup pour agrémenter la chose, c'est agréable, un peu croquant encore, terminons par un bout de galette à la frangipane. Simple, rapide, parfait !

Au milieu de la nuit ALERTE ! le temps de descendre l'échelle du lit, foncer aux toilettes, je débute la longue contemplation des carreaux jaune paille de ce petit coin sans fenêtre... la nuit... le jour...

Malheur, je ne digère pas les topinambours,  du tout, du tout du tout !

Si bien que ce matin toujours, je fais l'aller retour.

vendredi 6 décembre 2013

St Nicolas

Insomnie, petit truc qui me tracasse, sans gravité mais il est 4h30 et je ne me rendormirai plus. 
Sans bruit je me lève, j'ai largement le temps de faire quelques manalas pour le petit déjeuner de JP.


Pas de raisin ? Quelques pralines feront l'affaire. Et tant pis si certaines migreront pour devenir curieuses protubérances
.

Lorsque le jour se lève, alors que l'on célèbre sur la toile celui qui restera un des grands de notre humanité, mes petits bonshommes embaument la maison.

vendredi 22 mars 2013

revisiter les recettes

Ma spécialité culinaire c'est : la constante revisitation des recettes.

Aujourd"hui la tellement revisitée de " les choux de Bruxelles aux saucisses épicées italiennes du Dr CaSo " qu'il n'y a plus ni choux ni saucisse !

Mais pour comprendre comment j'en suis arrivée là, voyons rapidement le parcours de ladite recette, qui est, il est vrai, une tuerie absolue.

Nous étions parties, ma fille tout juste arrivée de son île lointaine et moi, en quête d'une saucisse épicée italienne. Chez le boucher point de saucisse italienne, mais une grosse longeole (prononcer longeaule) très tentante. Des choux bien croquants et roule ma poule. Nous avons défait la saucisse, fait tout comme le décrivait Dr CaSo et nous nous sommes régalés. A Noël même, nous en avons fait le plat principal pour les 13 gourmands rassemblés - (1/2 longeole par personne, et ce n'était pas de trop).

Puis, un jour où le choux venait à manquer sur les marchés, j'ai trouvé dans le réfrigérateur des endives. Mais pourquoi pas ? Va donc pour des endives aux longeoles. Un autre jour ce sont les longeoles qui étaient absentes chez le boucher, ce sont donc les seuls choux au vinaigre, miel et graines de fenouil qui nous ont régalés.

Et tout dernièrement, alors que Jp était parti voir son père hospitalisé dans les Vosges, je me suis fait plaisir, vite vite à midi, en dégustant des endives à la presque Dr CaSo.

Faire fondre dans un wok une grosse cuillerée de miel (thym ou montagne) dans un bon demi verre de vinaigre de miel (petit goût de chouchen assuré) sur feu moyen, ajouter quelques graines de fenouil.
Pendant ce temps, couper finement en rondelles les endives et les jeter dans le wok, couvrir un temps pour les laisser fondre. Lorsque les endives sont transparentes, retirer le couvercle pour que le jus s'évapore et que les endives caramélisent un peu. Je rajoute à la fin un morceau de beurre, c'est une merveille.

Il n'y a qu'une recette que je n'ai pas le droit de changer sous peine de révolution au bureau, c'est celle de la brioche aux pralines que j'emporte chaque vendredi.

Bon appétit et bon week end!

lundi 24 septembre 2012

Halte là !

Notre retour de vacances, malgré les kilomètres de vélo et brasse avalés, avait été ponctué par un bon kilo supplémentaire, nous qui n'avions vraiment pas besoin de cela pour avoir cet arrondi jovial si rassurant.
Qu'à cela ne tienne, nous étions restés sur notre lancée, sans pédalage et barbotage, la multiplication des pains !

