mardi 20 juillet 2021

les Sparks

 Il fallait que je travaille pour payer mon loyer, j'étais partie de chez mes parents un soir, une chemise de nuit et sans doute mon journal dans un sac. 
Quelques temps après j'avais trouvé un tout petit appartement sous les toits, une chambre et une sorte de petite cuisine avec un évier, et traversant le couloir une autre chambre qui me servait surtout de chambre d'amis. 
J'habitais juste en face d'une caserne et un peu plus loin, sur le même trottoir un bistrot de quartier. 
Alors puisqu'ils cherchaient une serveuse je m'étais présentée. 

J'avais juste dix huit ans, les cheveux teints au henné, des robes longues noires, un châle fait par une ancienne copine de classe immense, noir, arachnéen, une merveille de finesse, un trésor. Oui bien sûr avais-je dit, j'ai déjà travaillé dans un bistrot, bien sûr que je sais tirer une bière, bien sûr, et j'avais été embauchée.
La première bière avait quasiment explosé, plus de mousse que de bière, mais ils m'avaient gardée, m'expliquant les rudiments de ce métier et plateau en main, je passais d'une table à une autre, dansant presque, la vie était un grand théâtre, j'étais là sans y être tout à fait. 
Je croisais des taulards en liberté surveillée, les flics du commissariat de la rue, les troufions, il y avait un juke-box et parfois j'oubliais de me réveiller et arrivais en retard. 

Il y avait un juke-box, et dans ce juke-box beaucoup de tubes des années 75, beaucoup beaucoup de chanteurs français, quasiment que des chanteurs français, la plupart tout à fait inconnus pour moi, ou alors honnis tels Claude François ou Delpech, des vieux trucs aussi, qui faisaient du bien à mes vieux écroulés sur la table, finissant un ballon de rouge avant de rentrer en titubant vers leur chez eux triste et vide.
Et puis il y avait un 45T des Sparks. 
Qu'est-ce-qu'il était venu faire dans cette sélection ? Il devait être quasi neuf lorsque j'ai débarqué, et usé jusqu'à la corde lorsque j'ai quitté un jour sans prévenir.

Mes petits vieux se levaient péniblement de leur table, fouillant leur poche cherchant quelques pièces, se penchant au dessus de la vitre, choisissaient un titre un peu au hasard. Et souvent, avec un sourire, pour me voir danser en oubliant le monde, choisissaient Never turn back on mother Earth. Dès la toute première note mon coeur s'envolait, tout s'effaçait, je dansais et le temps se suspendait à ces quelques notes et cette voix si particulière des Sparks. Nul autre endroit ne pouvait mieux convenir à cette chanson, je crois que si je suis restée dans ce bistrot c'est uniquement pour pouvoir l'écouter. 

Et puis dimanche soir, regardant cette si drôle remise des palmes d'or, lorsque j'ai vu monter sur scène ce grand escogriffe de Ron Mael, tout est revenu. Les vieilles tables en bois, les chaises qui raclaient le carrelage quand un de mes petits vieux se levait, les oeufs sur le présentoir, l'odeur de choux du repas de midi, le soleil qui peinait à traverser les vitres jaunis, le nuage de fumée des gitanes qui flottait au dessus de nous, et le juke-box en bois sombre, avec le bras qui lentement tombait sur le disque choisi et la voix de Russel qui effaçait en une seconde le brouillard.

jeudi 1 juillet 2021

Le mois de juin en livre

Un livre est vraiment sorti du lot, c'est celui de Marcel Theroux, et le polar de Pierre Lemaître m'a vraiment réjouie.

Clara Dupont-Monod 
Le roi disait que j'étais diable
Aliénor d'Aquitaine qui a épousé en première noce le futur roi Louis VII avait semble t-il un sacré caractère. Je ne suis pas une férue d'histoire, je ne lis quasiment jamais de roman tel que celui lu parce que trouvé dans ma petite bibliothèque d'immeuble. Je ne vais pas dire que je l'ai dévoré, mais j'ai bien aimé le lire. Au moins je connaitrai un petit bout romancé, de la vie de cette enfant marié à 13 ans et qui a ensuite vécu mille vies.

