jeudi 2 mai 2019

Un livre absolument et d'autres

Liane Moriarty - un peu, beaucoup, à la folie Après avoir lu Le sort tomba sur le plus jeune, j'avais eu besoin de lire facile et après le livre de Jonasson qui m'avait déçue, je pensais qu'étant donné que les deux précédents de cette autrice m'avaient plut, ce serait parfait. Mais on patauge dès le début, sans savoir vraiment où l'on va. L'histoire de trois couples, apparemment un barbecue qui s'est mal passé, on va d'un couple à l'autre, d'un moment à l'autre, cela pourrait être bien, mais non. Voilà, la fin est égale au livre, sans intérêt.

Genki Kawamura - Et si les chats disparaissaient du monde…
La couverture évidemment, avait attiré mon attention, mais il a fallu que j'aille avec C. faire un tour à la librairie, qu'elle me le désigne sur la pile proposée, pour que je me décide. Tout petit livre, si jamais il me tombait des mains, je pourrai au moins regarder avec plaisir le petit chat noir de la couverture.

Et puis je l'ai ouvert, et ne l'ai plus lâché. Le narrateur apprend qu'il va mourir, il n'a plus que quelques jours croit-il à vivre. Le diable qui l'attend chez lui, lui apprend que ce ne sont que quelques heures en réalité, mais lui propose un marché. S'il accepte que soit effacé définitivement une chose sur terre, cela lui donnera vingt quatre heures supplémentaires. Je n'en dis pas plus, simplement que cela mêne le narrateur à des réflexions profondes sur ce qu'est la vie, l'amour, l'importance des choses. Et que j'ai totalement aimé ce livre. Je l'ai lu en édition de poche, l'édition originale portait comme titre Deux milliards de battements de coeur.

Madeleine Reiss - S'il fallait se dire adieu
Le livre qui fait pleurer même si vous savez que vous allez tout faire pour ne pas pleurer… L'histoire résumée est celle d'un jeune homme de 19 ans qui a un cœur en bout de course et qui sachant qu'il va mourir, fait tout pour trouver un compagnon à sa mère qui l'a élevé seule, s'est battue pour qu'il vive et dont il craint qu'elle ne survivra pas à sa mort. C'est un roman simple, mais pas mal écrit, et parfait si vous avez envie d'une histoire triste.

Christina Dalcher - Quand parler tue
Evidemment je n'ai pu m'empêcher de faire le parallèle avec la servante écarlate, autre roman dystopique. La religion, encore et toujours, dicte maintenant ses règles aux américains des Etats Unis. La femme a été contrainte de retourner dans son foyer familial, jusque là tout est normal, mais est également muselée. Un bracelet compte le nombre de mots dits dans la journée, qui ne doivent pas dépasser 100. Jean McClellan était docteure en neurosciences, coincée dans sa fonction de mère au foyer, elle est appelée par le président dont le frère vient de faire une attaque cérébral, pour tenter de le sauver. La récompense qui en découlerait serait de lui redonner la possibilité de dépasser son quota de mots. C'est simple, je n'ai pas lâcher le livre de tout mon dimanche, au soleil, laissant les tâches ménagères en plan.

Arnaldur Indridason - Ce que savait la nuit
Je ne sais si je me lasse de cet auteur, s'il a un peu baclé son livre, si l'histoire est un peu trop semblable à ce que j'ai déjà lu de lui. Non pas que ce soit un mauvais livre, mais je l'ai lu sans franchement m'y passionner. Je ne déconseille ou ne conseille pas ce livre. Je reste malgré tout une fan de la première heure de Indridason.

Franck Bouisse - Né d'aucune femme
Magnifique livre ! Bouleversant ! S'il y a un livre que j'aimerai faire aimer, c'est celui là. Les mots ne peuvent rendre compte de la beauté de ce livre.


Une jeune femme, dans un confessionnal, demande au prêtre de la paroisse, lorsqu'il sera appelé pour bénir le corps d'une femme à l'asile, de récupérer, sans que cela se sache, des cahiers cachés sous la robe de la morte, racontant la vie de celle-ci.

