lundi 7 juin 2010

lundi matin.

L'ondée bienvenue d'hier soir à rafraichi l'air, mes marguerites s'épanouissent, dressant leurs bouquets au bord de la rambarde du balcon. Chamade retrouve le plaisir de faire la sieste à l'ombre d'un parasol, alanguit, les pattes étendues, tricotant au moindre regard lui faisant espérer une caresse.
Week end heureux, plongée dans un livre que je voudrais ne pas lâcher, le posant de temps en temps pour mettre en route une machine, préparer une brioche pour mes collègues, repasser et vaguement mettre en ordre quelques papiers trainant sur le bureau.
A midi, puisque le critérium du Dauphiné  bloquera toute la ville durant des heures, je ne pourrai rentrer chez moi. S'il fait beau j'irai déjeuner au soleil, emportant ce livre qui me procure le même sentiment amoureux que, du temps de ma toute jeune adolescence, me procura le Bonheur des Dames de Zola.

Je voudrais oublier pour un temps ce qui fait notre quotidien, l'abominable gouvernement et son cortège de lèche-cul qui chaque jour me rendent plus angoissant le futur de mes enfants, les nappes de pétrole qui se déversent inexorablement, cette violence qui semble devenir le commun du dialogue.

Aujourd'hui donc, je couperai le son des journaux matinaux, y mettrai à la place un morceau de Ska-p sur lequel je chanterai encore et encore cette rage de vivre qui toujours m'a tenue la tête hors de l'eau !

11 commentaires:

La petite poule noire a dit…

Bonne journée à toi Valérie, elle semble commencer sous de bons cieux...
Comme je te comprends, même quand tout va mal, la compagnie d'un bon livre a ce rare pouvoir de te faire tout oublier. On n'est jamais totalement désespéré quand on aime lire !

julio a dit…

Oui étrange moi je croyais qu’avec la crise les gouvernements aller négocier un changement profond de la croissance, mais mon. Il fond tous pour que rien ne changer, que les marchez la bourse et les banques décide de nôtres avenir. À quoi bon aller voter puis que se sont les financiers qui décident des politiques de nos pays !

demande à maman ! a dit…

En dépit du beau soleil, ca sent un peu le blues du lundi non ? bonne lecture en tout cas !

Fauvette a dit…

Je viens de la terminer ce livre !
Foisonnant !
Des bises à toi et bonne semaine.

Beo a dit…

Tu as sûrement trouvé un bel endroit ombragé pour déguster ton dîner et ton bouquin, parce que la chaleur est bien accablante sous le soleil ardent!

Jipes a dit…

Rue de décrocher de la morosité ambiante allez marcher dans la Nature et profiter de la Vie même si elle est pas toujours rose

Valérie de Haute Savoie a dit…

Jipes, je trouve qu'il faut de plus en plus d'énergie pour sortir de ce marasme dans lequel nous plonge jour après jour les journaux divers.

Julio, sauver leur pépettes est pour eux l'essentiel !

La petite poule noire, en plus ce livre (dans la main du diable) est vraiment prenant, et on oublie tout ce qui autour pourrait nous faire replonger dans le réel du moment :)

Demande à maman (bonjour ! et merci de passer par ici) je n'ai heureusement pas le blues du lundi pour cause de reprise de boulot, mais plus cette lassitude d'entendre encore et encore des mauvaises nouvelles, et cette impression que l'avenir se bouche.

Fauvette, as-tu lu la suite ?

Béo, il est très rare que je souffre de la chaleur :)

FD a dit…

Naaaaaan, t'écoute Ska-P, toi ?!!!! bonne semaine :-)

Valérie de Haute Savoie a dit…

Non seulement je les écoute, mais j'ai dansé comme une folle à leurs concerts et j'ai presque tous leurs disques ;)

Lancelot a dit…

Ah, tu avais aimé 'Au bonheur des Dames' toi aussi ? Je l'avais lu à 15 ans et beaucoup, beaucoup apprécié. Même si, en définitive j'avais préféré 'Germinal' à 16 ans. Ambiance totalement différente, c'est sûr...

Curieux comme ces livres qui 'flambent' dans la passion de notre adolescence nous laissent un goût qu'il est difficile de retrouver par la suite, parce qu'on s'est aguerri...? blasé...?

Et agréable aussi de pouvoir oublier le gris quotidien et permanent du monde extérieur en se laissant aspirer dans ces délicieux 'vortex' que sont ces livres que l'on découvre et que l'on adore tellement qu'on ne peut plus les lâcher... :)

Valérie de Haute Savoie a dit…

Ah mais Lancelot, tout Zola, Victor Hugo et son 93 qui m'a fait me pâmer des mois durant, Régine Desforges en son temps, et même Diane Gabaldon, tous ces écrivains qui m'ont engloutie le temps d'un livre :) Le goût de lire ne se perd jamais je crois !