Marcel Theroux
Au nord du monde
Roman d'aventures ou dystopie, voici LE western du Grand Nord dit la quatrième de couverture, et je ne saurais mieux dire. Et surtout je ne voudrais rien en dire de plus, pour que comme moi vous soyez après quelques pages quasiment abasourdis ET JE N'EN DIS PLUS RIEN si ce n'est que j'ai plongé dans ce livre, que je ne l'ai plus quitté. Allez y sans plus vous poser de question, non seulement il est facile à lire (contrairement à celui que je lis depuis deux semaines et que j'entrecoupe d'autres livres tant j'ai du mal à le finir) mais en plus il est totalement dépaysant et vous entraine dans les steppes et la taïga de Sibérie. 

Claire Léost 
Le monde à nos pieds
Des années 1994 à 2017, de Miterrand à Macron, on suit Louise et ses compagnons de Sciences Po, de leur enthousiasme à leurs désillusions, leurs amours, leurs doutes, leurs peines. Voilà un livre qui m'a plu, malgré parfois l'impression d'une certaine facilité de l'auteur à user de quelques clichés un peu faciles. Mais ne boudons pas notre plaisir de retrouver l'enthousiasme de notre jeunesse (non non je ne suis pas de cette génération, mais j'y ai retrouvé un peu de la mienne, lorsque nous nous enflammions encore pour un candidat, un avenir promis). Un livre agréable donc.

Stefan Zweig
Lettre d'une inconnue
Un homme reçoit un épais courrier dans lequel plusieurs feuilles manuscrites lui sont destinées. Une femme qui l'a aimé sans qu'il le sache, et qui lui dit tout son amour. C'est très beau et forcément triste comme tout amour romantique.

Pierre Lemaître
Le serpent majuscule
Un réjouissant jeu de massacre dit la quatrième de couverture, et c'est vrai que j'ai eu le sourire en lisant ce polar enlevé et subversif. Franchement, si vous avez l'occasion de le lire, n'hésitez pas, jusqu'au bout le rythme est enlevé et ce côté assez délirant fait du bien.

Et je vais donc tenter de finir le roman qui traîne sur mon bureau avant de replonger dans d'autres aventures.

vendredi 18 juin 2021

Histoire masquée

Or donc, depuis hier nous n'avons plus besoin de mettre un masque dehors. Et qu'est ce que cela change pour moi ? 

Ben pas grand chose.

Je n'ai jamais vraiment mis de masque dehors, je suis tout le temps en vélo, et en vélo pas besoin de masque. Je vais rarement me balader en ville depuis la pandémie, mais si je m'y balade et ne suis pas entourée de monde, je ne mets pas le masque. Je ne sais pas si, à part en plein centre ville, le masque était obligatoire à Annemasse. S'il l'était, ben sincèrement ce n'était pas flagrant.

Je le mets toujours quand je rentre quelque part, toujours, même si je suis seule en entrant dans un immeuble. Je prends des ascenseurs, je risque de croiser du monde, et évidemment si je suis avec des clients, je demande que eux aussi portent le masque, nez compris. 
Et puisque pour l'instant le masque à l'intérieur reste obligatoire, bah franchement, cette nouvelle "liberté" ne change rien pour moi.

Le truc qui me soulagera le plus lorsque le masque ne sera plus obligatoire à l'intérieur, sera de ne plus m'énerver dans ma tête lorsque je croiserai mes collègues et autres nez au vent. 

