vendredi 2 août 2019

sortie de zone et anniversaire

Oui trois semaines, c'est bien ce qu'il faut pour que le zona lentement devienne presque un souvenir, pas encore tout à fait oublié. Le soir il se réveille, mais sans douleur, juste la peau sensible qui n'aime pas être frottée par un tissu trop proche. Mais plus de coups de couteau sous la poitrine, un cerveau qui fonctionne de nouveau à plein régime, la fatigue effacée.
Il reste encore mes deux jambes, bleues et genou crouté, qui elles aussi se remettent lentement d'une chute en vélo liée à mon épuisement incommensurable.
Ce matin, pour fêter ça, je fais une brioche aux pralines que j'emporterai au bureau.

Je suis toujours très sobre, plus d'apéro en rentrant du bureau, et c'est très bien, j'ai perdu presque six kilos en abandonnant les grignotages arrosés de rosé ou de pineau. Je garde le plaisir de boire un bon petit vin uniquement dans des moments festifs, comme un anniversaire par exemple.

Le 24 juillet, JP a fêté ses soixante ans. Les enfants lui avaient préparé une surprise que nous avons réussi à garder absolument secrète jusqu'au bout. Et croyez-moi, pour une bavarde comme moi, le défi était de taille.
Ils avaient décidé, malgré leurs emplois du temps ultra chargés, de venir le surprendre ce jour là. C. avait réussi à reculer d'un jour son départ pour le Mexique, et G. celui d'abandonner sa thèse deux jours.
G. arrivé la veille était allé dormir chez un copain. De mon côté, j'avais pris, sans rien dire, une journée de congé. Je suis donc partie le matin "au bureau" épuisée, prévenant qu'il n'était sans doute pas question de fêter dignement ces fameux soixante ans.
Après avoir récupéré mes deux lascars, C. arrivée un peu avant onze heures par le train, nous nous sommes préparés à la grande surprise. Je suis entrée seule dans l'appartement, médusant JP à qui j'expliquais qu'en raison de mon immense fatigue, ma responsable m'avait autorisée à rentrer plus tôt, m'écroulant aussitôt dans le canapé, sous l'oeil désolé de JP voyant son anniversaire tomber à l'eau.
Quelques secondes plus tard, entendant la porte d'entrée s'ouvrir, JP se retourne et voit entrer sans le croire, ses deux enfants chéris hilares.
Difficile de dire à quel point il a été ému. D'un coup cette journée si morne devenait enchantée.
Nous avons sablé le champagne, sommes allés manger des filets de perche, puis direction St Gervais où j'avais réservé l'après midi aux Thermes.
Après un diner là haut, dans un bistrot très chouette, il restait encore les cadeaux à ouvrir.
Le lendemain tôt , JP a conduit C. à l'aéroport et l'après mid G. qui repartait à Rennes par le train.
Il a mis quelques jours à redescendre de son nuage. Et nous étions tous très fiers d'avoir réussi si parfaitement cette journée mémorable.

Le lendemain je suis retournée au bureau, fatiguée, mais heureuse !

vendredi 19 juillet 2019

au delà de la zone

Affalée dans le fauteuil, je ne sais comment me tenir, mal dans mon corps, sans savoir exactement où,  je suis fatiguée. Une sorte de migraine démarré par des auras, me faisant vivre un feu d'artifice vibrant et coloré, m'avait surprise la veille alors que je bavardais avec ma fille, mais aucune douleur à la tête pourtant, et puis là, cette douleur diffuse qui me prend, m'enserre, me brûle... Me brûle ?
C'est comme des douleurs de zona dis-je à JP.
Mais !?!
Je cherche sur internet "Zona", tombe sur des photos de piqûres d'araignée, enfin je tombe sur des photos qui ressemblent furieusement à l'énorme placard de piqûres d'araignée que j'ai dans le dos depuis quelques jours. Une araignée folle furieuse qui m'avait attaquée dans mon sommeil, une araignée que je vois de temps en temps faire les cent pas sur mon plafond.
Juste ciel, la pauvre n'y était pour rien, j'ai un zona ! Merdre !
La douleur irradie du milieu du dos jusqu'au milieu de mon torse, pile poil là où passe mon soutien-gorge. Un bonheur...
Un ami coupeur de feu fait ce qu'il peut, arrive une heure ou deux à calmer la douleur, et puis cela repart, enserrant mon poumon droit, exaspérant ma peau. Je suis fatiguée, prends mon mal en patience puisque cela pourrait durer quelques semaines.

