lundi 9 juillet 2018

de l'intérêt du foot

Puisque mes grands chefs aiment le foot, l'agence a fermé en début d'après midi pour permettre aux amateurs de vite rentrer chez eux et se délecter du match France-Uruguay. Et moi, comme trop souvent ces derniers temps, j'ai pris mon matériel de femme de ménage, et je suis allée nettoyer des vitres, des tiroirs oubliés, des sanitaires abandonnés. Je suis incorrigible et j'ai horreur, tellement horreur des conflits.
Parce qu'à chaque fois que je fais une sortie, à chaque fois, la phrase que me disent en premier les locataires est : " Ah ben vous verrez, c'est bien plus propre qu'à mon entrée !" et dès que je passe le seuil de la porte d'entrée, je vois les vitres couvertes de traces de mauvais nettoyage, je trouve des portes noircies autour des poignées, des interrupteurs pas nets, et intérieurement je soupire. La plupart du temps, soit l'appartement n'a tellement jamais été nettoyé que je dois faire venir une entreprise, soit grâce à mes chiffons que je traîne dans mon sac à dos, je mets entre ses mains de quoi faire un petit rattrapage en lui expliquant que cela lui évitera une retenue sur son dépôt de garantie.
Mais il arrive aussi que je sois trop en empathie, que je n'ai pas envie de me battre. Alors, je reviens seule dans l'appartement, et je m'attaque aux vitres, aux plinthes poussiéreuses, aux fonds de tiroirs un peu cracra. Il me suffit parfois que d'une demie-heure pour rendre un appartement présentable, et en sortant je me sens ensuite si légère.

Cela n'empêche pas les locataires de se plaindre, et certains, laissant un appartement répugnant, pour qui là je ne peux rien si ce n'est faire intervenir une entreprise, aboient que de toute façon nous les agences, nous ne rendons jamais les dépôts de garantie, que nous nous foutons tout dans les poches. S'ils savaient que pendant qu'ils hurlent devant leur téléviseur à la vue d'un ballon entrant dans la cage, je frotte et brique leurs oublis pour leur éviter de perdre leur précieux sous, et cela sans aucun bénéfice pour moi...

... si ce n'est justement l'absence d'injure au téléphone lorsqu'on leur rend leur dépôt de garantie.

Et cela n'a pas de prix !

jeudi 5 juillet 2018

Paresse estivale

Le soir, alors qu'il fait encore grand soleil, je quitte avec bonheur l'agence.
Dix ans maintenant que je suis entrée pour six mois maximum, dans cette agence que j'ai vu évoluer rapidement. Je me souviens du plaisir que j'avais à aller travailler, rester souvent jusqu'à 19/20 heures sans voir le temps passer et me réjouir du lendemain. Mes deux big chief sont partis à la retraite, remplacés par de nouveaux dirigeants, bien plus jeunes, c'est simple je suis la plus vieille maintenant de tous. 
D'assistante syndic je suis passée à gestionnaire gérance, avec un portefeuille conséquent. J'ai largement abandonné la voiture au profit du vélo et parcours la ville dans tous les sens. Je déteste toujours autant faire les états des lieux, et fatigue face à l'agressivité de plus en plus expressive des locataires et parfois même des propriétaires. J'ai appris à me maitriser totalement lorsqu'un ou une locataire m'attaque verbalement. J'arrive presque à baisser mon rideau de protection mentale, sauf si vraiment la charge est trop lourde.
J'ai eu des collègues éphémères, dont deux m'ont vraiment pourris l'existence et demandé beaucoup d'énergie pour ne pas sombrer. D'autres qui font partie de ma vie, avec qui j'aime bavarder, boire un verre, parfois même me confier. Plusieurs se sont mariés, ont eu des enfants, sont partis... hélas.
Je commence sérieusement à me poser la question pour prendre cette foutue retraite, poussée il est vrai par un copain de mon âge et très heureux de la sienne. J'aime tant travailler, si seulement il n'y avait pas cette confrontation constante avec des personnes dont les menaces sont les seules expressions qu'ils sachent utiliser. 
Je rentre le soir épuisée mentalement, et me tombe d'un coup cette paresse qui me laisse molle et inactive.

