lundi 7 novembre 2022

Réseaux sociaux et autres démoraliseurs

Passer de Twitter à Mastodon, faire comme beaucoup disent vouloir le faire, y rester et s'en dégoûter pour se libérer et reprendre ce temps à scroller inutilement durant des heures ? 
J'attends.
J'essaye déjà de ne regarder que ce que les abonnements que j'ai, ont publié sur Instagram, cesser de consacrer ma liberté dans ces images, ces petites vidéos, qui sont oubliées dès qu'elles ont quitté l'écran.

Cela fait parti de mon sevrage d'informations en continue qui me pourrissaient le moral depuis quelques temps. Fini l'émission Quotidien que nous ne loupions pas malgré les tunnels de pub qui nous faisait zapper sur d'autres talk show que l'on regardait avachi dans les fauteuils, en buvant notre apéro. 
Je préfère choisir le moment des mauvaises nouvelles, je suis abonnée au Monde et à Libération, chaque mois je reçois Epsiloon que je feuillette à ma convenance, je lis, beaucoup, des livres de toutes sortes.
Et franchement je vais mieux, mon moral est tranquille.
Je me dis que de toute façon je ne peux rien faire de plus que ce que je fais. S'il faut aller manifester, si un vote peux (pouvait) changer les choses, je le ferai évidemment. Mais à regarder le monde s'écrouler, en grignotant des crackers ne fait que me vider mon énergie.
Nous n'avons pas pour autant laissé tomber la télévision. Mais c'est pour regarder des séries et des films que JP nous trouve durant ses journées à surfer, entre deux créations. C'est aussi très reposant de ne plus être gavé de pub.

J'écoute aussi à nouveau de la musique. Cela fait presque deux ans que C. m'a offert un abonnement à Spotify, au début je m'en servais surtout pour écouter des podcasts. Mais j'ai repris la gym, tous les matins, et j'ai commencé à me mettre des morceaux entrainant, casque sur les oreilles. Spotify a fait le reste, sélectionnant des morceaux dans la même veine que ce que j'avais déjà écouté, et je retrouve le plaisir de mon adolescence, je découvre des chanteurs contemporains, cela embellit ma vie.

Hier j'ai commencé le nouveau livre de Franck Bouysse "L'homme peuplé", et une fois de plus je suis émerveillée par son écriture, je fais tout pour ne pas le dévorer comme j'en ai trop souvent l'habitude.

lundi 10 octobre 2022

pas tout à fait absente

 Je vais bien, bien mieux depuis que ma parathyroïdes foireuse n'est plus là. Je n'ai plus mal tout le temps, j'ai enfin réussi à perdre une dizaine de kilos, il n'y a que ma voix qui n'est pas encore parfaite, mais dès que je peux je chante pour faire travailler la corde vocale endormie. Je lis et c'est vrai que le matin, entre écrire et lire, je n'hésite pas du tout. Rien de plus savoureux avant d'aller travailler que de lire en buvant mon café au lait. Tiens à propos de petit déjeuner, j'ai lu hier que cette idée de manger comme 4 le matin, comme 2 à midi et quasi rien le soir, n'était pas si scientifique que ça. L'essentiel est de manger le nombre de calories nécessaires et qu'importe le moment de la journée. Me voilà enfin déculpabilisée de faire quasiment l'inverse. Je vais encore plus savourer mon café au lait orphelin de toute tartine.

A propos de livres, j'ai lu ce week-end deux livres excellents. Le premier de Henri Loevenbruck - Nous rêvions juste de liberté - et un de Anthony Passeron - Les enfants endormis. Je vous les conseille vivement.

Dimanche dernier nous sommes allés voir une belle expo à Evian au Palais Lumière. Les Arpenteurs de rêves. Elle est là jusqu'au 1er novembre et pour qui traine dans le coin,  je la conseille aussi.