Est-ce mon abstinence alcoolique qui a déclenché cette vacherie ?

mardi 16 juillet 2019

des bulles qui font du bien

C'est bien beau me suis-je dit, de se targuer d'être écolo et de charrier des dizaines de bouteille en plastique tous le long de l'année.
JP et moi avons sérieusement freiné notre consommation d'alcool, c'est bien simple, la dernière fois que j'en ai bu, c'était là haut, à Manigod. Mais du coup, et aussi parce qu'il fait chaud, nous buvons des litres d'eau. De l'eau pétillante bien sûr, de la Perrier puisqu'elle est parfaite à mon goût.
Le samedi je trimballe des pacs et des pacs de bouteilles vertes, je remplis ma voiture, je la vide, je râle, je m'avale un litre, je jette la bouteille vide dans le sac en jute, et une fois par semaine, JP le descend dans le conteneur à la cave, rempli a en crever.

Il y a fort longtemps, nous avions acheté une machine à faire des bulles. Un seul magasin en vendait, et rapidement il a stoppé la vente, personne n'en achetait, seul nous et notre cartouche à gaz.
Alors, une fois que les cartouches étaient vides, je devais les mettre dans un carton et les envoyer par la poste, une heure de queue évidemment, attendre le retour des cartouches pleines. J'en ai eu vite marre, et un jour de grand nettoyage, la machine est partie chez Emmaus.

Petit à petit elles ont fait leur retour, et dernièrement mon frère en a acheté une, puis mon fils et enfin, toujours à Manigod, nous avons gouté l'eau pétillante servie dans de jolies carafes et faite sur place.

Samedi, faisant mes courses, je me suis arrêtée devant le stand des machines à bulles. Hésitation, réflexion, la machine plus la cartouche plus deux bouteilles, quatre vingt dix neuf euros et quatre vingt dix centimes. La cartouche une fois la consigne enlevée, onze euros. G. me dit qu'il trouve cette eau parfaite, lui aussi grand adorateur de Perrier. Une cartouche par mois m'informe-t-il.

Allez, au diable l'avarice, et vive l'allègement en plastique jetable. La machine illico mise en route, une fois tout de même que l'eau mise au réfrigérateur ait bien refroidie, me voilà dégustant mon eau vive et pétillante.

Eh bien savez-vous, c'est pas mal du tout !


mardi 9 juillet 2019

L'invitation

Quatre vingt dix ans, cela devait se fêter de façon magistral et nous nous creusions la tête pour trouver un cadeau à la hauteur de cet âge vénérable.
Nous pourrions avait dit J. notre soeur, lui offrir un repas chez Marc Veyrat, il en rêve depuis longtemps. Mon père ? Rêver d'aller chez Marc Veyrat ? Nous étions plus que dubitatifs, jamais nous n'en avions entendu parlé, et ce chef à la réputation exécrable, comment pouvait-on rêver de le rencontrer ? Ma mère, que nous interrogions, ne l'avait pas non plus entendu dire quoique ce soit sur ce désir lointain. Mais, puisque tu vas passer un week-end avec tes frères et ton père en Alsace, profites en pour le sonder m'avait-elle dit.
Et donc, après avoir bien briefé mes frères, très habilement j'amenais le sujet dans une conversation banale et demandais l'air de rien à tous le monde s'ils avaient un restaurant où ils aimeraient une fois dans leur vie déjeuner, mon père aussi sec avait dit "Marc Veyrat, ! Mais hélas, il a fermé son restaurant."
Voilà nous étions dits, nous sommes fixés.

Se plonger dans l'univers de la Maison des bois, découvrir le montant des repas, profiter de petites vacances que les parents allaient passer au bord du lac Léman chez une amie, réserver le 8 Juillet 2019 à midi nous étions déjà début mai et c'est chez Mavrommatis que nous avons offert le bon cadeau à mon père stupéfait que non seulement son rêve se réalise, mais que Marc Veyrat ait encore un restaurant.