Rien ne donne un air plus crétin, que ces nez qui pointent au dessus d'un masque.

mercredi 16 juin 2021

Mauvaise journée

Hier matin, alors qu'une locataire, nouvellement entrée, m'appelais pour des précisions sur le logement, j'ai constaté avec effroi (et le mot n'est pas démesuré) que j'avais fait une énorme erreur. J'avais laissé dans son bail, un  garage qui théoriquement avait été enlevé du bien pour baisser significativement le loyer. Nous devions le louer à part. Bien évidemment, ravie de cette erreur, malgré mes explications, celle-ci n'a pas accepté l'arrangement que nous lui proposions. L'agence prendra donc en charge le loyer de ce garage afin que le propriétaire ne soit pas lésé. J'ai passé une journée noyée dans l'angoisse, alors même que ma responsable ne m'a pas une seule fois reproché mon erreur. 

C'est ma première et j'espère ma dernière erreur non rattrapable que j'ai faite depuis que je suis dans cette agence. Des petites boulettes oui, j'en fais parfois, mais sans conséquence. J'oublie de noter une clef manquante lors d'une sortie, alors je la fais refaire à mes frais, d'autres fois je ne vois pas qu'une aération a été mal nettoyée, mais dès le locataire parti je grimpe comme je peux sur un meuble, une cuvette de toilettes, et je nettoie. Des petits trucs vraiment sans gravité. Là, par contre, j'engage l'agence financièrement.

Lorsque j'ai éteint l'ordinateur pro, j'étais épuisée. 

J'ai écouté un podcast pour me changer les idées, j'ai repris le plaid commencé le 15 novembre l'année dernière. Plus tard, après avoir bu un petit rosé et grignoté des restes, je me suis assise devant le poste (fallait-il avoir besoin de me vider la tête pour que je reste tout un match à entendre sans écouter, les commentateurs dérouler sans respiration, un match que je n'ai pas regardé) et j'ai fini de coudre mes cent trente deux petits carrés de coton.

Au moins aurai-je fait une chose positive.

lundi 14 juin 2021

au fil des jours

Cette année j'ai investi dans un système d'arrosage qui est non seulement bien moins fatiguant, mais permet de mieux arroser les jardinières. J'ai trouvé un adaptateur qui se clipse sur le robinet de la cuisine et j'ai acheté un tuyau qui s'agrandit quand on ouvre l'eau et reprend sa taille initiale une fois l'arrosage terminé. J'avais découvert ce type de tuyau à Oléron et j'avais trouvé cela absolument génial. Plus de tuyau qui se plie, et plus de kilomètres de tuyau à enrouler lorsque l'arrosage est fait. Alors, le soir, lorsque notre rue se vide, j'arrose avec la fonction douche chaque jardinière, et puis je termine en utilisant la fonction pluie en rinçant les feuillages. En même temps cela nettoie le sol, parfait, mes balcons sont fleuris et propres et moi je n'ai plus d'arrosoir à remplir et remplir et reremplir, avec le dos en vrac à la fin de la journée. 

Hier matin, alors que j'avais lancé tôt une machine à laver, j'ai constaté qu'au bout de deux heures elle n'avait toujours pas démarré. J'ai relancé, puis vérifié le branchement, l'eau, le bac à lessive, tout absolument tout et hélas confirmé qu'elle était bien en panne. Une machine d'à peine un an et heureusement encore sous garantie. J'ai pris rendez-vous sur internet, le premier disponible, le 21 juin (je pleure...). et j'ai fait une lessive à la main. Vive l'été et le linge léger, parce que j'ai déjà eu ce genre de panne en plein hiver, et là, non seulement la machine avait démarré et s'était arrêtée en plein cycle mais elle était pleine de jean's, pull et autres truc bien lourds, ce qui avait nécessité de rincer et essorer le linge encore dégoulinant au bout de quelques heures.

Comme nous mourions de chaud déjà tôt le matin (jamais je n'ai eu aussi mal aux jambes, mais j'ai pris du poids, merci le confinement et ses apéros quotidiens), nous sommes partis faire une belle balade en vélo côté suisse. Contre le vent à l'aller et poussés au retour par le même qui n'avait pas changé de direction. Nous nous sommes arrêtés à Puplinge, dans une auberge, et avons été reçu divinement. Auberge italienne, où les nappes et les serviettes étaient en tissu, le patron adorable, et le repas excellent. J'ai dit à JP "ça fait tellement longtemps que nous n'avons plus été au restaurant !" Oui a-t'il répondu, la dernière fois c'était les filets de perche à Yvoire et il a rit. Ah oui, oui c'est vrai, nous sommes allés retrouvés des amis à la Pentecôte, et moi qui avais l'impression que cela faisait un an...