Samedi dernier, clou de cette exponentialité, nous avions en très bonne compagnie, éclusé quelques bouteilles excellentes servies avec des mets délicieux et, comment dire, riches très riches.
Dimanche sonnait le glas de nos agapes, il était temps cette fois-ci, après des mois des années de tergiversation de mettre le holà.
Profitant de la semaine de jeûne de JP(*), je me suis mise au vert. Plus de caféïne, de chewing gum, de viennoiserie au bureau. Thé vert à la menthe, légumes à l'eau et poisson à midi et le soir, ahhh le soir, une soupe, une seule, mais quel délice.

Eh bien croyez moi, cette semaine loin d'être difficile, m'a redonnée le goût de bouger, de me pomponner, de retrouver un plaisir intellectuel oublié depuis longtemps, sans compter mon démarrage assez facile du cours de gymnastique hebdomadaire.

Alors dimanche, jour de reprise pour JP, je ne me suis pas jetée sur le pain, fromage et vin qui me semblaient il y a peu encore vital. J'ai simplement rajouté un peu de gras, et gardé ce qui a été une vraie découverte, le plat unique du soir, la soupe !
Le réveil moins embrumé et la bouche moins pâteuse, ce qui semble étonner Chamade qui vient humer avec circonspection l'haleine matinale comme un rite immuable, y est pour beaucoup.

Loin de moi l'idée de ne plus boire une goutte d'alcool, ou croquer dans un morceau de baguette camembert, mais je le ferai de façon parcimonieuse, par plaisir et non plus par gloutonnerie.

Il était temps !



(*) Depuis une petite année, JP fait une semaine de jeûne régulièrement, ayant constaté que cela calmait ses douleurs articulaires. Cela lui permet alors de lever un peu le pied sur les antidouleurs, divisant presque par deux les prises. Son jeûne consiste à boire un litre de jus d'ananas (bio du Togo, le seul qui ne lui procure aucune brûlure d'estomac) et d'avaler le soir une soupe légère de légumes.

lundi 28 novembre 2011

Un air de Mandoline.

Il fait noir, nuit noire, et dehors les voitures sont blanches, couvertes de givre qu'il faudra gratter avant de partir.

Depuis un mois je suis seule à assumer deux postes, presque seule puisque mes collègues petit à petit apprennent à me décharger de quelques tâches, mais j'ai une certaine jouissance à devoir me surpasser et laisser le soir un bureau propre, urgences toutes traitées. Jamais les dossiers n'ont été si peu en attente, je traite au jour le jour les départs, négocie au plus juste les travaux à retenir sur le dépôt de garantie, mets un point d'honneur à faire des états des lieux rapides mais précis. Et souvent je suspends le temps, respirant lentement, les yeux dans le vague, loin du stress, quelques secondes, pour ré attaquer de plus belle. J'ai trouvé le truc, il me suffit d'être toute entière à ce que je fais dans l'instant, toute entière même quelques secondes, c'est tellement moins épuisant et nettement plus efficace.


Hier, alors que la nuit allait bientôt tomber, je suis allée m'offrir la mandoline de mes rêves. Une vraie et belle mandoline pour préparer des juliennes ou des belles chips de poire qui me mettent depuis tant de temps l'eau à la bouche lorsque je lis le blog de Dr CaSo. Vite j'ai pelé quelques pommes du jardin d'Alsace, belles tranches rondes et fines que j'ai laissé fondre doucement pendant que je terminais le polar haletant commencé le matin dans le bain. Sur mes pommes fondues, j'ai posé les boudins noirs aux oignons, puis j'ai passé ma mandoline sous l'eau, me réjouissant déjà du lendemain, des recettes plein la tête.

Je suis retournée lire Cette nuit là de Linwood Barclay, que je ne peux que conseiller si l'on aime le vrai suspens. Et tiens, puisque je parle livre, celui de Delphine de Vigan aussi m'a plu au point d'avoir du mal à le lâcher ne serait ce que quelques secondes. Il va bien falloir un de ces quatre finir au moins un des trois livres commencés il y a des mois et qui encombrent mon bureau sans que j'ai le courage de m'y mettre.

dimanche 13 novembre 2011

dimanche boulanger

Tiens et si aujourd'hui je faisais du pain !



