jeudi 13 décembre 2007

retour

Il commence à faire nuit, j'allume mes codes, la radio ronronne doucement.
Je reviens d'Annecy où j'ai déjeuné avec mon amie, les montagnes tout à l'heure étaient roses sous le soleil déclinant, la neige parsemée comme du sucre glace... Juste avant Cruseilles la radio crachote et je change de station... France bleue Savoie... Jacques à dit cours... je laisse, je suis bien... Feu rouge... vert... Chuck Berry... quel plaisir, souvenir de ma découverte du rock... La route est souple, la nuit est là... quelques infos... musique, premières notes, mon dieu que c'est loin... incapable de me rappeler qui chante ça mais j'aimais... monte le son d'un instrument à vent, basson, cor anglais, hautbois ? C'est brutal, incontrôlable, ma gorge se serre, mes yeux se mouillent, mordre les lèvres... trop tard tout se trouble.


Guérit-on un jour de l'absence ?

9 commentaires:

meerkat a dit…

Peut-être que l'absence un jour prend des contours un peu plus moelleux qui viennent tapisser le vide laissé. Sur ce thème, l'Ane Onyme m'a laissé une phrase en commentaire qui m'a beaucoup touchée et que je garde dans un coin de ma tête comme un réconfort : "l'absence c'est la présence en creux". Qu'est-ce que tu en penses ?
(ne t'embête pas à recopier mon URL)

J'ai été vraiment émotionnée par tes deux billets sur la maladie de JP, mais je reste parfois sans mots pour le dire.

Valérie de Haute Savoie a dit…

L'absence en creux...

C'est aussi la douleur fantôme, tel un membre amputé dont le corps ne fait pas le deuil... une fratrie reste un tout et l'absent est ce membre fantôme...


Ce n'est vraiment rien Meerkat de recopier un url ;)

Marc a dit…

J'ai adore le texte et la musique. A bientot.

Pablo a dit…

J'ai lu ton billet ce soir ; avant, ce matin, j'en avais lu un autre sur l'absence chez Gilda ; plus tard, il y a quelques minutes, j'ai vu aussi que Samantdi en parlait. Je découvre que Meerkat parlait aussi de l'absence il y a quelques jours. (J'aime bien Tanita Tikaram, j'ai deux disques d'elle, mais il y avait longtemps que je ne l'écoutais pas).

Valérie de Haute Savoie a dit…

Marc Je n'ai plus dû entendre ce morceau depuis vingt ans, mais j'aime bien de temps en temps retrouver par hasard une musique aimée en son temps ;)

Pablo, hier soir en rentrant j'ai bien évidemment lu les blogs et j'ai été frappée par cette similitude (Samantdi aussi parle de l'absence) et pourtant j'ai écris ce petit truc en arrivant, je venais de sécher mes larmes ;)
Je crois que je ne connais que ce morceau de Tanita Tikaram.

Fauvette a dit…

Comment pourrait-on en guérir ?
Cette absence qui se fait si présente...
Il est beau ce billet Valérie. Merci.

Jipes a dit…

J'ai vécu ca il y a peu la musique a cela d'universel c'est qu'elle peut nous faire exploser de joie ou alors nous remuer terriblement et faire resurgir des douleurs que l'ont croyaient bien entérrées. Non malheureusement on ne guérit pas de l'abscence on essaye d'avancer au mieux.....

antagonisme a dit…

Tu ne peux pas imaginer comme tu es bouleversante.

anita a dit…

je suis très touchée parce que tu écris. Touchée, pas seulement émue. Touchée parce qu'en dessinant quelques uns des contours de ta vie, cela me rend palpable certains autres de la mienne, et tu les dessines/écris remarquablement. Oui, je crois qu'on apprivoise l'absence. Mais par moment les absents vous surprennent, et l'on reste quelques heurs, quelques jours, habité de douceur ou de déchirement.
Des bises.