Je rêve de vacances, loin de l'agence, cette agence que j'aimais tant.

mardi 26 juin 2018

si loin si proche

Souvent j'imagine mon grand père strasbourgeois revenir sur terre et découvrir la vie telle qu'elle est maintenant.
Que comprendrait-il de ces hommes et ces femmes accrochés en permanence à leur smartphone, regardant des films en marchant, parlant seuls, une simple oreillette plantée dans l'oreille. Qu'imaginerait-il en voyant les jeunes filles aux pantalons déchirés, parlant fort, s'invectivant comme des paysans dans les champs de son enfance ?
Lui qui, lorsqu'il croisait une connaissance féminine, décollait d'un geste délicat, son chapeau de sa tête pour la saluer, que représenteraient ces mains que l'on frappe, retourne, refrappe, se cognant parfois l'épaule, des jeunes mecs pantalons à mi cuisse sautillant sur place.
En quarante ans le monde a tellement changé, tellement.
Comprendrait-il un instant que si l'on avance vite, certaines horreurs reviennent percuter le présent. Les camps qui enferment, les hommes que l'on rejette dans la mer, ceux que l'on recense pour mieux les éloigner.
L'indifférence que l'on pensait envolée.

C'est peut être pas si mal du coup, que l'on ne soit pas éternel.

lundi 25 juin 2018

l'eau, la vie

Il y a eu du soleil, un peu plus de vingt cinq degrés, peut être même sommes nous montés jusqu'à vingt neuf, sur le vélo le vent effaçait quelques degrés, peut-on appeler cela une canicule, une canicule de petits vieux qui devraient boire et n'y pensent pas ?

Elle s'est cachée sous son grand foulard, et puis elle n'a plus bougé, plus mangé, plus bu, rien, une pauvre petite chose qui ne ronronnait plus alors que je lui caressais sa douce fourrure, évitant les deux dômes près de la queue. Elle s'est levée le soir, par habitude, faire son tour pour l'apéro. Elle a senti, effleuré de son museau, la crevette fraîche que je lui avais posée sur le carrelage, à l'ombre des tomates et des poivrons. Elle l'a légèrement déplacée, puis est repartie se cacher sur la mezzanine, sous la couverture.
Le lendemain la caisse était vierge de tous pas, ni pipi, ni caca, rien depuis deux jours, et mes plantes n'avaient, elles aussi, eu aucune visite nocturne.
Alors je l'ai mise dans sa caisse, lui ai fait faire un tour de la ville en voiture avant de partir au bureau, voir si l'effet laxatif qu'a ce moyen de locomotion allait fonctionner avant de l'emmener chez la vétérinaire. Et puisque c'était le cas, je me suis dit que j'allais encore attendre un peu.
J'ai déployé mille ruses pour la tenter, changer l'eau trois fois pas jour pour qu'elle soit fraiche, mélanger un peu de pâté avec quelques cuillerées de liquide. Mais alanguit elle ne quittait plus son fauteuil.
Alors, en désespoir de cause, j'ai pris une pipette, la glissant entre ses dents acérées, je l'ai abreuvée, de force. La première gorgée l'a surprise, la deuxième est mieux passée. Tout au long de la journée, samedi, je l'ai hydratée, petit à petit, une pipette puis une autre quelques temps plus tard.
millilitres après millilitres...

Et puis elle s'est levée, s'est mise à ronronner, et le soir elle attendait vaillamment que sa crevette soit prête. Le lendemain elle avait fait un petit caca dans la caisse, et dimanche elle s'est gavée, rattrapant ses trois jours de diète, ressuscitée, courant même vérifier que toutes les portes des balcons étaient bien ouvertes. Elle n'a toujours pas repris l'envie de boire, la pipette semble lui convenir.

