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dimanche 9 août 2026

reprise en douceur

éventuel mobile en préparation ?

J'ai fêté cette année ma dernière année en soixante, année érotique susurrait Jane Birkin... 

J'aurais plutôt tendance à penser que l'âge aidant, il m'est plus difficile de bouger avec vivacité. Aussi ai-je décidé qu'il était urgent que je fasse un effort. 

Le mois de juin a vu mon fils chéri se marier avec sa belle amoureuse, et puisque ma mère avait fait le voyage jusqu'à Angers pour cela, je lui avais suggéré de venir ensuite voir notre maison que nous aimons tant. Elle y est restée dix jours et mon petit frère en a profité pour l'accompagner une petite semaine. Nous avons visité la région, j'avais pour cela loué un fauteuil roulant qui permettait de se balader sans l'épuiser.

Puis est venu, ce qui semble devenir un petit rituel, le séjour dans notre maison d'Alsace. Mes deux frères sont venus y passer 15 jours et maman elle, est restée les trois semaines prévues. Bien lui en a pris, la canicule ayant à nouveau frappé Paris. Là haut, entre les murs de pierre épais et dehors sous les arbres et la glycine, un petit vent frais presque constant, nous étions vraiment au paradis. Nous avons fêté joyeusement ses 96, le 14 juillet.  Un peu plus tard c'est JP qui a fêté ses 67 ans. Nous revoilà avec deux ans d'écart. Comme à chaque fois que nous nous retrouvons en famille, nous faisons moult apéros et bon repas. Et même si la maison est entourée de verdures luxuriantes, je n'ai pas beaucoup bougé mes fesses.

En rentrant mes enfants sont venus passer quelques jours vraiment très agréables. 

Et puis la vie a repris son cours, mammographie de contrôle (première depuis 25 ans...), dentiste et remise en ordre de mon potager.

Sauf que, ces parenthèses ont laissé deux kilos en plus de ceux déjà amassés depuis notre déménagement et mes articulations crient misère dès que je bouge un peu. Alors, pour alléger leur souffrance, il me faut un peu stopper l'escalade des agapes. Et surtout, il faut que je bouge. Premièrement enclencher la restriction d'accès aux applications bouffeuses de temps et de moral (Instagram et BlueSky), et puis programmer avant que le soleil ne tape trop fort, une marche d'un bon pas, dans le parc à côté de chez moi, un podcast dans les oreilles. Et le plus difficile pour moi qui suis une gourmande invétérée, restreindre les quantités dans mon assiette et dans mon verre (là je ne parle que d'alcool il va sans dire). 

L'écrire fera peut être que je m'y tiendrai plus que deux trois jours. L'avenir me le dira.

jeudi 24 juillet 2025

Pétition

Dans notre famille, depuis toujours, nous sommes écolos sans même plus y faire attention. Dès notre plus jeune âge nous avons été entraînés là dedans, triant le papier et les bouteilles en verre (le plastique n'était à l'époque pas encore fantastique, il y en avait donc moins), mangeant si possible bio, privilégiant les légumes, légumineuses et peu de viande (mais il est vrai que cela était cher et que le budget des parents n'étaient pas élastique). En 74 nous avions enfourché nos vélos pour suivre René Dumont qui se présentait aux élections. 

Bref, lorsque l'autre soir un de mes frères nous a exhorté à signer la fameuse pétition duplomb, avant de m'endormir, j'ai cliqué sur le site, cliqué sur FranceConnect pour m'identifier, attendu le code qui n'est jamais venu. Alors me suis-je dit, demain je réessaierai. Le lendemain rebelote, mais là stupeur, je réalise que l'adresse mail sur laquelle je devrai recevoir mon code... n'est pas la mienne. Et impossible de me connecter via FranceConnect sur les trois sites qui le permettent.

J'appelle Amelie, qui très étonnamment répond rapidement, et me rassure "non non pas de problème chez nous, l'adresse mail est bonne, le RIB aussi" Ouf je raccroche.

Le soir, pour être sûre et essayer de comprendre ce bug, j'essaye de me connecter par toujours ce FranceConnect, mais l'adresse est toujours mauvaise. Je tente en direct et ça marche, sauf que là je vois que mon RIB n'est plus le bon.

Vous imaginez mon angoisse, et le lendemain lorsque à nouveau j'ai une conseillère d'Amelie, celle-ci semble mettre en doute ce que je lui dis. Je contacte FranceConnect, ma complémentaire de retraite, mon assurance retraite, et même si certains semblent me croire, je suis assez seule et démunie pour dépatouiller de problème. D'autant plus que je suis à Paris (sous la pluie qui lasse et m'ennuie dirait Barbara) et que mon moral prend un sacré coup de massue.

Cela fait six jours que j'ai constaté ce piratage, depuis hier après-midi l'adresse mail est de nouveau la mienne, pour l'instant mon compte semble ne plus être attaqué. Jamais je ne me suis autant connectée sur le site, et à chaque fois je reçois une alerte m'indiquant que quelqu'un s'est connecté. Comme je n'avais pas eu d'alerte concernant le piratage (il a bien dû se connecter sur mon compte non ?) JP m'a conseillé de changer également mon mot de passe d'accès mail.

Inutile de vous dire que pour l'instant je n'ai pas vraiment pu apprécier mon séjour parisien, d'autant plus que comme lors de mon dernier passage à Paris, il pleut, il pleut, il pleut...

lundi 10 mars 2025

savouration




J'ai quitté Paris mercredi à 18h18, une valise remplie à la va-comme-ch'te-pousse, un train bondé, un soleil resplendissant.