Tout à l'heure j'irai à l'agence, journée en présentiel. J'ai deux entrées, depuis le confinement nous faisons signer les baux électroniquement, nous faisons en amont les états des lieux que nous faisons signer à l'agence, les locataires ayant quinze jours pour apporter leurs modifications. Je suis assez contente que très peu demandent des rectifications, cela veut dire que je suis assez précise. Et c'est très reposant. Faire seule l'état des lieux entrant permet justement de passer plus de temps, sans être stressée par les entrants qui ont toujours peur de se faire avoir. Pour les sorties, je les fais évidemment avec les locataires, puisqu'une fois l'état des lieux signé on ne peut plus le changer. Je n'aime toujours pas ça, mais je reconnais que cela se passe en général bien. J'ai maintenant un matériel très complet qui me permet de faire du nettoyage, des petites réparations, qui évitent de facturer trop de choses aux sortants. 

A midi il faut que j'appelle un restaurant à Paris pour tenter de réserver une table pour le 19. Papa fêtera ce jour là ses 92 ans, et depuis notre fameux repas chez Marc Veyrat, c'est je crois le cadeau qui plait le plus à mes parents, découvrir un nouveau restaurant sans se soucier ni de la réservation, ni du règlement. Et en plus cela ne prend pas de place dans leur appartement.

lundi 31 mai 2021

lectures du mois de mai

Un livre par semaine, aucun ne m'a déçue. Les deux derniers pourtant sont ceux que j'ai vraiment préférés.  

Olivier Bourdeaut
Florida
Après les youtubeuses montreuses d'enfants, voici les mères de mini miss. Je découvre des univers que je ne soupçonnais pas, les youtubeuses mode m'ayant déjà bien vaccinée sans doute. Le roman lui est très bien. Une mère pour les sept ans de sa fille, lui offre une robe de princesse et surtout, surtout, un billet pour le début d'un long cauchemar. Elle l'a inscrite à un concours de mini-miss. Et durant des années, dimanche après dimanche, elle trainera sa fille sur les podiums de salles polyvalentes. Mais l'enfant se rebellera, à sa façon. Elle se vengera...

Maxime Chattam
L'âme du mal
Un livre trouvé dans la boite de l'immeuble et qui m'a tenue en haleine jusqu'au bout. Certes, comme je le disais l'année dernière où je découvrais pile à la même date cet auteur, le tout est assez violent, mais l'enquête est bien faite. Ah il y a une histoire d'amour très peu plausible, mais c'est le propre des histoires d'amour, donc il ne faut pas se formaliser. Le résumé très bref : une femme est enlevée alors qu'elle sort de chez une amie, et démarre alors un déchainement de violence qui ne s'arrête pas.

Peter Fromm
La vie en chantier
Marnie et Taz s'aiment, ils attendent un enfant et retapent une maison dans le Montana. Mais en mettant au monde sa fille, Marnie meurt et Taz se retrouve seul avec l'enfant. Enfin pas tout à fait, il a autour de lui nombre d'amis qui font tout pour le sortir du gouffre dans lequel il est tombé. Taz lentement découvre sa fille, la vie malgré tout. Très bon livre comme la majorité des livres chez Gallmeister il me semble.