Comme mon dernier billet le prouve, je travaille toujours à l'agence. Entre un gros incendie qui a bien bien amoché un immeuble que je gère toute seule, mon mort qui n'est toujours pas tout à fait identifié, mes états des lieux et mes fuites en tous genres, la vie immobilière suit son cours. Parfois j'en ai marre, et me dis que le temps de la retraite va sonner, et puis la perspective de gagner des clopinettes me fait réfléchir.

Le truc qui me fait passer des nuits chaotiques, c'est les ennuis qui s'accumulent pour mes parents. Leur femme de ménage qui leur a volé tous leurs bijoux et montres,  mon père qui tombe tout le temps, parce qu'avoir une canne l'emmerde profondément, des papiers qui leur ont été volés dans le bus, plein de petites choses qui leurs rendent la vie plus difficile. Et être loin d'eux me rend souvent triste et angoissée.

Ils sont tout de même partis faire un tour dans le sud, chez mon frère. Mon père a oublié dans le train son iPad chéri, mais une adorable voyageuse l'a retrouvé, et l'a apporté aux objets trouvés à St Charles. Cela nous a fait à tous chaud au coeur.

Depuis trois semaines, pendant une vingtaine de minutes chaque matin, je fais un peu de musculation pour me tonifier. 

Et chaque jour je file au bureau sur mon vélo tout pourri mais qui me donne à chaque fois un souffle de liberté.



samedi 1 octobre 2022

Des odeurs

Bon sang que ça pue, quelle idée d'avoir les poubelles à l'entrée, toute la cage d'escalier pue, quelle horreur. Je vais faire un état des lieux de sortie, et franchement, je plains les locataires qui subissent cette odeur. On est en juin, on aborde la canicule, qu'est ce que ça va être cet été.

C'est la mère de la locataire qui est là pour l'état des lieux, l'appartement est identique à son entrée, on bavarde, je vais sur le palier, les gaines techniques sont au fond, je relève les compteurs, c'est bientôt fini, plus qu'à compter les clefs, prendre la nouvelle adresse et on quitte l'immeuble. En descendant on rencontre l'homme de ménage "Pfffou c'est une bonne chose que vous soyez là, ça va un peu effacer l'odeur". Il sortira les poubelles tout à l'heure. 

C'est marrant comme j'associe cet immeuble à l'odeur de cadavre L'année dernière un de mes locataires est mort dans son fauteuil, et il n'a été retrouvé qu'une semaine après. Quand j'étais allée sur place, après l'appel d'un locataire se plaignant de l'odeur, j'avais été prise à la gorge, avant même d'entrer dans le hall. Les flics reprenant leur souffle à la fenêtre grande ouverte, m'avaient confirmé que mon locataire était mort, très mort même. Et depuis, chaque fois que je vais là, j'ai cette odeur qui m'accompagne.

Quinze jours passent, mon nouveau locataire qui a remplacer la petite locataire partie dans l'immeuble qui pue m'appelle. Euh, je suis entrain d'emménager, et mon père me dit de vous appeler parce que franchement l'odeur sur le palier est pestilentiel. Bing l'évidence explose dans ma tête, je ne me suis pas imaginé l'odeur de cadavre, ce n'étaient pas les poubelles, sur les 6 studios de l'étage, j'en gère 5. A tous les coups c'est pour moi. Je regarde qui n'a pas payé son loyer, ils sont tous à jour. Je fonce chez ma collègue du syndic. Je crois qu'un de mes locataires est mort, il faudrait appeler les pompiers.

Ok elle appelle une propriétaire qui habite l'entrée d'immeuble juste à côté. Elle y va, fait tous les étages, revient et dit que oui certes cela ne sent pas bon, mais elle ne peut rien affirmer. Dans le doute, c'est vendredi soir, appelons les pompiers. Je rentre profiter de mon week end.

Lundi matin, aucune nouvelle, fausse alerte. Je lis mes mails, rien de particulier, chauffe eau en panne, voisins qui font trop de bruit, cafards qui se baladent, pas de mort. 

A tous hasard vers dix heures, je descend voir ma collègue au syndic. Si si on a bien trouvé un mort. Enfin un ou une, on ne sait pas trop, sans doute mort depuis un bon mois, mais ce n'est pas un de tes locataires, c'est apparemment Monsieur Barteaud. MAIS SI C'EST MON LOCATAIRE !!! Eh merde !