A 21h29 je suis arrivée à Genève, JP m'attendait, et même si j'étais triste de quitter ma mère, j'étais vraiment très contente de retrouver l'appartement, mon lit, mon confort si pratique. J'étais partie pour quinze jours, je suis restée quarante neuf jours, j'ai perdu mon père, j'ai un peu découvert ce Paris tant honni, j'ai mis ma vie entre parenthèse.

Voilà, je suis de retour, je repars bientôt en Charente Maritime, pour commencer sérieusement à prospecter. Evidemment je reviendrai à Paris toujours pour aider maman qui doit apprendre à vivre seule, alors que cela faisait 72 ans qu'elle vivait avec mon père, et 72 ans qu'ils s'aimaient follement. Mais là, tout de suite, je savoure mon café au lait, assise à mon bureau, dans le calme de l'appartement.


lundi 30 octobre 2023

heure d'hiver et autres plaisirs


Ce que j'aime dans l'heure d'hiver, c'est que dans quelques mois elle se changera en heure d'été. Ce soir je quitterai l'agence dans le noir, et ce n'est pas pour autant que je me lèverai demain au jour naissant, non non il fera toujours aussi noir.
A-t'elle une quelconque utilité cette flutain d'heure d'hiver si ce n'est dérégler encore un peu plus, ceux dont le sommeil est déjà plus qu'aléatoire ?

Mais dans ce monde qui semble de jour en jour s'écrouler, une heure de plus ou de moins ne changera pas grand chose. Au moins C. est maintenant dans le même créneau horaire, bien que chez elle il fasse encore au dessus de 20° et qu'elle se baigne dans sa piscine le soir, entourée d'orangers couverts de fruits, des chats  et des tortues, tranquilles, baguenaudant dans la pelouse.

Faute de maintenir le poids que j'avais durement perdu, je me suis remise au yoga. Ne plus regarder les nouvelles, essayer d'oublier Twitter qui même s'il a changé de nom, reste pour l'instant une de mes dernières addictions alors même que cela n'a plus rien, mais plus rien à voir avec ce que c'était il y a même pas trois ans. Continuer le vélo, qu'il pleuve ou vente. Eviter les cinglés en trottinettes ou en vélos électriques qui tiennent plus de la mobylette déguisée et foncent sans tenir compte de qui que ce soit sur leur passage. 

Hier j'ai brodé sur mon jean une petite feuille qui cache maintenant un trou fait par le pédalier. Je me l'étais noté sur mon "à faire", comme je le fais depuis quelques temps. Un petit mémo pour le week-end, des trucs à faire que je remets constamment à plus tard et qui restent comme un reproche dans un pan de ma mémoire. Pas grand chose, mais qui me donne l'impression de finir une semaine joliment. un encadrement, un raccommodage, un coup de fil à quelqu'un que je n'ai pas appelé depuis longtemps, une recette oubliée...

Tout à l'heure je ferai l'état des lieux de sortie d'un jeune homme qui a laissé deux ans durant, des poubelles remplies de déchets et qui ont nourries des colonies de mouches qui ont chié sur tous les murs, plafonds, meubles et tout ce qui constitue un logement. 
Inutile de dire combien j'ai hâte.

dimanche 22 octobre 2023

Trier

les fameuses branches suisses

J'ai sur mon iPhone une quantité de captures d'écrans, de photos qui pourraient un jour me servir et évidemment les photos d'instants qui méritent de rester en souvenirs, pour ma mémoire.

Les captures d'écrans sont en général des livres que des lecteurs conseillent sur X anciennement Twitter, des musiques entendues dans une série vite shazammées tout en regardant la série et capturées vite fait pour plus tard les télécharger sur Spotify, et quelques trucs rigolos qu'un jour peut être je mettrai sur mon blog. Oui, parce que même si j'avais totalement abandonné mon blog dans la vraie vie, j'avais toujours gardé dans un coin de ma tête l'envie de raconter.

Ce matin je cherchais une photo pour illustrer un billet. Je suis immédiatement tombée sur mes fameuses captures d'écrans, et je me suis dit que ce serait bien d'en profiter pour noter tous les morceaux sélectionnés à la va-vite, les livres qui m'ont tenté, les photos pour d'éventuels billets et enfin pouvoir supprimer ces captures d'écrans. Mais je n'imaginais pas le nombre qui attendaient qu'enfin j'y accorde un regard. J'ai passé plus d'une heure à trier, recopier, jeter des doublons, et voilà déjà qu'il est onze heures. 

J'ai maintenant dix séries à regarder, vingt-quatre livres à lire et trente-sept titres à ajouter à ma playlist. 


vendredi 24 février 2023

Neige, eau et statine

Sommand

Depuis trois jours j'ai mal, une douleur qui fluctue, qui se déplace, qui touche les muscles et les articulations. Alors je me souviens que lorsque le médecin m'a prescrit les statines, il m'a prévenue qu'il pouvait y avoir des effets secondaires. Cela fait un peu plus de vingt jours que je suis le traitement, je cherche sur internet et tombe sur de nombreux articles relatant ces foutus effets. Oui cela arrive au bout de quelques semaines, oui cela peut toucher muscles et articulations, mais lis-je aussi, les statines ont bon dos, les essais avec un placebo le prouvent, il n'y a pas d'effets secondaires de ce type. En gros, puisque l'on m'a dit qu'il y aurait des effets secondaires, ben je me les fabrique. C'est fou de se dire que des chercheurs puissent affirmer cela. J'ai vraiment mal et lorsque cela a démarré, pas une seconde je n'ai mis cela sur la prise de statine. Je me suis étonnée, pourquoi mon mollet me semblait mort, puis lentement cela est remonté et ma jambe complète semblait douloureuse comme si j'avais fait une marche intense sans m'être échauffée. Le lendemain la douleur s'est calmée, mais mes muscles des deux jambes étaient endoloris. Au troisième jour ce sont les articulations qui coincent, du mal à plier un doigt de la main droite, les jambes et le dos qui tirent. Comme j'essaye toujours de comprendre pourquoi brutalement j'ai un symptôme qui se réveille, je cogite et tout à coup j'ai fait le lien, c'est là que j'ai cherché sur internet et ai trouvé de nombreux articles.
Je vais en parler à mon médecin, je n'imagine pas continuer à avoir mal toute la journée comme ça, mais je ne vais pas pour autant stopper sans avis un traitement.