Céleste NG - La saison des feux
Le premier livre que j'avais lu d'elle m'avait déjà beaucoup plu. Celui-ci est également vraiment bien. L'histoire démarre par un feu qui détruit une maison sous l'œil de la famille qui l'habitait. Petit à petit, revenant en arrière, l'histoire se construit, complexe et très bien ficelée. Roman-polar, qui se dévore.
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Bernard Werber - Demain les chats
Je ne sais quoi penser de ce livre offert par mon fils adoré à son père. Je l'ai trouvé je crois, niais. Pourtant, j'ai déjà lu certains livres de cet auteur, et il me semble que j'avais accroché, que j'avais bien aimé. En bref, je pense sincèrement qu'il est inutile de le lire.


jeudi 25 avril 2019

Dans le sous-bois

Nous avions eu le temps de réfléchir, peut être sous le rhododendron rose vif tout en haut vers la lisière, où près d'Hervé sous le houx ?
Et puis, faisant un tour du terrain avec mon petit frère, alors qu'il me montrait où était enterré Crumble, sous le bois, juste au dessus (de la Viorne odorante *) du skimmia à l'odeur délicieuse d'oranger, je lui ai demandé s'il serait d'accord que Chamade soit à ses côtés.


Imaginons, me dit-il, que dans l'au delà ils deviendront copains.

Le lendemain, lundi de Pâques, je suis montée avec ma pelle et ma pioche, et avec JP nous avons creusé, à quelques pas de Crumble, un trou pour y poser les cendres de celle que nous avons tant aimée.


Quelques bulbes rapportés d'Annemasse, un petit cairn pour retrouver plus tard ce qui risque bien d'être envahi par l'ail de l'ours et le lierre et entre ces deux chats qui ne s'aimaient guère du temps où ils étaient courant et baguenaudant dans cette forêt, un plus gros cairn, où JP venait de graver deux C.


Et c'est là maintenant, que j'irai lui dire bonjour, quand j'arriverai en Alsace, là où elle aimait tant se cacher pour observer le monde qui bouge.


*Edit : suite au coup de fil passé à mon papa, il ne s'agit pas d'une Viorne, mais d'un skimmia qui aussi banal soit-il d'aspect, a l'odeur la plus délicieuse (après le lilas et le muguet) qu'il soit...

samedi 20 avril 2019

l'anniversaire

Le 8 avril, date bénie entre toutes, nous sommes allés visiter la grotte en plastique. Oui je suis de mauvaise foi, mais n'ayant pas de passion pour la préhistoire (je sais c'est mal), pour mon anniversaire j'ai fait le cadeau, à JP, de l'accompagner voir ce qu'il rêvait de voir depuis des années. Reconnaissons que cela aurait été particulièrement crétin de ma part, alors que nous étions juste à côté, de lui refuser ce bonheur.
Nous avons donc grimpé (en voiture) jusqu'à la grotte Chauvet 2, et je ne l'ai pas regretté. Bien que la visite (que nous avions réservée une bonne semaine avant), se fasse un peu rapidement, en groupe de 20, chacun un casque sur ses oreilles, suivant d'assez près le groupe précédent, et suivi de tout aussi près par le groupe suivant (d'où les casques), on oublie très vite que tout est faux. Tout de même, nous y sommes restés une heure, et en sortant, s'émerveillant des peintures étonnantes, rigolant de la façon assez simpliste de représenter les femmes (une simple foufoune sur 2 jambes), nous avons déambulé dans le jardin dévasté par la pyrale du buis. Il faisait beau, nous n'avions plus tellement envie de visiter encore et encore, alors nous sommes repartis vers notre destination finale : Les Préhistoric Lodges, où JP nous avait réservé une tente.


Puisque la saison venait à peine de commencer, peu de monde dans ce camping de luxe. Notre tente, située au plus près de l'Ardèche d'où son nom de tente du guetteur, comprenait un grand lit confortable, un lavabo, des toilettes cachées derrière un paravent en fer, et un radiateur que nous avons mis en route assez rapidement pour ne pas avoir froid la nuit.
Les affaires déposées, nous sommes sortis sur la petite terrasse surplombant la rivière, assis dans nos fauteuils, nous nous sommes posés, admirant le paysage.


J'ai lu, JP s'est endormi, les oiseaux chantaient, les Gorges juste en face, ensoleillées et blanches, le bruit doux de l'Ardèche, au loin, très loin, le léger bruit de la circulation.
Le soir nous sommes restés diner dans cet hôtel si particulier, nous avons bu une bouteille de champagne en dégustant des ravioles aux écrevisses et asperges puis, à la nuit noire, nous sommes allés nous coucher.