Durant la canicule, n'oublions pas nos petites vieilles qui oublient de s'hydrater...

dimanche 24 juin 2018

BBH 75

Je n'ai vu Jacques Higelin qu'une fois sur scène. Il y a trèèès longtemps, je n'avais pas vingt ans et je découvrais qu'en France il n'y avait pas que Cloclo, Sheila, et tous ces chanteurs sirupeux que j'exécrais. Cela devait être un des tout premiers concerts de ma vie, il ne m'en reste que le souvenir d'une salle sombre remplie de copains rigolards, Jacques sur scène mangeant un bouquet qu'une spectatrice venait de lui offrir, dans un grand éclat de rire général, et qu'évidemment que j'avais adoré entendre les chansons que nous chantions en boucle

 ... je suis amoureux d'une cigare-tte, elle a la rondeur d'un sein, qu'on lèche et qu'on tè-te... Paris New York New York Paris, comme un pauvre con tout seul hààà Or-Ly. Par coeur, aujourd'hui encore, alors que le disque BBH75 m'a été volé depuis si longtemps. Cela devait le seul chanteur français que nous écoutions (*), nous c'était plus Patti Smith, Eno, Lou Redd, mais Higelin nous l'aimions parce qu'il était fou. Je lui suis restée fidèle jusqu'à Tombé du ciel et son poil dans la main que je fredonne encore.

Et puis lentement je m'en suis détachée, l'amie avec qui j'avais acheté les disques (cela nous coûtait moins cher et nous vivions ensemble) a décidé de quitter la vie. Cela a été une telle blessure que j'ai effacé ce qui pouvait me la faire revenir trop brutalement dans mes souvenirs.

Un jour, alors que je ne l'écoutais plus vraiment, je l'ai vu dans une émission de talk show, bouffi, méconnaissable. Je savais qu'il sortait encore des nouveaux disques, je l'avais vu admiratif de cette elfe bondissant qui était sa fille, je l'avais perdu de vue.

 A Lisbonne j'ai appris sa mort.

 Lorsque j'irai à Paris, j'irai lui faire une petite visite dans ce cimetière que j'aime tant.


 (*) Ah mais non, il y avait aussi Bashung, le grand Bashung, et Barbara, Le Forestier, Ferré et Brel etc... Je me sens parfois si exclusive alors que j'ai un coeur ouvert au monde entier !

Une magicienne !

DDC, autrement dit Dieu des Chats, qui est bien plus qu'une "copine de blog", est venue faire un tour chez moi, et lisant un de mes billets ou je racontais la perte d'un billet après avoir fait je ne sais quelle connerie, s'est proposée de me le retrouver.

Pas le temps de dire ouf, qu'elle m'envoyait le lien du billet caché dans les limbes d'internet.

Je suis ébahie. Ainsi, lorsque l'on écrit un truc sur internet, même si on l'efface (par inadvertance ou non), il reste là, tapi, bien caché mais là quand même.
C'est fantastique ! mais ça fait peur un peu quand même...

Et donc médamez'émessieurs, voici le billet ressuscité...

mercredi 20 juin 2018

Allez hop ! tout pile un mois de lecture

Je suis tombée par hasard sur Bernard Pivot, dans je ne sais quelle émission qui présentait apparemment un livre écrit avec sa fille. Il parlait bien évidemment de la lecture, donnait plus que des conseils, des ordres ! 
A un jeune ado qui n'aime pas lire,  on conseille de lire par exemple, Les hauts des hurlevents, On ne lit pas dans son bain, jamais, uniquement dans un fauteuil, on a toujours un crayon à porté de main pour écrire des notes etc. 
Bref je ne me suis pas du tout retrouvée dans ses exigences. Moi je lis n'importe où, beaucoup dans mon bain le dimanche, si possible avec un café que JP m'apporte régulièrement, de tout, la preuve ci-dessous, je n'ai pas de crayon, mais un Ipad pour trouver un lieu, un mot,
J'ai toujours eu besoin d'avoir un, deux, trois livres en route, je ne garde que les livres qui m'ont vraiment plus, les autres je les donne, jamais je ne les jette. Je n'aime pas dévoiler les histoires, je préfère en donner un très bref aperçu sans que l'on puisse perdre le plaisir de découvrir un livre. J'aime, j'aime pas, je ne suis pas une grande critique, et donc voici mes lectures du mois qui vient de s'écouler.