Ce week-end C. et sa cousine sont venues faire du ski. Puisque J. (ma nièce) n'avait jamais vraiment fait de ski, elles ont chaussé des skis de fond et sont allées sur les pistes de Sommand deux jours durant et super découverte le troisième jour, sur celles du Centre nordique d'Agy au dessus de Cluses. Nous avons eu un temps splendide, la neige d'ailleurs a doucement fondue et lorsque nous sommes montés vers le plateau d'Agy, les champs étaient secs, jaunis par le soleil, avec de rares plaques de neige, "pas grave, on se baladera à pied" nous sommes nous dit. 
Pourtant, au dernier lacet, brillait la neige et les pistes encore bien blanches.
Pendant que les filles exploraient ce nouveau domaine, JP et moi nous sommes vautrés dans un canapé au soleil, sirotant des bières, regardant les chiens de traineaux se préparer en aboyant de joie à l'idée de faire une balade. Vers quatorze heures nous avons déjeuné, et sommes redescendus pour éviter les bouchons des skieurs rentrant des pistes. Les filles avaient leurs trains en fin d'après-midi, rentrant l'une à Paris et l'autre à Marseille.

Le week-end aurait été idyllique si nous n'avions découvert que notre cave où C. avait stocké tous ses livres et ses albums de photos, était complètement inondée. Une canalisation en dalle ayant pété, tous les cartons se sont gorgés d'eau et lorsque nous avons ouvert la porte se sont écroulés, vomissant les livres et les albums gonflés, saturés, moisis. Quelle tristesse...
C. a fait un tri, nous l'avons aidée à sauver ce qui pouvait l'être, mais les photos de classe ont fondu, ne reste souvent qu'une toute petite partie, les livres en bouilli sont allés directement dans le bas papier.
Depuis sur l'étendoir, sèchent ses journaux intimes d'adolescente, ses rares albums partiellement sauvés et deux trois livres. JP de son côté explore des négatifs que j'ai dû rincer tant ils étaient collés entre eux, et dont là aussi une pellicule semble avoir par endroit disparu.

On se console en se disant que nous avons toujours un toit, que notre famille est entière, que nul tremblement de terre ou guerre n'a anéanti notre vie.

mercredi 8 février 2023

célibat

menthe-fenouil-mimosa

Il ne me reste que la toux et une fin de rhume, deux semaines à traîner un virus hivernal, sans méchanceté mais fatiguant.

Dimanche nous étions à Thônes, fêter les soixante ans de Solène, avec tout ce qui m'est fortement déconseillé, alcool, fromages, charcuterie, pour une raclette. Sans doute ma première de l'hiver et vraisemblablement la dernière. A Noël j'avais déjà fait l'impasse sur la fondue que nous avions faite en Alsace, rapportée d'Estavayer où chaque fois nous nous arrêtons pour acheter la fameuse fondue, mais surtout la double crème de Gruyère et ses meringues délicieuses. J'aime vraiment le fromage, mais je le préfère non fondu, plutôt de chèvre ou de brebis, avec une salade et un bon pain au levain. 
De Thônes nous n'avons vu que cette salle de fête où nous étions rassemblés. Et puis j'avais oublié mon téléphone à la maison, je n'ai donc pas pu photographier les Alpes encore très enneigées. 

A la place voici une photo de mon petit potager d'intérieur dont je viens de renouveler les caissettes. Adieu le basilic crevottant depuis notre retour de vacances estivales. Cette fois-ci j'innove, à part la menthe pour agrémenter les salades, j'avais envie de voir pousser des trucs différents. Aucune idée de comment le fenouil va pouvoir s'épanouir dans ce si petit contenant, et le mimosa ne deviendra pas un bel arbre fleuri, mais au moins j'aurai un peu de verdure à l'entrée. 

Je suis seule depuis lundi, JP est parti dans les Vosges retrouver sa mère et un bout de sa famille. Le matin je me prépare mon repas de midi, rapide, je n'ai que vingt minutes pour déjeuner. Je pourrais évidemment le faire au bureau, nous avons une grande cuisine et salle à manger, mais je préfère prendre mon vélo, mes dix minutes à pédaler font un vrai break, me vident joliment la tête et déjeuner sans bruit me fait un bien fou. Je repars aussi vite que je suis venue mais j'aime ce tout petit moment qui brise ma journée de travail. 

Hier soir, j'ai regardé deux films, délaissant mon livre d'en ce moment. Une daube (le grand partage) et un film charmant ne cassant pas trois pattes à un canard (comme t'y est belle), buvant une tisane après mon bol de riz pimenté. Parfaite soirée de célibataire. La maison rangée, sans risque de désordre jusqu'a retour de JP.