Alors commence pour moi un long long chemin pour tenter de récupérer l'appartement et qui à ce jour n'est de loin pas encore terminé. Appeler le commissariat pour savoir si on peut chercher les clefs pour faire une décontamination, arriver au bout de plusieurs heures à avoir enfin l'inspecteur en charge de l'affaire. Impossible pour l'instant, on ne sait pas de quoi est mort Monsieur Barteaud, on ne sait pas si c'est Monsieur Barteaud, le studio est une infection, les appartements autour sont envahis par des mouches depuis que la porte a été ouverte. Je dois pendant une semaine, harceler le commissariat pour qu'au moins je puisse faire faire un nettoyage, et le magistrat donne enfin l'autorisation pour bomber l'appartement et nettoyer la salle de bain. J'ai rendez-vous avec l'inspecteur et une collègue, ils sont à la recherche d'un dentier me disent-ils, toujours dans l'espoir d'identifier le mort. Je coupe les vannes d'eau, je récupère les clefs pour le nettoyage. L'odeur est bien moins forte, et une fois l'appartement traité, le calme revient dans l'immeuble. 

Depuis, j'appelle régulièrement le commissariat, et mardi, enfin, j'ai le feu vert, enfin presque, il manque encore la confirmation écrite du magistrat.

Ensuite, je pourrai faire faire un inventaire par huissier puis faire vider et entièrement nettoyer ce studio. 

Monsieur Barteaud avait 18 ans lorsqu'il a emménagé, soixante cinq lorsqu'il est mort (enfin si c'est bien lui, parce qu'à ce jour, on le suppose, mais on a aucune certitude). Chaque mois, nous recevons encore son loyer, par virement.


vendredi 27 mai 2022

La solitude dans le couple


Puisque nous étions allés à Paris pour fêter Pâques avec mes parents, ce long week-end de l'Ascension, nous le passerions en Alsace dans notre maison familiale.

Je me suis réveillée comme de nombreuses fois à 4h20, et vers cinq heures, cinq heures trente je me suis levée pour préparer ce petit séjour. Le repassage, casque vissé sur les oreilles à rattraper les élucubrations de Meurice puis les Pieds sur terre, arroser les plantes, lire un peu de "Sagan à tout allure" en buvant mon café jusqu'à ce que JP se lève. 


Pendant que JP prépare sa boite de médicaments pour le week-end, tout en parlant avec lui, j'ai dépoté la trentaine d'oignons de narcisses que j'ai mis dans un sac en plastique pour les apporter en Alsace. Je lui dis que je vais les planter sous l'oiseau d'Hervé en espérant que cette fois-ci les oignons ne seront pas bouffés par les mulots. Ah et puis, je prends aussi le muguet fané que je vais mettre vers Chamade, c'est l'endroit parfait pour qu'il se développe. Je pose le sac sur la glacière dans laquelle j'ai mis tous les légumes et fromages du réfrigérateur.


JP se douche, prépare ses affaires, je finis de laver les toilettes et la salle de bain. J'aime laisser l'appartement impeccable pour notre retour. Il reste encore à plier les habits pour que je puisse fermer la valise. Tiens dis-je à JP, descend les bouteilles-papiers et la poubelle pendant que je termine.

Je passe la serpillère, JP a oublié de prendre la poubelle, il remonte et je lui demande de la jeter, il obtempère et nous commençons à remplir la voiture. Il y a tous les tableaux que nous avons rapportés de Paris et qui encombraient le tout petit appartement de mes parents, la glacière, la valise les chaussures.


On quitte Annemasse relativement à l'heure que je m'étais fixée et nous roulons. Nous roulons et je bavarde, JP conduit. 
A un moment je parle de mes narcisses à planter et un doute soudain... Tu as bien pris le sac d'oignons ?

Silence...