Ah ?


Ben non !



Mais grand nettoyage en perspective.

lundi 22 août 2011

Patates délicieuses

Dans le Cantal nous avons mangé des patates toulousaines. Faites par Samantdi, lentement, délicatement.

La recette en elle-même semble simple, un hectolitre de graisse d'oie, trois patates par personnes, du persil, de l'ail et de la patience.
Eplucher les pommes de terre, les couper en cubes, les rincer et les sécher dans un torchon.
Faire chauffer la graisse de canard dans une grande casserole profonde type wok et y jeter les patates une fois la graisse bien chaude, touiller touiller, touiller, touiller... délicatement et au moins vingt minutes si mes souvenirs sont bons... touiller touiller...
Pendant ce temps les cuisses de canard chauffaient au four, et les chats s'affolaient de cette bonne odeur qui envahissaient alentour. Samantdi munie de sa cuillère en bois tournait les patates, sans faillir.
Ensuite il fallu égoutter les pommes de terre rissolées, et un quart d'heure avant que le repas ne soit prêt, les jeter à nouveau quelques minutes dans la graisse chaude, deuxième cuisson (pour les assécher dit la cuisinière, pour qu'elles ne soient pas grasses !!!). Les égoutter à nouveau et alors là seulement, les couvrir de la persillade, remuer quelques secondes et servir... à mourir de bonheur !

J'ai rapporté un pot de graisse de canard, j'attends que les températures baissent un peu, mais je me réjouis déjà de les faire goûter à JP et G.



Et de la graisse en trop qu'avons nous fait ? Dans un grand plat elle a été servie à cette multitude de chats affamés. Certains se sont roulés dedans avec délice et se sont fait ensuite lécher et relécher par la troupe gourmande, ronronnante de plaisir.

lundi 31 janvier 2011

Achards de carambole

Nous avons goûté hier soir ma recette inspirée des multiples recettes d'achards de légumes trouvées sur le net.
Non seulement nous avons survécu mais nous nous sommes régalés.

Voici donc la recette à ma façon

Il vous faudra :
- 4 caramboles
- 1 piment antillais (j'en avais mis 3 mais franchement 1 suffira largement - inutile de se détruire le palais et vos lendemains seront plus sereins)
- 2 oignons doux rouges
- du gingembre
- 1 pincée de safran
- Fleur de sel
- Huile d'olive à l'ail
- Vinaigre balsamique blanc (une bonne rasade)
- 1 grosse cuillerée à soupe de miel parfumé (sapin, thym, châtaignier...)
- Très important : 2 gants en latex (ou autre si vous êtes allergique)

Couper les caramboles en tranche de cinq millimètres et enlever les pépins
Après avoir mis les gants, couper très finement le piment dont vous aurez retiré toutes les graines (il est vraiment nécessaire de mettre les gants, j'ai encore des résidus de piments sur les doigts malgré une dizaine de lavages décapages)
Plonger les caramboles et le piment dans de l'eau frémissante et laisser blanchir quelques temps (lorsque la chair des caramboles est facile à transpercer, égoutter)
Pendant que les caramboles et le piment blanchissent, couper très finement les oignons et faites-les revenir dans un peu d'huile d'olive normale sur feu doux.
Ajouter le gingembre (j'ai mis deux cuillerées à café de gingembre surgelé Picard en petits cubes), une pincée de safran, un cuillère à café de fleur de sel et le vinaigre balsamique. Remuer délicatement, attention à ce que cela ne devienne pas de la bouillie.
Verser dans la préparation les caramboles et le piment égouttés et faire cuire encore quelques minutes.
Une fois le feu éteint, verser le miel et remuer délicatement puis mettre dans un bocal. Ajouter à ce moment là l'huile d'olive à l'ail (mais inutile de recouvrir la préparation)

Une fois froid, vous pouvez vous en servir comme accompagnement du riz ou d'une viande blanche. C'est vraiment délicieux.