C. est au-dessus des nuages, partie de Koweït, elle atterrira à Paris vers treize heures. Fasse que le ciel lui soit clément et qu'elle puisse se reposer tranquillement.

vendredi 3 février 2023

des pilules et gélules


Ce matin je dois prendre une capsule de vitamine D prescrite par mon médecin. Une capsule uvédose à prendre tous les deux mois. Je prends depuis quelques mois de la vitamine D que j'achète en flacon, une gélule par jour. Vous voyez sur la photo à gauche l'uvédose, dosée à 50 000 Ul et à droite la plus grosse dosée à 400 Ul, Eh bien ça m'épate qu'un si petit contenant puisse avoir 125 fois plus de vitamine D que ma grosse gélule. J'ai du mal à croire qu'elle me délivrera suffisamment de vitamine D durant deux mois.

J'avais rendez-vous mercredi soir chez mon médecin, pour envisager un traitement recalcifiant en raison de mon ostéoporose. Le rendez-vous était prévu pour 17 h, mais puisqu'il avait plus d'une heure et demi de retard, j'ai foncé à la maison pour voir encore C. une petite heure avant son départ pour Paris. Lorsque mon tour est venu, il y avait encore dans la salle d'attente 4 personnes, je pensais qu'il me garderait peu de temps, pressé de finir sa journée. Mais il avait envie de bavarder, tranquillement, comme si le monde était à nous. Il semblait tellement détendu, comme si après moi il allait rentrer chez lui, salle d'attente vide, paperasse faite. Nous nous connaissons depuis 1992. Une nuit, JP allant très mal, j'avais appelé le médecin de garde et c'est lui qui était venu, souriant, presque débonnaire, mais attentif. JP avait été hospitalisé, je l'avais accompagné aux urgences et en rentrant j'avais trouvé ma voisine venue gardé les enfants, blanche d'angoisse, G. étant lui aussi très mal. J'avais rappelé le médecin de garde et c'est lui de nouveau qui était venu. Très calme, il avait ausculpter G., lui avait longuement parlé, expliqué pourquoi il avait fait hospitalisé son père, mais qu'il ne pensait pas que c'était gravissime. Il l'avait rassuré et m'avait dit qu'il pensait que G. allait plutôt bien, mais que cette hospitalisation en pleine nuit l'avait tellement angoissé qu'il avait eu ces symptômes de presque détresse pulmonaire. Lorsqu'il était reparti, G. allait bien mieux, et je m'étais dit que ce médecin, qui venait de s'installer à Annemasse semblait un vrai bon médecin. Depuis c'est notre médecin de famille, qui a vu grandir les enfants, JP tenir vaille que vaille malgré le pronostic affolant au début de sa maladie et moi de temps en temps, mais de plus en plus ces derniers temps.

Parce que si mon ostéoporose est de moins en moins sévère, c'est mon foutu cholestérol découvert aux derniers examens sanguins, qui nécessite maintenant un traitement. Mon premier traitement de vieille, un petit comprimé de statine à prendre le soir, pour tenter de décrasser mes artères. 

Facile, rapide, mais accompagné hélas d'un régime éliminant quasiment tout ce qui fait que la vie est une fête... LE GRAS !

En sortant de son cabinet, lui hilare, moi aussi discrète que possible, j'ai senti tous les regards me foudroyer, vite vite j'ai filé dans la nuit noire.




dimanche 29 janvier 2023

Avocat et pois chiche

 


C devait arriver à 10h30, mais ayant fait une petite erreur de quai due à la fatigue, elle avait loupé son train de 3 minutes. C'est donc à 15 heures qu'elle est arrivée à Annemasse, encore très fatiguée de sa semaine et un peu brassée par une soirée entre amis qui s'était terminée assez tard.
Nous avons bavardé sagement autour d'un thé, et en fin d'après midi, avant que le soleil ne décline, sommes allées toutes les deux chercher pour JP quelques crèmes et bandes pour ses enveloppements des mains préconisés par sa nouvelle Dermato, puis en quête de pantalon ou bottines pour C. 
Ces nouvelles semelles que j'appelle poétiquement "écrase merde" ne lui plaisant pas non plus spécialement, ce n'est qu'à Monoprix que nous avons trouvé ce qu'elle cherchait et soldé à 50%, ce qui n'est pas négligeable pour le budget. Un rapide tour au sous-sol pour acheter de la fêta pour l'omelette iranienne que JP veut faire découvrir à C et des avocats pour une recette de humous que je voulais tester le soir et nous sommes rentrées alors que le soleil s'était couché mais que la neige au Salève et sur les Voirons donnaient encore une certaine luminosité.

JP venait de finir de préparer le plat de joue de porc qui doit cuire en deux fois et assez longtemps pour être fondant, je me suis attaquée à cette recette de humous à l'avocat trouvée sur Instagram. 

Rien de plus simple, il suffit juste d'avoir les ingrédients. J'ai toujours du Tahin  au réfrigérateur, du basilic congelé, des citrons en quantité restant de Noël que ma soeur m'avait demandé d'acheter pour faire du jus de gingembre et dont elle ne s'est servi que de quatre sur les douze commandés. Pour les flocons de piment j'ai pris le piment d'Espelette.
La boite de pois chiches faisait 340 grammes, j'aurais pu mettre un peu moins d'eau que les 250 préconisés, mais c'était tout de même délicieux.

400 g de pois chiches cuits 
1 avocat 
1 poignée de feuilles de basilic 
1 verre d'eau env. 250ml 
2 cuillères à soupe de jus de citron 
1 cuillère à soupe de tahini ou de beurre de cajou 
2 petite gousse d'ail 
2 cuillères à soupe d'huile d'olive 
sel, origan, flocons de piment 
Mettre le tout dans le blender et réduire en purée. Disposez le houmous sur une assiette, décorez avec un peu d'huile d'olive, des feuilles de basilic et quelques flocons de piment.