Il l'a jeté, avec les poubelles, je me suis fait chier ce matin devant lui à déterrer les oignons, foutant de la terre partout, faisant une remarque sur le gros pot en terre vernissé jaune que j'allais pouvoir réutiliser, et une fois de plus, une fois de plus, je réalise qu'il ne m'écoute pas, jamais. Il semble là et pourtant il est ailleurs, loin.
Bah, il ne s'excusera pas, il ne le fait jamais "J'ai compris me dit-il, tu vas faire la gueule tout le week-end !"
Bah non, c'est pas dans ma nature, et puis je suis passée à autre chose. Evidemment, réaliser une fois de plus que je parle dans le vide, ne me réjouis pas.

Quand nous sommes arrivés, la maison était tout endormie, dans une végétation foisonnante, les oiseaux pétillaient comme des fous, la vie est trop courte pour s'emmerder pour si peu de choses.

vendredi 20 mai 2022

des petits riens

Le jour est déjà levé depuis un moment, les oiseaux s'égosillent, quelques voitures passent dans la rue et j'entends le goutte à goutte du trop plein de mon arrosage taper sur la rambarde en zinc sous ma fenêtre, l'été avant l'heure qui est si agréable et pourtant si angoissant.

Ma semaine qui finit a été particulièrement calme, peu d'appels au bureau, aucun état des lieux, morte saison. Je croise les doigts, tant je déteste faire des états des lieux, mais mes locataires ont peu la bougeotte. La fin du mois sera un peu plus agitée, plusieurs sorties de maison, T5, T3, un petit studio, quelques entrées qui suivent immédiatement les sorties, les appartements vides sont rares.

Mes parents reprennent du poil de la bête, je retrouve leurs voix bien plus tonique. Maman à nouveau organise des repas avec leurs amis et Papa, bien que vite fatigué, mais qui ne le serait pas à bientôt 93 ans, reprend ses balades au Luxembourg, ravi de voir ce printemps si radieux. 

Mon calamondin qui a subit en fin d'hiver une attaque terrible de cochenilles blanches, perdant la quasi totalité de ses feuilles, se couvre de fleurs et de jolies petites pousses vert tendre. Le parfum délicat d'oranger me transporte à Lisbonne lorsque j'y étais allée fêter mes soixante ans avec C.

Le parfum des fleurs accompagne mes souvenirs, je rêverais de pouvoir garder dans des flacons le délice du lilas, de l'oranger, du muguet, du seringat et toutes ces merveilles printanières. Je m'arrête souvent en vélo, plonge mon nez dans une fleur, ferme les yeux, et remontent alors des images de mon enfance toujours liées à un parfum. Le covid m'avait retiré ce plaisir durant 15 jours, et vivre dans ce monde sans odeur m'avait stupéfiée, tant l'odorat m'est essentiel.

Je voudrais reprendre le chemin de ce blog, pourquoi m'est ce si difficile ?

mardi 3 mai 2022

la vie parfois un peu plus dure

 Le 31 mars mes parents quittaient leur Airbnb pour regagner leur appartement repeint à neuf. Enfin ! Parce que le petit studio qu'ils avaient loué manquait cruellement de confort et de lumière. Durant ce court séjour dans un quartier éloigné du leur, ils avaient été dépouillés de leurs portefeuilles et en avaient été très secoués. Il était temps qu'ils soient de nouveau chez eux pour se remettre de leurs émotions.

Ma soeur, seule encore à habiter Paris depuis que mon frère et ma belle-soeur ont émigré dans le sud de la France, est venue dans la soirée voir si tout allait bien, et c'est là qu'elle a trouvé mon père grelottant et fiévreux. L'oxymètre montrant un problème de saturation elle a décidé de l'emmener aux urgences et dans la nuit, les résultats sanguins sont revenus positifs au covid. Bien qu'il ne soit pas en détresse respiratoire, vu son grand âge, il a été décidé de l'hospitaliser à Garches les services parisiens étant saturés, et le lendemain c'est maman qui est partie, toujours accompagnée de ma soeur, dans un service à Broca pour le covid également. 
Papa est rentré le 7 avril sur les rotules et depuis traine une fatigue assez intense, maman est restée jusqu'au 12 très fatiguée aussi. Il y a l'âge, il y a des problèmes de santé autres que ceux liés au covid, il n'est pas évident de vieillir.