Joe Wilkins
Ces montagnes à jamais
Wendell habite dans un mobil-home seul lorsqu'une assistante social lui amène un neveu dont la mère ne peut plus s'occuper ayant été mise en prison. On comprend assez vite que Wendell est jeune, que sa famille a perdu toutes les terres qu'elles cultivaient, que sa mère et son père sont absents, morts ? Cela se passe dans le Montana, la vie y est rude et les séparatistes assez actifs. Il y a dans ce livre trois acteurs, Wendell, Verl dont on ne sait rien, qui vit dans la montagne et semble se cacher, et Gillian dont on apprend assez vite qu'elle est veuve élevant sa fille et travaillant dans une école. Il y a ces trois vies qui lentement, évidemment, vont avoir un lien. On ne raconte pas un roman, enfin comme toujours je n'aime pas raconter plus que ce qui pourrait donner envie de s'y plonger. Décidemment Gallmeister ne me décoit pas dans le choix de ses auteurs.

samedi 29 mai 2021

Ya p'dmal tu sais à t'faire du bien lalalala

Eh bien dis donc, qu'est ce que cela passe vite, le dixième et dernier défi est publié chez Dr CaSo, et si une fois encore j'ai pas tout compris parce qu'il y a des trucs en anglais, il s'agirait de se royaumer .

Ma journée avait filé sans un arrêt pour souffler, puisque j'étais à l'agence, de permanence, je décrochais le téléphone tout en m'occupant de mon poste. A 16h un dossier avait été accepté pour un jeune homme ultra pressé qui voulait entrer lundi dans le studio alloué. Mais lundi ma journée était quasi complète. Alors je l'avais appelé, pour voir si on pouvait prévoir l'entrée mardi, ? Après tout je finissais dans une heure, aurai-je le temps de tout préparer ? Sa mère parisienne devait signer le bail, lui devait voir avec sa banque s'ils pouvaient augmenter le plafond de sa carte, prendre une assurance. 
Mais, je me connais, je suis faible avec les gentils, j'aime faire plaisir. Va pour lundi 13h, seul créneau encore libre. Alors, pendant que lentement l'agence semblait se ralentir, je m'y suis attaquée sans lever le nez. Le bail est parti en signature électronique, j'ai édité les documents, créé le compte, croisant les doigts pour que lundi mon nouveau locataire ait son assurance, de quoi payer et que sa mère ait signé le bail dans les temps. Et puis ouf ! j'ai relevé la tête. 
L'agence était silencieuse, tous le monde avait filé dès 17h sonné. J'ai rangé mes affaires, nettoyé et désinfecté le bureau sur lequel j'avais passé la journée, suis allée vérifier que la porte d'entrée était bien verrouillée, loquets en place, et j'ai regardé dehors ; les voitures collées les unes aux autres, le tram passant majestueusement, le soleil immense, estival.
J'étais vidée.
Brusquement l'idée de rentrer directement à la maison, de commencer le week-end pépère avachie m'a semblé d'une tristesse absolue. 
Alors j'ai téléphoné à JP et lui ai donné rendez-vous en terrasse à la Régence, Hop hop hop chouchou, j'arrive, et j'ai raccroché. 
J'ai pris mon vélo, tranquillement : décrocher le cadenas, le bloquer dans le porte bagage, défaire la béquille, savourer chaque seconde, enfourcher et commencer à pédaler doucement, sous le soleil, loin de l'énervement qui sourdait de l'embouteillage juste là, au carrefour. 
Sur la voie verte tout était calme, les chiens faisaient leur caca sagement dans l'herbe à côté de leurs maîtres le nez dans leurs smartphone, les petits enfants brinquebalaient sur leurs vélos et trottinettes à 3 roues, les promeneurs déambulaient et moi je roulais calmement, savourant ce début de week-end. 
A ce moment là, toute la tension de la journée s'est effacée. J'ai refermé cette semaine de boulot,  j'ai respiré longuement, profondément.

Evidemment JP n'était pas encore là, mais je me suis assise au soleil, entourée de pleins de monde qui profitaient de la fin d'après midi, je l'ai attendu tranquillement.

Y a pas d'mal, tu sais, à s'faire du bien, la la la… 
Y a pas d'mal, et ça ne coûte rien 
Prends ton cœur et ta vie par la main, la la la… 
On est sur la terre pour se laisser faire 
Y a pas d'mal à s' faire du bien