Avec de la viande des Grisons, et un cidre bien brut médaille d'argent, offert à Noël par G. notre repas nous a amplement suffit. 
Nous avons ensuite joué à "50 missions" et n'avons une fois de plus pas gagné, mais sommes tout de même arrivés jusqu'à la médaille d'or.

Et puis Au Lit !

jeudi 26 janvier 2023

densité


J'avais rendez-vous à midi, pour l'osteodensitométrie de contrôle un an après la parathyroïdectomie. Le matin je m'étais préparée un petit sandwich au jambon, cette radio se faisant durant ma pause entre midi et une heure, un masque chirurgical, mon ancienne radio, ma carte vitale et d'identité et roule ma poule. En vélo la descente vers la clinique était plutôt agréable, il fait moins froid ces derniers temps, à peine zéro, et je suis arrivée à l'heure. 
Le ticket pour ceux qui ont des rendez-vous, salle d'attente tranquille, une petite vingtaine de patients. Une fois l'enregistrement fait, j'ai attendu, seule, dans un couloir, et dix minutes après j'étais dans le cabinet de radiologie.
Cette fois-ci j'ai dû me mettre en slip et pull et allongée sur la table tous mes os ont été sondés. Une fois la séance terminée, la radiologue a réalisé que normalement ce n'est que le poignet que l'on vérifie, alors elle a refait une petit coup de sonde sur mon poignée gauche. Bah c'est pas plus mal, m'a t-elle dit, normalement c'est un examen que l'on doit faire lorsqu'une femme est ménopausée. Et puisqu'évidemment cela n'avait jamais été fait pour moi, eh bien cela nous donnera une idée de l'état de mon squelette. 

J'ai encore attendu une petite demie-heure pour récupérer les résultats et je suis repartie à l'agence, pour manger mon sandwich et essayer de comprendre ce que contenait l'enveloppe. 
Apparemment j'ai les lombaires qui ne sont plus très costauds mais un poignet qui reprend lentement du poil de la bête. Je suis passée de l'ostéoporose sévère à de l'ostéoporose tout court.

Alors, même si cette opération a fait déconner mes cordes vocales, que je ne peux plus chanter juste, au moins mes os se portent mieux.

Il n'y a plus qu'à prendre rendez-vous chez le médecin. Moi qui y allais une fois tous les cinq ans, j'ai l'impression d'y passer ma vie ces derniers temps.

mardi 3 janvier 2023

retour

immeuble à Bâle de nuit

Nous avons refermé la maison, nettoyée et rangée, et sommes partis sous une pluie battante. A Bâle nous sommes restés coincés sous le tunnel juste après la douane un long, très long moment, sans doute noyés dans les sorties des bureaux. La suite, très chargée, nous a permis d'arriver vers vingt et une heures. Petit casse-croute rapide, pain beurré et sardines, et hop au lit.

Cette nuit j'ai été réveillée par la machine à laver des voisins qui essorait en faisant trembler tout l'immeuble, merci les conseils pour faire des économies d'électricité mais pas de sommeil.

Je reprends mon rythme habituel, levée avant le soleil, café et gym, puis vélo, boulot, vélo etc.

C'est mon bracelet connecté qui va être content.


lundi 7 novembre 2022

Réseaux sociaux et autres démoraliseurs

Passer de Twitter à Mastodon, faire comme beaucoup disent vouloir le faire, y rester et s'en dégoûter pour se libérer et reprendre ce temps à scroller inutilement durant des heures ? 
J'attends.
J'essaye déjà de ne regarder que ce que les abonnements que j'ai, ont publié sur Instagram, cesser de consacrer ma liberté dans ces images, ces petites vidéos, qui sont oubliées dès qu'elles ont quitté l'écran.

Cela fait parti de mon sevrage d'informations en continue qui me pourrissaient le moral depuis quelques temps. Fini l'émission Quotidien que nous ne loupions pas malgré les tunnels de pub qui nous faisait zapper sur d'autres talk show que l'on regardait avachi dans les fauteuils, en buvant notre apéro. 
Je préfère choisir le moment des mauvaises nouvelles, je suis abonnée au Monde et à Libération, chaque mois je reçois Epsiloon que je feuillette à ma convenance, je lis, beaucoup, des livres de toutes sortes.
Et franchement je vais mieux, mon moral est tranquille.
Je me dis que de toute façon je ne peux rien faire de plus que ce que je fais. S'il faut aller manifester, si un vote peux (pouvait) changer les choses, je le ferai évidemment. Mais à regarder le monde s'écrouler, en grignotant des crackers ne fait que me vider mon énergie.
Nous n'avons pas pour autant laissé tomber la télévision. Mais c'est pour regarder des séries et des films que JP nous trouve durant ses journées à surfer, entre deux créations. C'est aussi très reposant de ne plus être gavé de pub.

J'écoute aussi à nouveau de la musique. Cela fait presque deux ans que C. m'a offert un abonnement à Spotify, au début je m'en servais surtout pour écouter des podcasts. Mais j'ai repris la gym, tous les matins, et j'ai commencé à me mettre des morceaux entrainant, casque sur les oreilles. Spotify a fait le reste, sélectionnant des morceaux dans la même veine que ce que j'avais déjà écouté, et je retrouve le plaisir de mon adolescence, je découvre des chanteurs contemporains, cela embellit ma vie.

