dimanche 18 octobre 2026
Le dernier bébé
dimanche 11 octobre 2026
La poste de l'au-delà
Ce matin en me levant, je m'étais dit qu'il serait temps que je reprenne le yoga, alors j'ai sorti mon tapis rose et liège, et j'ai commencé mes étirements, longuement, calmement, cherchant l'allongement loin loin, tout en laissant mes pensées prendre le large. A un moment j'ai pensé à Lydia, celle chez qui je suis allée longtemps pour mes séances de shiatsu. Nous nous étions éloignées au moment du Covid, cela avait semble t'il réveillé chez elle des élans complotistes. De temps en temps nous nous croisions dans le quartier lorsque nous habitions encore à Annemasse, on échangeait quelques mots, elle me proposait de revenir, j'hésitais, et puis nous sommes partis. elle ne savait pas que nous avions déménagé, et j'ai eu envie de lui envoyer un petit mot, sur une carte postale, pour lui dire que je gardais un bon souvenir de mes séances de shiatsu, que j'avais envie de refaire quelques séances ici, il ne suffisait plus que je trouve quelqu'un.
Je n'étais plus très sûre de son adresse, j'ai tapé son nom sur mon moteur de recherche, Lydia Sacchi shiatsu annemasse. Et c'est comme cela que j'ai appris qu'elle était morte le 21 janvier de cette année à 68 ans.
Elle croyait à la vie après la mort terrestre, elle pensait que les morts veillaient sur nous... Je ne sais si mes pensées lui sont parvenues comme serait parvenue ma carte si je l'avais envoyée.
vendredi 2 octobre 2026
Un polar
| Tag sur le site Saint Louis |
Mais là, totalement bluffée par un polar que je viens de finir, j'ai envie de partager mon enthousiasme pour une autrice dont je n'avais jamais entendu parler, que sans doute les amateurs doivent connaître. J'ai tellement, tellement aimé ce livre que je me dis que les rares qui ne l'ont pas encore découvert, devraient le faire sans attendre.
Le livre en question, qui m'a envoyée dans un espace temps duquel il m'a été difficile de sortir, est écrit par Gillian McAllister et s'appelle "Après minuit". Il débute par un meurtre, commis par le fils de la narratrice, meurtre qui semble totalement gratuit, sans explication, et sans que quoique ce soit ait pu le prévoir. Voilà, banal, on connaît. Mais, MAIS, très vite on chute dans une dimension indescriptible.
Je n'en dis pas plus, je vous conjure d'en lire le moins possible avant de commencer cette histoire.
vendredi 25 septembre 2026
Mortel
Vivre jusqu'à la dernière minute sans savoir à quelle heure on va mourir est le plus beau cadeau que les dieux nous font, des dieux qui quel que soit leur nom, en qui, rien que pour cette raison, on devrait croire. (Trois jours chez ma mère, F. Weyergans)
Dans mon fauteuil au bord de mon jardin, buvant mon café du matin, lisant cette phrase, je la trouvais juste. Même si l'on sait que l'on est mortel, tant que l'on est là, on reste immortel.
Et puis j'ai fait mon petit tour des blogs. Pas vraiment intéressée par le jeu des mots égrenés depuis le début de l'année, je survole souvent, passe mon tour. Bleck ! je lis, ne réalise pas - Ah ? il a été hospitalisé, et un de ses enfants nous donne de ses nouvelles... l'opération s'est bien passée, il est parti... Parti de l'hôpital... Il me faut un instant pour comprendre. Stupéfaite. Il est mort ! Bleck ce bonhomme au verbe haut est mort ! Mais comment a t'il pu quitter ce monde, si brusquement, alors qu'il était hier encore aussi présent ?
J'ai trainé toute la journée une tristesse lancinante, j'avais perdu un ami, virtuel certes, mais depuis le temps. Un ami qui parfois me hérissait et souvent m'amusait. Il n'aimait pas les émoticones, alors j'évitais, même sur mon blog, d'en mettre lorsque je lui écrivais. Il avait aussi dit que rencontrer des blogueurs ne lui plaisait pas "dommage m'étais-je dis, je l'aurais bien croisé autour d'un verre...". Il aimait sa femme, beaucoup, il disait aussi tout haut ce que l'on pense parfois, et ne craignait pas qu'un importun vienne brailler sous un billet.
Dernièrement il avait évoqué cette tumeur récidivante, j'avais compatis, ici la maladie tentaculaire est une part de notre vie, depuis si longtemps. On fait avec, elle est là, mais on est en vie, jusqu'à l'éternité. Et puis brusquement la mort fracasse notre tranquillité, Catherine Ringer, Bleck...