Samedi, nous nous étions faits beaux JP et moi, pour chercher mes parents à Anthy sur Léman et les conduire là haut à Manigod. Une bonne heure et demi de route, nous irions durant leur repas déjeuner sur le pouce et nous balader. Dans le coffre short et tongues pour nous changer, nous étions si heureux de leur plaisir.

Se garer, lentement entreprendre la montée vers le chalet en bois, s'extasier sur le paysage grandiose et brusquement se trouver face à Marc Veyrat lui même, venu nous accueillir sur le parvis, prenant mon père par les épaules, heureux déjà.
Nous avons continué notre montée vers l'entrée du restaurant, Marc Veyrat m'ayant pris par l'épaule, tranquillement nous bavardions et, alors qu'il me disait être ravi de nous recevoir pour déjeuner, en riant je lui avais dit "Ah non non, nous ne faisons qu'accompagner mes parents, c'est un cadeau de tous leurs enfants, nous reviendrons les chercher tout à l'heure" et je filais à l'accueil pour prévenir de ne surtout pas donner la carte à mes parents, de rajouter s'ils le souhaitaient, apéro, café etc. Je règlerai en revenant les chercher.
Mais derrière d'un ton autoritaire, j'entendais Marc Veyrat m'appeler "Valérie ! Valérie ! Mais ma parole elle est sourde votre fille !".
Pétrifiée je savais au fond de moi qu'un cataclysme allait me tomber sur la tête. Et la mort dans l'âme me retournait pour l'entendre dire "Hors de question que vos parents déjeunent seuls, je vous invite tous les deux !"
Une folie ! Un truc inimaginable et qui foutait un bazar total dans l'organisation des tables. Voir la tête du maître d'hôtel se précipitant pour tenter de trouver comment caser ces deux hôtes supplémentaires, j'étais pétrifiée, lançais des regards désolés. Mais, me dirent les employés, on ne va pas contre les désirs du chef et vous n'y êtes pour rien, profitez de ce cadeau.

Nous avons visité les caves où le boulanger officie, les fromages s'affinent, les viandes fument et salent lentement. La cave à vin derrière sa vitre et les anciennes casseroles en cuivre brillant de mille feux. La chapelle, au loin le jardin d'herbes et potager, les ruches au soleil, pendant que l'on nous préparait notre table.

Raconter le repas, où les découvertes incroyables nous transportaient dans la forêt, le long du lac, tomber amoureuse de la haute Savoie tout cela sous le regard bienveillant du grand Chef, les serveurs prévenants, discrets, aimables, adorables.

Il règne là haut une douceur de vivre et la générosité de Marc Veyrat nous a conquis tous.

S'il n'avait pas été qui il est, je l'aurai serré dans mes bras et embrassé tendrement. J'ai eu instantanément de l'amitié pour ce bonhomme qui certes a du caractère, mais a une sensibilité incroyable. Et cela même s'il ne nous avait pas invités.


C'est une rencontre que l'on oubliera jamais.

mercredi 3 juillet 2019

Un coeur qui bat

Une petite fille de sept ans, là bas, à Lausanne, vient tout juste d'avoir un coeur pour remplacer le sien qui, si malade, ne fonctionnait plus. C'est la petite fille d'une de mes copines de blog, et depuis samedi dernier, je croise les doigts si fort qu'ils en sont blancs.
J'aimerais que ces longues semaines d'angoisse pour cette famille soient passées, qu'ils ne puissent plus que penser à ce qu'ils vont faire demain, ou dans quinze jours.

Parce qu'il y a l'attente si longue, l'angoisse que cela soit trop tard lorsqu'enfin un donneur sera trouvé, et puis, une fois que le grand jour arrive, il y a l'effroyable peur que son enfant ne passe pas le cap.
Il y a des greffes qui se passent sans grand problème, heureusement ! J'en ai vu quelques-unes, et je souhaite du fond coeur que cette fois-ci aussi, tout se passe merveilleusement bien.

Mon greffé à moi, mon G. chéri, vient d'emménager avec son adorable compagne, là bas, à Rennes. Dire que je ne tremble plus n'est pas tout à fait exact, mais quelle mère ne tremble pas pour ses enfants ? La greffe est loin et pourtant encore si proche, le moindre petit accroc réveille des angoisses terribles que je m'empresse d'effacer pour ne pas peser sur sa vie.