Hier j'ai commencé le nouveau livre de Franck Bouysse "L'homme peuplé", et une fois de plus je suis émerveillée par son écriture, je fais tout pour ne pas le dévorer comme j'en ai trop souvent l'habitude.

lundi 10 octobre 2022

pas tout à fait absente

 Je vais bien, bien mieux depuis que ma parathyroïdes foireuse n'est plus là. Je n'ai plus mal tout le temps, j'ai enfin réussi à perdre une dizaine de kilos, il n'y a que ma voix qui n'est pas encore parfaite, mais dès que je peux je chante pour faire travailler la corde vocale endormie. Je lis et c'est vrai que le matin, entre écrire et lire, je n'hésite pas du tout. Rien de plus savoureux avant d'aller travailler que de lire en buvant mon café au lait. Tiens à propos de petit déjeuner, j'ai lu hier que cette idée de manger comme 4 le matin, comme 2 à midi et quasi rien le soir, n'était pas si scientifique que ça. L'essentiel est de manger le nombre de calories nécessaires et qu'importe le moment de la journée. Me voilà enfin déculpabilisée de faire quasiment l'inverse. Je vais encore plus savourer mon café au lait orphelin de toute tartine.

A propos de livres, j'ai lu ce week-end deux livres excellents. Le premier de Henri Loevenbruck - Nous rêvions juste de liberté - et un de Anthony Passeron - Les enfants endormis. Je vous les conseille vivement.

Dimanche dernier nous sommes allés voir une belle expo à Evian au Palais Lumière. Les Arpenteurs de rêves. Elle est là jusqu'au 1er novembre et pour qui traine dans le coin,  je la conseille aussi.

Comme mon dernier billet le prouve, je travaille toujours à l'agence. Entre un gros incendie qui a bien bien amoché un immeuble que je gère toute seule, mon mort qui n'est toujours pas tout à fait identifié, mes états des lieux et mes fuites en tous genres, la vie immobilière suit son cours. Parfois j'en ai marre, et me dis que le temps de la retraite va sonner, et puis la perspective de gagner des clopinettes me fait réfléchir.

Le truc qui me fait passer des nuits chaotiques, c'est les ennuis qui s'accumulent pour mes parents. Leur femme de ménage qui leur a volé tous leurs bijoux et montres,  mon père qui tombe tout le temps, parce qu'avoir une canne l'emmerde profondément, des papiers qui leur ont été volés dans le bus, plein de petites choses qui leurs rendent la vie plus difficile. Et être loin d'eux me rend souvent triste et angoissée.

Ils sont tout de même partis faire un tour dans le sud, chez mon frère. Mon père a oublié dans le train son iPad chéri, mais une adorable voyageuse l'a retrouvé, et l'a apporté aux objets trouvés à St Charles. Cela nous a fait à tous chaud au coeur.

Depuis trois semaines, pendant une vingtaine de minutes chaque matin, je fais un peu de musculation pour me tonifier. 

Et chaque jour je file au bureau sur mon vélo tout pourri mais qui me donne à chaque fois un souffle de liberté.



vendredi 20 mai 2022

des petits riens

Le jour est déjà levé depuis un moment, les oiseaux s'égosillent, quelques voitures passent dans la rue et j'entends le goutte à goutte du trop plein de mon arrosage taper sur la rambarde en zinc sous ma fenêtre, l'été avant l'heure qui est si agréable et pourtant si angoissant.

Ma semaine qui finit a été particulièrement calme, peu d'appels au bureau, aucun état des lieux, morte saison. Je croise les doigts, tant je déteste faire des états des lieux, mais mes locataires ont peu la bougeotte. La fin du mois sera un peu plus agitée, plusieurs sorties de maison, T5, T3, un petit studio, quelques entrées qui suivent immédiatement les sorties, les appartements vides sont rares.

Mes parents reprennent du poil de la bête, je retrouve leurs voix bien plus tonique. Maman à nouveau organise des repas avec leurs amis et Papa, bien que vite fatigué, mais qui ne le serait pas à bientôt 93 ans, reprend ses balades au Luxembourg, ravi de voir ce printemps si radieux. 

Mon calamondin qui a subit en fin d'hiver une attaque terrible de cochenilles blanches, perdant la quasi totalité de ses feuilles, se couvre de fleurs et de jolies petites pousses vert tendre. Le parfum délicat d'oranger me transporte à Lisbonne lorsque j'y étais allée fêter mes soixante ans avec C.

Le parfum des fleurs accompagne mes souvenirs, je rêverais de pouvoir garder dans des flacons le délice du lilas, de l'oranger, du muguet, du seringat et toutes ces merveilles printanières. Je m'arrête souvent en vélo, plonge mon nez dans une fleur, ferme les yeux, et remontent alors des images de mon enfance toujours liées à un parfum. Le covid m'avait retiré ce plaisir durant 15 jours, et vivre dans ce monde sans odeur m'avait stupéfiée, tant l'odorat m'est essentiel.

Je voudrais reprendre le chemin de ce blog, pourquoi m'est ce si difficile ?

mercredi 9 mars 2022

petites parcelles de nouvelles

Dimanche nous sommes allés marcher dans la neige, bien damée, au soleil, dans le froid, loin de la fureur du monde. Nous avons croisé d'autres marcheurs, tranquilles, et arrivés en bas des pistes, la foule de vacanciers semblait très détendue. Dans ma tête je pensais à la guerre, à ces enfants qui si brutalement ont été jetés dans l'incompréhensible, aux miens qui depuis plus de deux ans doivent composer avec un avenir loin d'être serein.

Je me sens impuissante, totalement impuissante. J'évite de regarder les chaines d'informations, je ne vois aucun espoir pour les prochaines élections, je suis même effarée de voir autour de moi, des amis versant dans le complotisme, je n'ai qu'une envie, me plonger dans des séries pour oublier les actualités. Je lis.

Les travaux à l'agence sont terminés, nous avons un beau service gérance, loin du bruit, avec des fenêtres qui s'ouvrent, un petit balcon, des murs colorés, des bureaux plus grands, et mes locataires sont pour l'instant très tranquilles. Tout à l'heure je vais faire un état des lieux de sortie, petite balade en vélo sous le soleil. Les pâquerettes, les jonquilles, les primevères pointent leurs nez, il faut que je m'attache à toutes ces douceurs.