Le lendemain, j'ai pris ma douche, dehors, dans la cabine en bois, sous l'eau très chaude et j'ai regardé ce paysage magique où des hérons cendrés batifolaient au dessus de la rivière frémissante.


Nous sommes partis pour notre dernière journée de vacances après avoir savouré le buffet particulièrement garni du petit déjeuner (fromages et jambon salé du coin pour moi qui n'aime guère le sucré). Il nous fallait revenir avec du vin, de l'huile, un peu d'essence de lavandin.


Nous arrêtant dans les coopératives, chez les producteurs, descendant jusqu'à Uzes où nous avons déjeuné. Puis le Pont du Gard, et retour vers Annemasse, ravis de ces quatre jours d'escapade.


Quelle bonne idée que celle qu'ont eu nos enfants adorés !

jeudi 18 avril 2019

des pierres et des arbres


S'il devait ne me rester qu'une image de cette deuxième journée de vacances, ce serait celle du Pont-d'Arc, paisible, où des oiseaux nichant à l'intérieur, égaillaient de leur piaillement, la voute ensoleillée. Seuls deux photographes et nous, sur la plage de sable, admirant cette merveille de la nature.



Mais il y eu avant, la route parsemée de belvédères sur lesquels nous pouvions admirer les gorges et l'Ardèche paisible, les arbres aux 36 nuances de green... éclairés par les taches rose vif des arbres de Judée. L'Ardèche est belle, sans conteste,


Le soir tombant, nous sommes repartis vers Barjac pour diner dans un restaurant où, sans les conseils d'Olivier, nous n'y aurions jamais mis les pieds en raison de son nom "7ici". Et pourtant, seul le nom est affreux, intérieur en voutes blanches, tables noires et service impeccable, sans oublier le principal, nous nous y sommes régalés.

Au retour, la Maison Papillons sous les étoiles nous attendait, au loin un oiseau nocturne lançait un cri régulier.

Demain nous déménagions, pour dormir sous une tente.

lundi 15 avril 2019

Voyage voyage

Le premier matin nous avons fait la grasse grasse matinée. Et c'est tranquillement que nous sommes allés prendre le petit déjeuner dans la belle salle du bas. La table était prête, deux croissants tout frais et une baguette craquante plus tout une multitude de choses, gâteaux, salade de fruits, muesli, yaourth, etc. La plupart fait maison, mais je ne mange rien le matin, j'aime le café au lait et c'est tout. Puisqu'il était très tard, j'ai pris un croissant, délicieux, et nous avons bavardé, découvrant que nous étions deux couples lion-bélier, que Olivier était entre autres artistes-peintre, Caroline anglaise parlant français sans aucun accent, qu'ils aimaient les chats, les chiens, la nature, écolos dans l'âme, adorables hôtes prévenants et attentifs.
Dehors le soleil était revenu, bien présent, et une fois notre petit déjeuner fini, nous sommes partis explorer les alentours.
En premier, Roque sur Cèze, mais, combien de "Plus beau village de France" existe t-il ?


Totalement hors saison, nous avons pu profiter très agréablement du village où parfois nous rencontrions quelques touristes nez en l'air. Et puis, reprenant la voiture sur la parking à 4 euros, nous sommes partis à la recherche des cascades du Sautadet. Au bout de quelques kilomètres, ne trouvant pas ces fameuses cascades, nous nous sommes penchés sur la carte pour découvrir qu'elles étaient au pied du village que nous venions de quitter et hop demi-tour. Mais pas question de retourner sur le parking de luxe et nous avons profité qu'il était presque quatorze heures, pour nous arrêter au Mas du Bélier casser la croute.


Laissant la voiture sur le parking du restaurant, nous sommes allés voir les cascades surplombées par le village que nous venions de visiter.


Même si le ciel se couvrait de nuages, il faisait doux, le vent léger faisait frissonner les glycines qui grimpaient dans les arbres, nous avons fait le tour pour voir les cascades des deux rives et puis nous sommes repartis, traversant l'étroit pont pour regagner notre voiture.

En route pour les gorges de l'Ardèche !

dimanche 14 avril 2019

La Maison Papillons

Nous avions reçu, à Noël, de la part des enfants, deux nuits dans La Maison Papillons, au coeur des oliviers et des genêts, près de la caverne du Pont d'Arc.
Et nous avons choisi le week-end de mon anniversaire pour découvrir cette région, l'Ardèche, que nous avions déjà traversée, mais où ne nous étions pas arrêtés.
Je savais par un mail reçu de nos hôtes, que nous serions seuls dans la maison, qui serait dès notre départ remplie par tout un groupe. Nous aurions pu, si nous le souhaitions, reculer d'une semaine notre séjour en raison de la pluie, mais je n'avais qu'une hâte, quitter l'agence et reprendre de l'énergie pour affronter l'ambiance pourrie qui y règne et me donne une furieuse envie de prendre ma retraite.