Il vie, tout à fait normalement, il aime, il bosse, il voyage, fait des projets, grâce à des parents qui ont fait ce don impossible à imaginer, il nous enchante à chaque instant.

C'est tout ce que je souhaite à toi A. et à ta fille C.

mardi 25 juin 2019

voyage en lecture

Depuis que notre adorée nous a quittés, nous partons en week-end en voiture (bien moins cher que le train, tout calculé), roulant de longues heures jusqu'à destination. Pour passer le temps, nous écoutons des livres, première fois de notre vie. Je les cherche à la bibliothèque, en prends deux trois pour avoir le choix. Il arrive que le ou la lecteur-trice, soit pénible à écouter, du coup on change vite fait pour un autre livre.
Cette fois-ci, pour aller à Paris fêter l'anniversaire de mon Papa chez Mavrommatis, nous avons tout d'abord écouter - Ancien malade des hôpitaux de Paris de Daniel Pennac. C'est Olivier Saladin qui lisait et je crois qu'à ce jour, c'est le lecteur le plus parfait que nous ayons écouté. L'histoire est drôle certes, mais Olivier Saladin la sublime, capable de prendre des voix distinctes pour chaque personnage et vivant l'histoire. Le disque dure une heure, parfait pour un petit trajet.

Parce que bien souvent nous n'entendons pas la fin du disque qui dure souvent plus de dix heures, trop frustrée, je vais chercher le livre papier soit à la bibliothèque, soit en l'achetant, pour en connaître la fin.

De tous les livres écoutés, nous avons aussi vraiment aimé - L'appel de la forêt de Jack London lu par Jean Reno. Bien que n'étant pas fan de cet acteur, je l'ai trouvé parfait en tant que récitant et l'histoire est très agréable.
Lors de notre voyage à Marseille, nous avons écouté un livre d'Isabelle Autissier - L'amant de Patagonie. L'actrice dont j'ai oublié le nom, qui lisait le livre, était assez pénible, bouffant les fins de mot au point où je devais tendre constamment l'oreille. Mais l'histoire est plaisante et j'ai terminé le livre sur papier pour pouvoir ensuite résumer à JP, qui n'est pas vraiment adepte de la lecture, la fin assez triste du livre.

Je n'ai de loin pas le même plaisir que celui que j'ai lorsque je me plonge corps et âme dans la lecture. Rien n'égale le fait d'ouvrir le livre et de partir totalement dans un autre monde. Le livre audio est malgré tout un pis-aller qui nous fait passer le voyage plus rapidement. Le choix de notre petite bibliothèque est assez restreint, c'est un peu dommage, et je choisis ce qu'il me semble le plus près de ce que j'aime.
Mais curieusement, pour moi, cela ne fait pas vraiment parti de mes lectures réelles. 

mercredi 19 juin 2019

Soirée polar

Nous avions été conviés à une soirée polar chez Décitre, où bien évidemment, je m'étais inscrite immédiatement. Il y avait ce soir là, un procureur de Neuchatel, un mi suédois- mi suisse, et une jeune femme genevoise tous trois écrivains. Durant une petite heure, ils nous ont parlé de leur amour du polar, pourquoi et comment ils ont démarré leur carrière d'écrivains, répondant aux questions des participants tous fans absolus de romans policier.
J'ai acheté ce soir là un livre de chaque auteur, les ai fait dédicacer, et après un petit apéro sympa, je suis rentrée ravie de ma soirée.
J'étais assez dubitative sur l'intérêt de lire un polar se passant ici, et j'ai commencé par celui qui me promettait le plus de frissons, celui du Procureur Nicolas Feuz.
Horrora Borealis L'histoire est celle d'une famille qui part en vacances de Noël en Laponie, dans un village reculé et isolé. Il y a les parents et les trois enfants. La mère avant le voyage fait un cauchemar. Sur place, la première nuit, le plus jeune réveille le père en hurlant, il est persuadé que quelqu'un dehors les espionne. Dans les premières pages du livre,  une tuerie se passe dans un festival à Neuchatel qui est semble t-il liée à ce qu'il s'est passé durant ces vacances. L'intrigue est brouillonne, il y a beaucoup beaucoup beaucoup de sang, assez gratuit. On sent les grosses ficelles pour amener le lecteur au bout du livre. J'ai été sincèrement ultra déçue.