J'ai quasiment retrouvé ma voix, l'odorat complètement. Il reste un examen des cordes vocales pour vérifier qu'elles n'ont pas souffert de l'intervention. Promis, je n'attendrai plus cinq ans avant d'aller voir mon médecin. 

J'essaye de perdre les kilos amassés durant les confinements, je ne bois quasiment plus d'alcool et franchement cela ne me manque pas. Je n'y pense même pas. Pour avoir un petit plaisir de fin de journée, je bois un schweeps tonic sans sucre et c'est parfait. Tout de même, je garde le champagne pour les apéros avec mes amis 

Mes parents qui font repeindre l'appartement à Paris, ont loué un RbNb dans un quartier qu'ils ne connaissent pas vraiment. Cela leur fera des vacances et malgré tout leur permettra de continuer à aller à leurs rendez-vous. Je trouve tout de même incroyable qu'à bientôt 92 et 93 ans, ils aient encore ce goût de découvrir. 

Allez ! Dans onze jours c'est le printemps !

samedi 1 janvier 2022

Même sans goût et sans odeur...


Je souhaite à tous ceux qui passeront par là aujourd'hui, et demain et encore après, une excellente année 2022.

On s'en fout des oiseaux de mauvaises augures, on a le droit d'imaginer un instant que l'année qui vient sera plus légère que celle que nous venons de refermer.

Et moi ? Je me souhaite de retrouver l'odorat, le goût et l'énergie qui il est vrai pour l'instant me manque cruellement.


jeudi 16 décembre 2021

les urgences

Je suis si rarement malade que tout pour moi est une nouveauté. Je vais (j'allais je pense puisque maintenant je vais devoir être plus attentive) j'allais donc une fois tous les cinq ans chez le médecin pour faire un bilan complet, et je suis allée une fois aux urgences il y a trois quatre ans, pour une douleur qui aurait pu évoquer un pépin cardiaque mais qui n'était que de l'épuisement. 

Tout au long de mon petit parcours à l'hôpital, les différents médecins rencontrés n'en revenaient pas que je ne prenne AUCUN traitement. Ils m'ont tous regardé avec un étonnement non feint. Bon en même temps, n'allant pas chez le médecin, il est presque normal que je n'ai pas de traitement...

Le soir après l'intervention, il m'est devenu difficile de respirer, inspirer était un vrai travail, et j'ai appelé l'hôpital pour savoir si c'était normal. Appelez le 15, vous aurez un médecin, ici il n'y a que l'aide soignante joignable et comme cela ils vous diront quoi faire. Donc j'ai appelé le 15, j'ai eu un médecin qui m'a dit de foncer aux urgences. Il pleuvait des trombes d'eau, il faisait froid, j'étais fatiguée, je suis arrivée dans le hall où quelques personnes attendaient qu'on s'occupent d'elles. 

Les urgences étaient calmes sans aucun doute parce que nous étions dans un hôpital privé, et que les vraies urgences vont plutôt à l'hôpital public. 

Le premier avait eu dans la semaine, un éclat dans l'oeil et là tout à coup, il fallait qu'on lui enlève, il n'avait pas eu le temps d'aller voir un médecin.

L'autre avait de la fièvre, assis sur un siège, il regardait  des vidéos.

Un couple et leurs jumelles venaient parce que les deux petites ne mangeaient pas assez et l'une avait vomi. Elles avaient un mois et demi. Les parents expliquaient à l'infirmière qu'ils étaient allés dans un autre hôpital le matin même, les petites avaient été pesées, elles avaient perdu cent grammes, mais le médecin avait dit que ce n'était pas significatif, puisque ce n'étaient pas sur les mêmes balances que les bébés avaient été pesés et qu'elles avaient toutes les deux l'air en pleine forme, après examens. Sauf que, expliquaient les parents, ce médecin ne leur plaisait pas. Du coup ils étaient venus là pour voir un autre médecin... à deux heures du matin... les deux petites dormaient, tétines en bouche, bien emballées dans leurs couvertures rose dragée. 

Une jeune femme est arrivée, doudoune argentée. En entrant dans le hall, elle a levé les yeux au ciel, trop de monde ! L'infirmière lui a demandé d'attendre son tour et à son mari de ressortir, covid oblige. Vous passerez après la dame qui a du mal à respirer. Regard assassin à mon encontre.

Le médecin a rapidement pris en charge les parents aux jumelles et cela a été mon tour de me faire enregistrer. Ah ben avec vous ça va être rapide comme vous étiez là ce matin. Mais pas assez rapide pour la doudoune argentée qui est venue vomir à côté de moi pour dire combien elle devait être prise elle en urgence. Béni soit le masque qui protège des odeurs.

J'ai encore attendu un petit quart d'heure. Rapide consultation du médecin qui m'a fait un électrocardiogramme (?!?) puis regardé la gorge, oxymètre sur mon index, température et voilà madame vous pouvez rentrer chez vous. 

En sortant j'ai croisé les parents et leurs petites. Furieux, parce que le médecin leur avait dit la même chose, les petites allaient bien, le poids semblait être redevenu correct, mais disaient ils à l'infirmière, ce médecin ne leur plaisait pas non plus, il était, il était, il... bon il était arabe voilà ! Allez à Annecy leur a conseillé l'infirmière, là bas ils ont un service pédiatrique. Bah pourquoi pas à dit le père, on ira demain...