Samedi matin, nous sommes partis avec de quoi affronter les éventuelles pluies, le froid et peut être des éclaircies : bouquins, pull, et pourquoi pas un ou deux t-shirts.
Direction Montclus, plus précisément, le hameau de Monteil.

C'était notre toute première fois dans une maison d'hôtes, et nous n'avions comme référence, qu'une émission regardée un jour d'ultra flemme et déprime, montrant des groupes de personnes devant juger de façon très objective évidemment, les différentes maison d'hôtes concurrentes aux leurs.

En chemin nous avons traversé des grosses averses, du soleil, de la neige, nous sommes arrivés dans l'après midi, accueillis par Juliette, le labrador de la famille, enthousiaste et débordant d'affection.
La maison belle, très belle,

portail de l'entrée
en pierre blanche, perchée au dessus des forêts de chênes liège et d'oliviers, suspendue ce jour là dans les nuages, les oiseaux s'égosillants, le printemps bien plus en avance que chez nous. Pivoine, lilas, glycines, figuiers dont les petits fruits comme des clochettes se cachent encore sous les feuilles verts fluo, et des rayons de soleil chassant la pluie.


en haut à gauche la fenêtre de notre chambre
Nous avons découvert notre chambre, tout en haut, traversée par une énorme poutre tordue, un grand lit, les murs aux pierres apparentes, simple, chic, lumineuse, parfaite.

JP et la poutre tordue

Et une fois les bagages déposés, nous sommes redescendus dans le séjour, où assis à la grande table en bois, nous avons passé un moment avec Olivier qui nous a conseillé plusieurs endroits à découvrir.

La grande table

Il y avait bien sûr le hameau puis Montclus où A. nous avait demandé d'essayer de trouver la maison dans laquelle petite fille elle avait passé des vacances,

Montclus et ses glycines
et le soir Caroline nous avait réservés une table dans un restaurant à la Gourdague.

Il faisait nuit quand nous somme rentrés dormir à la Maison Papillons. Pas un bruit, le calme merveilleux, si loin des lumières artificielles.

mercredi 27 mars 2019

Jardinage

J'ai lavé à grandes eaux les canisses du balcon, les ai reposées bien proprement sur le garde-corps après avoir nettoyé le sol carrelé pour préparer le printemps. Le potager était déjà prêt à recevoir les nouvelles plantations, qui cette année ne seront pas déterrées consciencieusement par Chamade, résolue à faire ses cacas et pipis dans la terre fraiche.
Deux plants de tomates rondes, deux plants de poivrons doux, de la verveine, des herbes aromatiques et pour essayer, deux pots de choux kale.  Voilà pour le potager en attendant de m'attaquer au balcon fleuri. Celui-ci- également propre et débarrassé de toutes les plantes mortes, attendra le week-end prochain pour commencer à s'égailler. Il reste les deux gros grattoirs de notre poilue, qui s'en iront au prochain voyage à la déchetterie.
Les pots mis au chaud pour l'hiver, sont ressortis à l'air libre. L'ananas, qui était couvert de cochenilles farineuses, a été lavé puis vaporisé de savon noir. Je verrai si cela suffit à éradiquer ces sales bestioles. Ma pivoine, restée dehors par grand froid, a deux belles pousses avec en leurs centres, un bourgeon qui ressemble bien à une promesse de fleur. J'ai brassé la terre et retrouvé sept larves de hanneton que bien entendu j'ai jetées loin de mon jardin. Il reste, dans les balconnières posées en hauteur, trois petits plants de minuscules pensées, un semblant de verveine décorative et un démarrage de je ne sais quoi que je n'ai pas eu le coeur de jeter.
Les deux oliviers ont passés vaillamment l'hiver, tout comme les oeillets mignardises.

Dès que le soleil sera suffisamment haut l'après-midi, nous pourrons prendre l'apéro dehors et les dimanches matins, j'irai boire en lisant, mon café du petit-déjeuner.



Il y manquera juste un chat, un chat noir bavard, quémandant ses crevettes en se frottant à nos jambes...