lundi 8 octobre 2007

Je n'aurais ni le temps ni l'énergie pour rebondir sur le dernier sablier. Je suis juste un peu exténuée, épuisée... pour ne pas dire à ramasser à la cuillère.
C'est un peu tôt pour me faire une idée réelle de ce nouvel emploi, j'avoue que là j'ai l'impression de m'être pris une claque dans la gueule ! Je suis rentrée et me suis effondrée en larmes. Une bonne nuit, je vais essayer d'analyser le pourquoi de cet effondrement. Il y a plusieurs choses qui se télescopent, mais je me connais, je vais assez vite remonter la pente.
Je suis, pour une semaine, chapeautée par la fille que je remplace. Il y a une multitude de choses à enregistrer en un temps très court et ensuite je sais que je devrais me débrouiller seule. Il faut que je me protège de ce qu'elle me raconte sur une telle et un tel qui sont, à l'entendre, des personnes retorses. Surtout surtout me protéger des a priori, je viens juste d'arriver et nous n'avons pas du tout le même caractère. J'ai un mois d'essai qui je l'espère me permettra d'avoir une idée précise de ce qu'est réellement cet emploi.
Mais ce soir je suis incapable de prendre du recul et je suis noyée de larmes !

Edit du lendemain !
Malgré une nuit plus que courte, et des yeux de lapin atteint de myxomatose, ma journée s'est plutôt bien passée. J'ai commencé à travailler, j'ai pris des tonnes de notes, j'ai fait la connaissance de plusieurs personnes sympathiques. J'ai juste une angoisse folle qui m'étreint vers 18 heures et sans en savoir la raison.
Je suis par contre épuisée et à neuf heures j'ai l'impression qu'il est minuit.
Avouer, hier sur ce billet, combien j'étais effondrée, m'a, j'ai l'impression, obligée de me secouer vigoureusement. Et tous vos mots m'ont rassurée et mis du baume sur le coeur. tant pis pour ce bisounourssisme mais je vous remercie !

Et puis je voulais juste apporter une petite précision, la personne que je remplace quitte son poste pour se rapprocher de là où elle habite (à plus d'une heure de route). Je crois sincèrement qu'elle a un bon fond mais qu'elle a pour des raisons personnelles beaucoup souffert par moment ce qui explique certaines difficultés avec quelques collègues. C'est en cela que je disais qu'il fallait que je me protège des a priori n'étant pas dans sa situation. Je ne voudrais pas, même si elle ne viendra jamais sur ce blog et si elle n'est aucunement identifiable, que l'on puisse se faire une fausse idée de ce qu'elle est. Elle est en ce moment aussi épuisée que moi le soir, s'efforçant dans un laps de temps très court de me transmettre le maximum d'informations, cela fait 10 ans de sa vie qui se clôture.

8 commentaires:

samantdi a dit…

Courage belle Valérie, c'est aussi la tension nerveuse qui s'effondre. Ce que te dit cette fille, hop, ça entre par une oreille et ça sort par l'autre.

Bonne nuit reposante avec de doux rêves.

(c'est une journée pleurante, de toute façon, il pleut)

Otir a dit…

Ah ben Valérie, que pourrait-on pour t'encourager ? J'espère que ça t'a fait du bien de nous confier cela. Pensées virtuelles mais sincères.

Anonyme a dit…

bon courage pour aujourd'hui,pensez à votre fils et vous vous apercevrez que vous avez beaucoup d'énergie ,mon fils est schizophrène et le boulot est ma survie mais personne ne fait de cadeau
je compte sur vous et à ce soir

Fauvette a dit…

Valérie, ne la laisse pas obtenir ce qu'elle veut : te décourager et briser ton désir de travailler.
J'espère que cela va mieux après une bonne nuit.
Je penserai bien à toi aujourd'hui,
je t'embrasse bien fort.

Valérie de Haute Savoie a dit…

:) J'ai sangloté dans les bras de JP hier soir, et petit à petit j'ai repris du poil de la bête. J'ai décortiqué ma journée et cherché tout le positif que je pouvais en dégager... déjà j'ai 6 semaines de vacances et cela ne m'est jamais arrivé (je n'avais que 4 semaines depuis des lustres) Il y a une sorte de fond social qui apparemment devrait me permettre d'avoir des remboursements sur des livres ou voyages (je n'ai pas encore tout compris) il y a aussi que je vais être au coeur de ce qui se fait culturellement dans ma ville.... Et puis ensuite je mènerais ce bureau comme je l'entends, première choses que je ferais la semaines prochaine LE NETTOYER !

Merci Samantdi, Otir, Anonyme ;) et Fauvette. Merci beaucoup !

Madame Irza a dit…

Ça c'est affreux, les ragots gratuits à l'arrivée dans un endroit. Ça m'est arrivé l'an dernier, et franchement je m'en serais très volontiers passée, ça a rendu les choses encore plus difficiles qu'elles l'étaient déjà en soi.

Et puis les débuts, c'est crevant.

Mais reprends du poil de la bête, je t'envoie une grosse bise pour te donner de l'énergie !

Dr. CaSo a dit…

Oh la la, je connais ce sentiment par coeur! Ne paniques pas, tu oublieras la moitie de ce que tu entends et tu le rapprendras quand tu en auras besoin. Et la fille que tu remplace en a peut-etre gros sur la patate...

Je t'envoie tout plein d'ondes de courage et un tres tres gros bisou (un hug, comme on dit ici). Respire, et n'oublies pas que ca ira mieux dans quelques jours!

Chicorée a dit…

Courage Valérie, c'est hyper classique ce que tu racontes, la fille qui part n'était pas à la hauteur et ne peut donc être que négative.Ce n'est donc pas une bonne idée qu'elle soit là. Prend les choses selon ton propre jugement et selon ton coeur : la différence est de taille , tu es forte et tu es volontaire , tu l'a moins fois prouvé par tes récits ici. c'est un peu dur au début de s'implanter dans lce secteur pour une ville, d'une assoc..., il faut avoir une sacrée foi en ce qu'on fait et je parle de ce que je vis ..alors vas y vaillante et surtout ne te décourage pas hein? chicorée