Laurent Binet HHhH Himmlers Hirn heisst Heydrich - le cerveau de Himmler s'appelle Heydrich - C'est au départ surprenant, surtout n'ayant lu aucune critique avant d'ouvrir ce livre. Et puis très vite j'ai été happée, bien qu'ayant vu le film fait à partir de ce livre là et portant d'ailleurs le même titre. Laurent Binet écrit, et on accompagne ses réflexions, ses doutes, ses corrections. On avance dans l'histoire et bien que connaissant la fin terrible, on espère. C'est un livre que je recommande sans hésitation.

William Lashner Vice de forme Ma petite bibliothèque renferme de plus en plus de vieux bouquins sans réel intérêt, je me suis rabattue sur ce polar avant de trouvé quelques jours après une nouvelle boite à livre remplie de livres tous plus tentants l'un que l'autre. Un homme appelle son ami avocat, alors qu'il vient dit-il de trouver sa compagne tuée d'une balle dans la tête. Evidemment, étant sur place au moment du meurtre, tout l'accuse. L'ami est avocat, et démarre l'enquête, persuadé que son ami est coupable. Bref j'ai lu ce polar qui n'est pas mauvais, ni exceptionnel.

Viktor Arnar Ingolfsson L'énigme de Flatey J'ai été un peu déçue de l'histoire, mais c'est tout de même un policier qui permet de voyager à peu de frais. Tout au long du livre, revient l'énigme de Flatey, tirée d'un livre écrit au moyen âge et qui a semble t-il une importance historique en Islande. Mais je ne mettrai pas ce livre dans mes polars à conseiller.

Paula Hawkins Au fond de l'eau Après la fille du train est-il écrit sur la quatrième de couverture. J'avais bien aimé le livre, sans être enthousiasmée. Il était dans ma nouvelle petite bibliothèque, en très bon état, je l'ai pris et lu assez vite. Deux sœurs dont l'une vient de mourir. Suicide ? Celle qui reste va donc chercher à comprendre. Sa soeur avait une fille, Lena, quinze ans, dont elle ne s'est jamais occupée étant donné qu'elle avait coupé les ponts avec sa soeur. Il y a une sorte de malédiction liée à la rivière de la ville où vivait sa soeur et dans laquelle on l'a retrouvée morte. Bon c'est pas mal, mais pas indispensable...

Marcelline Loridan-Ivens L'amour après Internée au camps d'Aushwitz à 15 ans, elle a quatre vingt neuf ans aujourd'hui et évoque sa vie amoureuse construite à son retour. Comment vit-on l'amour lorsqu'à 15 ans on a connu le pire, que l'on a vieilli d'un coup bien trop jeune ? Sa force de vie qui l'a protégée, l'enssert dans ses non-dits. Elle ne sait plus s'ouvrir et souffre souvent d'être aimée. En retrouvant une petite valise où sont conservés des mots, des lettres, des photos de ses amours et se souvient de bribes, elle remonte sa vie amoureuse. Elle travaille sur l'amour et c'est un beau livre

Colombe Schneck Les guerres de mon père Après avoir fini le livre de Marcelline, j'ai ouvert celui de Colombe sans trop savoir de quoi il parlait si ce n'était le titre qui évoquait son père. J'ai la voix de Colombe Schneck dans la tête, j'aime bien cette voix, j'ai donc pris ce livre en pensant à sa voix. Son père était aimé de tous, il disait à sa fille que l'on ne parle pas des choses qui fâchent. Il était médecin, il est mort à 58 ans et longtemps elle l'a attendu, ne pouvant donner son amour à personne d'autre qu'à lui. Il a échappé aux camps grâce à des hommes et des femmes qui l'ont protégé durant la guerre, mais il a vécu la traque des nazis, puis la guerre d'Algérie où il a soigné des hommes torturés. Cet homme que tous le monde aimait et qui laisse orpheline une éternelle petite fille aimée, il a fallu pour Colombe remonter sa vie, découvrir son imperfection, pour pouvoir avancer et accepter d'être aimée par d'autres que lui. J'ai aussi beaucoup aimé ce livre.