A Pâques en général nous passons quelques jours en Alsace, mais nous n'avions pas vu mes parents depuis la thèse de G.. Ils étaient restés à Paris à Noël. Tout ces évènements m'ont angoissée et nous avons décidé d'y aller quatre jours. C. étant à Oléron, nous avait laissé les clefs de son appartement. Nous sommes arrivés le vendredi Saint, en voiture, pour pouvoir rapporter une grosse malle en paille, souvenir de l'ile Rodrigues, qui attendait sagement à la cave depuis. 

Certes mes parents sont épuisés par ce foutu covid, mais pour l'avoir eu fin 2021, je connais cette fatigue incommensurable. Ils aimeraient retrouver leur tonus d'avant et je leur souhaite de tout coeur. 
Il a fallu que ma soeur mette en place un vrai suivi médical, qu'elle trie et classe des tonnes de papier. 

Ils auraient voulu aller voir mon frère dans le sud, en profiter pour découvrir le nouvel appartement de J., leur petite fille, mais le cardiologue qui a vu papa, lui a formellement interdit. Il doit d'abord revoir son traitement, et peut être attendre que l'opération prévue en mai,  déjà reportée une première fois pour juin et maintenant sans doute encore plus tard, soit faite.

Alors, évidemment, il est parfois difficile de rester serein.

dimanche 1 mai 2022

une agréable conclusion

Après une nuit assez courte, à réfléchir comment ferions-nous si je ne pouvais pas prendre l'avion, nous avons pris notre dernier petit déjeuner en admirant une dernière fois la fontaine de Trevi, et dégustant des cappuccino du haut de notre roof top. Une dernière douche dans notre salle de bain en marbre, ranger nos valises que nous laissions à l'accueil, et en route pour les jardins surplombant Rome. 

Nous avons tout fait à pied, des kilomètres sous le doux soleil printanier, et nous avons grimpé nombre de marches, et sommes bien sûr allées voir si par hasard, les azalées avaient déjà été installées sur l'escalier de la Trinita dei Monti. Ils étaient bien là, quasiment toutes les fleurs en bouton, il fallait imaginer ce que cela donnerait dans une ou deux semaines. Et puis nous sommes allées dans le grand parc dans lequel se trouve la Villa Borghese. Mais impossible de la visiter, trop de monde et les seuls créneaux disponibles étaient bien trop tard. Nous serions déjà en vol à cette heure là.


Dans un bassin, des tortues se réchauffaient sur les pierres sortant de l'eau, des canards pataugeaient pendant que les pigeons leur cherchaient des noises faute de mieux. Cela manquait de fleurs, nous étions sans doute un peu trop tôt dans le printemps, mais la balade était fort agréable.

Nous avons pris un dernier repas, dans un petit restaurant près de notre hôtel, il était temps de prendre le train pour l'aéroport. Voir si l'on m'accepterait...


Il semble que cela soit assez classique après tout, et l'agent de la compagnie s'est contenté de vérifier que j'étais bien inscrite sur le vol. C. m'a accompagnée jusqu'à la salle d'embarquement, et une fois qu'elle était sûre que je prenais mon avion, m'a embrassée et est partie de son côté. 
Nous avions passé quatre jours parfaits, et j'ai eu un gros coup de blues en la quittant. Je me suis installée à côté d'un couple qui avaient la chance d'être au hublot. Un peu avant le départ, j'ai jeté un oeil autour de moi, et j'ai vu qu'une rangée complète était vide, alors vite vite j'ai pris mes affaires et me suis installée au hublot où j'ai pu voir durant tout le voyage, la mer, les paquebots, les Alpes, les champs et les villages, laissant mon imagination broder des histoires avant de retrouver la terre ferme.


J'avais 65 ans et fait un très beau voyage...