mercredi 20 novembre 2019

photo n°20

1er trimestre 1993
Hier en ouvrant ma boite aux lettres, il y avait une enveloppe, carrée, à mon nom écrit à l'encre bleue et décorée d'un trèfle à quatre feuilles et d'une coccinelle.
En l'ouvrant j'ai trouvé un faire part et je me suis demandée qui de mes amis avait eu un enfant, et puis... je l'ai ouvert, à l'intérieur la petite fille au coeur tout neuf me souriait et j'ai été émue aux larmes.

Quelle belle idée, quel magnifique geste, que de remercier tous ceux qui de loin ou de près ont tenté d'aider cette si jolie famille qui vivaient ces instants terribles.

Elle est rentrée à la maison, retrouver son frère, son père et sa mère, elle a fêté ses sept ans et puis s'est déguisée pour Halloween en chirurgienne maléfique, a opéré son doudou, vit sa vie de petite fille en riant aux éclats.

Là-bas à Rennes, G. se lève, embrasse son amoureuse, se fait un café avant de partir travailler...

Et moi, je remercie encore et encore ceux qui nous ont donné le bonheur de le voir vivre.


mardi 19 novembre 2019

photo n°19

07-06-2014
Mes deux signes astrologiques sont d'une part le bélier et de l'autre le coq chez les chinois.
Alors, lorsque je rencontre une de ces deux bestioles en sculpture, j'éprouve immédiatement une complicité, un élan amical, comme pour ce petit bélier perché tout en haut de Cordes sur ciel.

Il n'était pas à vendre, debout dans sa vitrine, simplement là, court sur pattes, la tête penchée, interrogateur, le regard perdu dans ses rêves.

Mon petit bélier tout là haut dans les nuages.

lundi 18 novembre 2019

photo n°18

21-05-2011
En mai, en deux mille onze, très certainement un des nombreux gros bacs à fleurs qui égaillent la ville, une averse très récente, je n'ai pu m'empêcher de faire une photo. J'aime lorsque la pluie laisse les fleurs perlées.
En hiver nous avons droit aux affreux choux verts et violets, mais au printemps et jusqu'à la fin de l'automne, les gros bacs fleuris sont toujours très colorés, très bien entretenus. J'ai une multitude de photos de fleurs, de jardin, de paysage et toujours je regrette que l'on ne puisse enregistrer les parfums qui les accompagnent.
Il m'arrivent assez souvent, d'aller m'acheter un bouquet inspiré par mes balades en ville et lorsque les fleurs sont odorantes, je me régale des parfums souvent légers, qui ne sont perceptibles qu'en enfouissant le nez dans les pétales.
Je rêverais d'un jardin, en pleine ville, immense et fleuri, dans lequel je pourrais m'allonger et rêver, un jardin à moi, où des chats et des oiseaux enchanteraient mes jours.

dimanche 17 novembre 2019

photo n°17

14-11-19
Je suis au bureau, en attente au téléphone avec petite musique en fond, je passe le temps en consultant le WhatsApp familial... Et... mais !!! C'est quoi ce chat dans ma chambre ???
Il a déboulé par le balcon explique JP aux enfants, tout fou, tout câlin, visitant chaque endroit de l'appartement, se roulant sur les tapis, jouant à cache-cache, sautant sur les meubles, chez lui, à l'aise. Eh merde, et moi qui suis coincée au bureau !
Et puis immédiatement dans ma tête, Zut zut zut, on m'avait prévenue, un jour un chat s'installera sans demander l'autorisation.
Non, il est venu par le balcon, d'un côté ou d'un autre, il ne peut pas venir de la rue, il est sans doute à de nouveaux voisins, ou bien c'est un chat qui vient d'emménager chez d'autres voisins, ou bien... j'y pense toute la matinée, je rentre le coeur en joie.
Mais il est reparti, par le balcon, ce n'est plus qu'un souvenir déjà, une espérance envolée, qui m'aurait tout de même compliqué la vie.

Hier matin il est revenu, pendant que je faisais les courses, et il est reparti, mais cette fois JP a entendu notre voisine s'exclamer "Oh mais t'étais où toi ?".

Il reviendra nous voir, comme ça, en passant, et nous l'inviterons quelques minutes. Il fera un tour, viendra se faire caresser, repartira, quelques instants nous aurons l'impression d'avoir à nouveau un chat...

samedi 16 novembre 2019

photo n°16

28-05-2012
J'aime tellement déambuler seule dans un cimetière, entourée de silence, lire les noms gravés sur la pierre, parler à tous ces morts qui un jour ont respiré le même air, écouté la vie qui s'écoule. Je m'y sens si bien, chez moi.
J'aime surtout les cimetières de pierre blanche, ceux au bord des mers, balayés par les vents salés, et dont les fleurs sont en porcelaine colorées et brillantes.
Celui de Sète était noyé de soleil ce jour là, personne à part nous deux, qui ne parlions pas, prenant des allées différentes, nous retrouvant sous les cyprès telles des bougies griffant le ciel, repartant vers d'autres directions pour nous retrouver encore et encore.
Le silence bienveillant des morts, les éclats de rire des mouettes, le bruissement du vent dans les lauriers, quelques feulements de chats protégeant leur territoire.
Oui vraiment, je ne me sens jamais aussi bien que dans un cimetière des vents marins.

vendredi 15 novembre 2019

photo n°15

05-02-2012
Il faut attendre Février pour que l'hiver soit vraiment là.

Il a neigé dans les Pyrénées, sur les Alpes, en hauteur des Voirons et tout autour de la haute Savoie, mais ici il n'y a que les températures qui nous donnent l'heure de la saison.
En vélo, bien couverte, je ne suis pas pressée de devoir rouler dans la neige molle, je me contente de celle que je vois à l'horizon.

De cette photo je ne me souviens de rien, c'est l'appareil qui l'a enregistrée un cinq février deux mille douze, à dix sept heures dix huit. Sans doute prise au Salève, un dimanche, le jour de la mort de Christian Blachas dont nous ne rations aucune émission, lorsque la publicité était encore pour nous source d'amusement.

Un dimanche, en hiver, qui a passé sans laisser de souvenir...

jeudi 14 novembre 2019

photo n°14

09-08-2017
La marée ce jour là atteignait les coefficients de 96-97, belle marée de vives-eaux, bien que nous en avions déjà eu des plus fortes. Mais notre plage avait tout de même pris de l'ampleur, il était à peine dix heures et malgré le mois d'août, les vacanciers étaient encore entrain de profiter d'une grasse matinée.
Cette année, comme l'année précédente, ces vacances avaient été si aléatoires, que je savourais, malgré l'incertitude de l'avenir, chaque instant paisible.
Pendant que JP dormait, je quittais sans bruit la petite maison, enfourchais mon vélo et venais là, marcher le long des vagues mourantes.
Regarder au loin les nuages lentement se mouvoir et changer de forme, écouter le ressac et du regard chercher les coquillages, rares, qui abandonnés de leur propriétaires, brinquebalaient dans les vagues langoureuses, sentir cette odeur marine qui toujours m'apaise.
Je voudrais finir mes jours au bord de l'océan...