Oui on meurt, sans tambour ni trompette, c'est aussi de cela qu'est ourlée ma tristesse.
lundi 21 septembre 2026
Traverser le présent
Alors sans doute avais-je ralenti mon allure, et puis la retraite avait effacé beaucoup de stress, j'avais le temps, le temps d'arriver à l'heure, le temps de prendre mon temps. Je m'étais efforcée de calmer mon énergie, nous avions déménagé, et ici, dans notre nouvelle vie, tout était devenu bien plus reposant.
Un ou deux kilos fluctuants se sont installés, alors que je n'avais pas changé grand chose à mon alimentation, moins d'alcool, moins de sucre, plus de légumes, mais rien n'y à fait, ils se sont de plus en plus ancrés.
Et puis la semaine dernière, brusquement je me suis sentie me déplacer, sans brusquerie, descendant les escaliers raides menant à la vieille ville, me tenant à la rampe, marche après marche, évaluant la pente, concentrée, laissant passer les sportifs courant pour s'exercer au Trail, et j'ai pris conscience de cette lenteur de vieux qui petit à petit était devenue mon quotidien. Et j'ai réalisé que tout était devenu plus lent, loin de l'énergie qui faisait mon quotidien.
Alors, depuis, je me force à accélérer, à reprendre mon pas d'avant, à quitter cette espèce de mollesse enveloppante. Pour ne pas devenir tout de suite une vieille qui ne bouge plus, du lit à la fenêtre puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit...
mardi 1 septembre 2026
Pif paf pouf
Depuis le 12 décembre je ne suis plus de haute Savoie et de toute façon je suis fondamentalement alsacienne, mais heureuse d'habiter à trente minutes de l'océan. D'où suis-je si ce n'est de Strasbourg, de France, de Charente maritime, un peu stéphanoise aussi. Je suis d'ici et de n'importe où.
J'ai cherché un nom de pseudo, mais saintaise, Saintonge, synthèse pourquoi pas mais je n'en ai pas l'esprit, ne me tentaient pas et puis, basta, je serai donc de n'importe où, jusqu'à ce que je trouve autre chose.
D'ailleurs ce nom qui m'a définit par erreur, je l'avais choisi vite fait, du temps où j'étais assidue au blog d'Hélène (mon blog de fille) qui à l'époque n'avait rien à voir avec ce qu'il est devenu. Elle était assez drôle, moins que Pensée de ronde qui elle me faisait littéralement pleurer de rire (hélas elle a depuis fermé son blog). Elle (Hélène) était déjà un peu cassante, mais bon, elle m'amusait. Et un jour elle avait râlé parce qu'il y avait un nombre conséquent de Valérie, et elle avait demandé que nous ayons un pseudo qui nous différencierait. Valérie 57, Valérie de Strasbourg ou Valérie 67 étaient déjà pris, j'ai donc opté pour Valérie de Haute Savoie même si je ne me suis jamais sentie haute savoyarde (il est vrai que j'avais été accueillie de bien mauvaise façon).
Ces derniers temps, lorsque je dois écrire ce pseudo parce que j'ai apparemment un peu de difficulté à rester enregistrée sur les blogs que je consulte (ce qui explique aussi que je ne laisse que rarement des commentaires, ayant ralebol de toujours ressaisir les infos...) je me sens de plus en plus éloignée de ce "de haute Savoie" alors ce matin j'ai enfin fait le nécessaire.
Je sais que je resterai longtemps encore par endroits d'la Yaute. Après tout, j'y ai passé de très beaux moments et mes enfants chéris y sont nés.
samedi 29 août 2026
La cabane
Et voilà, j'ai mon petit chalet (dit avec l'accent suisse), et je suis vraiment très très contente. Il garde au chaud nos outils, une grande malle que C. avait fait faire aux Comores il me semble, les sacs de terreau (en attendant que notre composte soit utilisable), la tondeuse etc. Evidemment l'idéal aurait été qu'il y ait une petite fenêtre avec un bord pour poser une jardinière de géraniums, mais point trop n'en faut.
Dieu que JP en a chié pour la monter. Il l'avait achetée sur le site du roi merlin, la photo était parfaite. Et puis quelques jours plus tard, la voilà, en pièces détachées (200 morceaux de bois, bruts, à peindre deux couches recto verso) sans aucun repère noté, juste une petite notice. Et se greffe là dessus la canicule du diable. A 43° inutile de s'aventurer à faire ce légo de bois.
Nous sommes partis en Alsace, au retour il faisait encore chaud, mais petit à petit nous avons pu respirer, et vite vite avant que les éléments mouillés se déchaînent, il a attaqué vaillamment la construction de cette merveille. Le toit goudronné a été posé une demie-heure avant le premier orage. Heureusement que mon grand frère était là venu passer trois jours à Saintes. Depuis, malgré les trombes d'eau qui nous sont tombées dessus, elle reste sèche à l'intérieur.
Elle sent bon le bois frais...