Du coup, je n'ai pas eu envie de tout de suite lire un autre livre acheté à cette soirée.

C'est un livre d'Angela Huth, Quand rentrent les marins, que j'ai ouvert.
Il y a déjà quelques années, lors d'un Noël passé en famille, j'avais noté un titre de livre fortement conseillé par ma nièce et ma belle-sœur. Quelques mois plus tard, j'avais, pensé-je, acheté ce livre de Pat Conroy, le prince des marées, et me réjouissant, avais démarré la lecture. Je ne sais pourquoi, ce livre m'a semblé extrêmement compliqué à lire et j'ai abandonné puis réessayé, puis re-abandonné. Dernièrement, faisant du rangement, je suis tombée sur un petit carnet sur lequel je note les livres conseillés, et là, stupeur, je réalise que le livre de ma nièce n'était absolument pas le prince des marées, dont m'avait-elle dit, elle n'avait jamais entendu parlé, un jour que je lui expliquais mon incapacité à plonger dans ce livre, mais un livre d'Angela Huth, quand rentrent les marins- L'histoire de deux jeunes femmes, amies depuis l'enfance, l'une jolie, extravertie, aimée par toute la gente masculine ou presque, l'autre introverti, calme, admirative de cette amie si féminine. Elles se retrouvent souvent, alors que leurs maris, marins tous deux, sont en mer, pour jouer aux cartes, bavarder, semblent se dire tout. Et puis arrive un drame qui bouleverse cet équilibre si stable. J'aime ces livres qui nous font oublier totalement le moment présent tant je suis transportée dans un pays et des vies qui se déroulent lentement.

L'esprit allégé, je me suis alors plongé dans le deuxième polar de la soirée, celui de Marc Voltenauer - Le dragon du Muveran -Et là, vraie découverte !  Immédiatement le style de l'écriture m'a convaincue et l'histoire également. Cela se passe dans un village du Valais, Gryon, près d'Aigle, et franchement, je mets cet auteur sur le même plan que mes auteurs chéris suédois. Il est vrai que Marc Voltenauer est à moitié suédois. L'inspecteur, Andreas Auer, vit avec son compagnon, il n'est pas alcoolique, mais adore les cigares, le whisky, la bonne bouffe, est un peu solitaire. J'ai eu beaucoup de plaisir, contrairement à mon appréhension, se balader en Suisse est très exotique, l'intrigue est soutenue jusqu'au bout, et je ne peux que vous recommander chaudement ce livre qui bien qu'il soit le premier livre écrit par Marc, est une réussite parfaite.
Je suis apparemment marginale dans mes compliments sur cet auteur, j'ai lu beaucoup de critiques extrêmement négatives, à vous de voir si cela vous tente tout de même.

Après le plaisir que j'ai eu avec ce livre, j'ai immédiatement attaqué celui d'Olivia Gerid - Le Mage Noir.
C'est plutôt un gros pavé qui se lit très facilement. Là aussi l'action est centrée essentiellement dans la région, mais plus autour de Genève, Annecy. Un premier cadavre est trouvé dans une maison du Salève, déjà fort décomposé. Très vite la mort, bien que naturelle, semble suspecte. D'autre part, plusieurs personnes informent avoir vu par hasard, des sortes de cérémonies se passant la nuit dans des endroits tels que des ruines et des cimetières. Sont apparemment reliées des disparitions de patients dans des institutions psychiatriques, et des profanations de tombe. La police judiciaire d'Annecy enquête.
Ce qui me chagrine dans ce livre, ce sont plusieurs endroits un peu légers, faciles, relatifs à une histoire d'amour un peu cucul qui affaiblit l'histoire. C'est le troisième livre de Olivia Gerig, sans doute va t-elle progresser à ce niveau là. Je n'ai pas eu de coup de coeur et ne peux vous conseiller ce livre, sauf si vous le trouvez dans une boite à lire et que vous avez envie de ne pas vous prendre la tête.

N'ayant plus rien à lire pour l'instant, je tente pour la troisième fois de plonger dans Le Prince des Marées...