Camilla Läckberg La Faiseuse d'anges J'ai trouvé ce livre dans ma nouvelle petite bibliothèque qui a un choix vraiment très intéressant. C'est le premier livre de cette auteure, et je l'ai beaucoup aimé. Un polar assez tranquille, qui raconte deux histoires. La première est celle contemporaine d'un couple qui revient sur le lieux d'enfance de l'épouse où l'on comprend assez vite qu'il s'est passé un drame lorsqu'elle était petite. Eux sont là pour tenter de redémarrer leur vie après la perte de leur fils. L'autre histoire est celle d'une femme en 1015 qui se fait arrêter devant sa petite fille, pour l'assassinat d'enfants dont elle avait la garde. La petite fille est placée dans une famille, et toute sa vie elle portera les meurtres de sa mère. Au début j'ai eu un peu de mal à suivre la multitude de personnages. Il faut un peu s'accrocher, ou se faire un plan pour comprendre qui est qui d'autant plus que certains prénoms semblent féminins et qu'ils sont masculins, et l'inverse pour le genre masculin. Mais lorsque l'on arrive à avoir son canevas en tête, c'est vraiment bien.

Daniel Pennac Mon frère J'étais passée devant ce livre il y a quinze jours, l'avais pris en main, l'avais reposé pour choisir deux autres livres. Toujours à la recherche d'un livre spécifique, ne le trouvant pas, j'ai longuement hésité avant de me décider à enfin l'acheter. Le frère de Daniel Pennac, dont j'ai lu il y a fort longtemps ses premiers livres alors que je démarrai ma vie de jeune adulte, raconte sa relation avec son frère. Enfin, il raconte l'absence de son frère et les souvenirs qui ressurgissent alors qu'il joue une pièce de Melville que son frère lui avait fait découvrir. C'est un livre doux, que l'on aimerait continuer une fois terminé, relire pourquoi pas. J'ai refermé ce livre la gorge serrée, le regard au loin. Se remet-on un jour de la mort de son frère.

Roger Smith Blondie et la mort Offert par mon libraire. Il s'agit d'un polar "à l'ancienne", peu de psychologie, d'histoire en amont des personnages, cela ressemble aux premiers polars que j'ai lu dans ma jeunesse, Chandler and Co. De l'action constante, beaucoup de morts violentes, du soleil et du fric, mais bien écrit. Cela m'a fait plaisir de retrouver ce style de policier, qui jusqu'au bout tient la route. Et tiens pourquoi ne l'irais-je pas d'autres livres de cet auteur ?

Marie Aude Murail Sauveur et fils Il était dans la petite bibliothèque, je me suis souvenue des livres de cette auteure que ma fille lisait grâce à l'Ecole des loisirs. Elle l'adorait et m'en avait fait lire quelques uns . Je l'ai pris, lu et sincèrement aimé. S'il y avait autour de moi des jeunes de l'âge à qui est destiné ce livre, je l'aurai transmis avec plaisir. Sauveur est un grand psychologue, grand d'un mètre quatre vingt dix, noir, plein de charme. Il s'occupe essentiellement d'enfants en difficulté, a un fils et une épouse morte très jeune dont il ne parle pas. On voit passer dans son cabinet plusieurs ados en rupture de société, de famille, tristes ou non. C'est comme toujours, bien écrit.

En filigrane je lis toujours la correspondance entre Camus et Casares...