Edit suite à la demande de Tili - image prise là

dimanche 19 décembre 2010

Hamburger au foie gras

Il parait qu'une chaine de fasfood sort pour les fêtes de fin d'année un hamburger au foie gras. Je ne sais pas s'il est aussi bon que celui proposé par Julie Andrieu que nous avons testé tout à l'heure, arrosé d'un petit Pomerol offert par un artisan avec qui je travaille régulièrement.

J'avais choisi un petit foie de 300 gr (il nous en reste un peu pour ce soir...) deux pommes un peu trop petites, mais, impossible de trouver les reines de reinette préconisées, ce sont des pommes  Ariane qui ont fait office de petit pain. Pas de sésame grillé mais du pavot, pas de rougettes mais du cœur de sucrine, de la vraie betterave rouge bio, des oignons blancs, miel de montagne, fond de veau en poudre (eh oui !) et sauce soja.

Recette facile rapide et délicieuse.

Oui oui je me soigne et je sens doucement revenir un semblant d'énergie.

Il me reste encore trois cadeaux à trouver et je file de ce pas battre les pavés glacés.

dimanche 5 décembre 2010

les Manala de la flemme

J'avais promis à mes copines du boulot de fêter dignement la St Nicolas en apportant des manala (ou manele... tout dépend où vous vous trouvez en Alsace)
Et puis pouf ! J'ai chopé un virus, mal à la gorge, fatigue de vieux chat, une seule envie me mettre sous la couette et dormir.
Alors j'ai fait les manele de la flemme :


Voilà c'est tout simple... deux sachets de préparation brioche Francine (pour l'instant c'est celle que je préfère) 150 grammes de beurre, 400 ml de lait et hop dans la Machine à pain, programme pâte levée.
Ensuite il suffit de faire les petits bonshommes (manele) de les caresser avec un peu de lait, de bien bien enfoncer les raisins, les faire reposer pour qu'ils gonflent un peu et hop 1/4 d'heure à vingt minutes four 5/6 et voilà !

Allez zou ! Je vais me coucher !

jeudi 3 juin 2010

deux ans

Je me souviens bien de ce 2 juin 2008
J'étais prête depuis une heure, douchée, parfumée, repassée, épilée, maquillée, vitaminée, partie avec près d'une demie-heure d'avance. A mi-chemin, le téléphone avait vibré, JP me prévenait que j'avais embarqué  deux trousseaux de clefs, le mien ET le sien, qu'il fallait lui rapporter urgemment pour qu'il puisse non seulement prendre sa voiture mais également accéder à son bureau. Zut, gros coup de stress, au rond point j'étais repartie en sens inverse, les marches grimpées en courant, repartie sur les chapeaux de roues pour trouver porte close, l'agence ouvrant à 9 heures pile, j'avais cinq minutes d'avance encore.
Sur le palier,un homme jeune m'avait salué poliment en souriant "J'ai oublié mes clefs" avait-il dit un peu gêné. Il attendait donc, comme un autre couple, sagement, que cette porte veuille bien s'ouvrir. A neuf heures pile la porte s'était ouverte, j'avais suivi le mouvement, j'allais découvrir mon nouvel univers que je pensais quitter six mois plus tard, sous la tutelle du jeune homme qui plus tard deviendrait un des deux responsables de l'agence.
 
Hier pour fêter cela, j'ai apporter une grosse brioche *. Je suis sans doute la seule qui fête son arrivée, mais la brioche a fait plaisir, et depuis deux ans, pas un jour je n'ai regretté d'avoir été embauchée. 

