| 6,60 mètres à la jauge |
Heureusement nous sommes à 40 mètres d'altitude, sachant que la Charente est à 10 mètres, cela nous laisse de la marge avant d'être les pieds dans l'eau. Pas de cave, un terrain bien drainé, un toit solide et hermétique, bref, chaque jour nous nous félicitons d'avoir choisi cette maison et non une de celles proposées à des prix défiants toutes concurrences et qui baignent maintenant dans cette extension charentaise.
C'est impressionnant, désolant pour tous ces saintais qui devront remettre en état leurs logements, jusqu'à la prochaine crue. Nous avons bavardé avec plusieurs sinistrés, qui semblaient prendre cela comme une fatalité, sans se plaindre.
Ceux qui sont contents, ce sont les chiens, tout fous, pataugeant fougueusement dans ces rues devenues rivières.
Nous avons assisté à l'évacuation de la prison, des policiers et des agents pénitentières pleins les rues. Et puis hier, apparemment pour des problèmes de sécurité dans les banques qui n'ont plus d'électricité, la police nationale patrouillait armées jusqu'aux dents. Il y a des pompiers se baladant dans les rues sur des canots rouges et jaunes, pleins d'habitants habillés de cuissardes de pêcheur. Des caves sortent les tuyaux de pompes de relevage crachant des litres d'eau. Une odeur d'essence, mais comme un air de fête.
Aujourd'hui la Charente avait perdue 5 cm, mais il faudra des semaines pour que tout rentre dans l'ordre, du haut de Saintes, on voit des étendues d'eau à perte de vue.
| entre la rangée d'arbre et le mur, une rue qui n'en est plus une |