Souvent je me demande ce qui me plaît tant là bas, c'est tellement éloigné de l'idéal que j'imaginais.


*Je me contente d'ouvrir un sachet Francine, d'y rajouter le beurre et le lait et de mettre tout cela dans la machine à pain, programme pâte levée. Une fois la pâte levée, je la sors du moule, pour la mettre en forme. Je fais un long boudin que j'entortille, pose en rond sur un papier sulfurisé, mouille de lait puis parsème de sucre perlé Beghin say et laisse reposer une vingtaine de minutes afin que la pâte gonfle. Ensuite une demie-heure au four sur 6 et voilà, une merveille. 

mardi 30 mars 2010

Trente

Ma marraine m'avait offert pour mes huit ans, un livre de cuisine.
Nous adorions faire la cuisine !

Maman avait ses "Recettes faciles de Françoise Bernard", notre bible s'appellerait maintenant "La cuisine est un jeu d'enfant de Michel Oliver".
Depuis tout petit nous traînions à la cuisine, regardant maman préparer le repas. Touiller une béchamel jusqu'à ce qu'elle ait la bonne consistance, battre des blancs en neige et s'amuser à retourner le saladier épatés de ne voir rien tomber, trier les lentilles, peler les carottes... très tôt le virus nous avait saisi, mais ce livre là allait nous lancer pour de bon vers la piste aux étoiles Michelin !

Nous avions, sous l'œil vigilant maternel, élaboré notre toute première recette. Allumer le four, y poser un certain nombre de bananes, refermer le four, attendre vingt minutes, ouvrir le four, se munir de "bischeleu"(*) pour ne pas se brûler, poser les bananes sur des assiettes, retirer la peau du dessus et saupoudrer d'une cuillerée à café de sucre. Le dessert était près, bien évidemment délicieux !


Petit à petit nous nous étions enhardis. Après avoir reproduit la tasse étalon qui devait nous permettre de ne rien rater, nous nous étions attaqués au poulet au sel. Maman était revenue du marché avec un gros poulet et surtout des kilos de sel.
Le principe était simple, la recette encore plus. Il fallait dans un plat mettre deux tasses de gros sel, posez le poulet dessus, puis en verser tout autour six tasses. Six n'étant de loin pas suffisant, nous avions dû déverser plus de deux kilos jusqu'à recouvrir complètement notre volatile. Au four une heure et demi !
Toute la troupe attendait, à la sortie du four. A moi l'honneur, étant détentrice du savoir culinaire, de casser la fameuse croute. Poc poc, elle était partie en petit bout, laissant bien cachés dans les plis et replis, des grains de sel en quantité. Arghhh qu'il était salé !
Tout en savourant ce sel au poulet, nous avions longuement décortiqué le pourquoi et le comment de cette recette qui semblait pourtant si simple et qui aurait due être si délicieuse. Il fallait que nous retentions la chose en l'améliorant. H. proposa de mouiller légèrement le sel une fois disposé autour du poulet. Maman racheta donc un poulet, des kilos de sel, supervisa à nouveau la confection, et H. se chargea de briser la gangue. Rien n'y faisait, le sel nous asséchait la bouche.
Pourquoi, dit T., ne mélangerions nous pas le sel avec du blanc d'œuf ? Et revoilà maman achetant une volaille, du sel et cette fois-ci des œufs. Mélanger le sel au blanc d'oeuf cru ne fut pas si facile, loin de ce que l'on avait imaginé, la cuisine devenait lentement un vrai champ de bataille, mais bientôt la bête fut domptée, et sa sortie du four attendue par tous. Hélas !... Là encore, le sel supplantait tout !

Et si, suggéra papa, vous tentiez autre chose ? Ce livre recèle, à n'en pas douter, bien d'autres délicieuses recettes à découvrir !



(*) Bischeleu : vraisemblablement "petites poignées" - apparemment cela pourrait aussi dire petit coussin d'amour ou poignée d'amour :)