J'ai rejoint JP qui dormait dans la voiture, sous la pluie battante et nous sommes rentrés. 


lundi 14 juin 2021

au fil des jours

Cette année j'ai investi dans un système d'arrosage qui est non seulement bien moins fatiguant, mais permet de mieux arroser les jardinières. J'ai trouvé un adaptateur qui se clipse sur le robinet de la cuisine et j'ai acheté un tuyau qui s'agrandit quand on ouvre l'eau et reprend sa taille initiale une fois l'arrosage terminé. J'avais découvert ce type de tuyau à Oléron et j'avais trouvé cela absolument génial. Plus de tuyau qui se plie, et plus de kilomètres de tuyau à enrouler lorsque l'arrosage est fait. Alors, le soir, lorsque notre rue se vide, j'arrose avec la fonction douche chaque jardinière, et puis je termine en utilisant la fonction pluie en rinçant les feuillages. En même temps cela nettoie le sol, parfait, mes balcons sont fleuris et propres et moi je n'ai plus d'arrosoir à remplir et remplir et reremplir, avec le dos en vrac à la fin de la journée. 

Hier matin, alors que j'avais lancé tôt une machine à laver, j'ai constaté qu'au bout de deux heures elle n'avait toujours pas démarré. J'ai relancé, puis vérifié le branchement, l'eau, le bac à lessive, tout absolument tout et hélas confirmé qu'elle était bien en panne. Une machine d'à peine un an et heureusement encore sous garantie. J'ai pris rendez-vous sur internet, le premier disponible, le 21 juin (je pleure...). et j'ai fait une lessive à la main. Vive l'été et le linge léger, parce que j'ai déjà eu ce genre de panne en plein hiver, et là, non seulement la machine avait démarré et s'était arrêtée en plein cycle mais elle était pleine de jean's, pull et autres truc bien lourds, ce qui avait nécessité de rincer et essorer le linge encore dégoulinant au bout de quelques heures.

Comme nous mourions de chaud déjà tôt le matin (jamais je n'ai eu aussi mal aux jambes, mais j'ai pris du poids, merci le confinement et ses apéros quotidiens), nous sommes partis faire une belle balade en vélo côté suisse. Contre le vent à l'aller et poussés au retour par le même qui n'avait pas changé de direction. Nous nous sommes arrêtés à Puplinge, dans une auberge, et avons été reçu divinement. Auberge italienne, où les nappes et les serviettes étaient en tissu, le patron adorable, et le repas excellent. J'ai dit à JP "ça fait tellement longtemps que nous n'avons plus été au restaurant !" Oui a-t'il répondu, la dernière fois c'était les filets de perche à Yvoire et il a rit. Ah oui, oui c'est vrai, nous sommes allés retrouvés des amis à la Pentecôte, et moi qui avais l'impression que cela faisait un an...

Tout à l'heure j'irai à l'agence, journée en présentiel. J'ai deux entrées, depuis le confinement nous faisons signer les baux électroniquement, nous faisons en amont les états des lieux que nous faisons signer à l'agence, les locataires ayant quinze jours pour apporter leurs modifications. Je suis assez contente que très peu demandent des rectifications, cela veut dire que je suis assez précise. Et c'est très reposant. Faire seule l'état des lieux entrant permet justement de passer plus de temps, sans être stressée par les entrants qui ont toujours peur de se faire avoir. Pour les sorties, je les fais évidemment avec les locataires, puisqu'une fois l'état des lieux signé on ne peut plus le changer. Je n'aime toujours pas ça, mais je reconnais que cela se passe en général bien. J'ai maintenant un matériel très complet qui me permet de faire du nettoyage, des petites réparations, qui évitent de facturer trop de choses aux sortants. 

A midi il faut que j'appelle un restaurant à Paris pour tenter de réserver une table pour le 19. Papa fêtera ce jour là ses 92 ans, et depuis notre fameux repas chez Marc Veyrat, c'est je crois le cadeau qui plait le plus à mes parents, découvrir un nouveau restaurant sans se soucier ni de la réservation, ni du règlement. Et en plus cela ne prend pas de place dans leur appartement.

lundi 24 mai 2021

dimanche au lac

Dr CaSo a tellement appliqué son défi d'avant hier qu'elle n'a sans doute plus du tout ouvert un ordinateur, ni téléphone et de ce fait n'a pas pu donner le défi numéro six.
Hier donc rien ! malgré un rafraichissement en toute fin de journée de son site pour voir si par hasard quelque nouveau billet était publié. Je suis restée coincée au défi cinq et n'ai pas consulté de l'après midi mon smartphone. 

Mais le temps était divin, ensoleillé et la température parfaite. Nous devions retrouver des amis plus vus depuis des lustres, et j'avais réservé une table sur un terrasse surplombant le lac à Yvoire : Le Passe Franc.
J'avais cherché un endroit qui soit agréable, avec belle vue, et évidemment une terrasse, Covid oblige. Eh bien le choix était vraiment bon, et les filets de perche à l'ail de l'ours délicieux. Ensuite nous avons fait une petite balade tout autour du village bondé de visiteurs, fait un tour à la galerie Fert, bu un Perrier sur la terrasse de leur hôtel, et nous sommes racontés ce que nous étions devenus depuis que notre vie à été envahie par le virus. Au retour, beaucoup de monde, du soleil toujours qui éclairait les Alpes en rose, une très belle journée. 

Le soir nous avons regardé Le Corniaud, avec Louis de Funès et Bourvil. Je ne connais quasiment aucun film avec ces acteurs, cela a vieilli sans doute et je ne suis toujours pas amusée par de Funès, dans la famille nous étions plus de la team Fernandel et ses histoires de curé dans Don Camillo, je me souviens de soirée où nous pleurions de rire tous ensemble. 

Après m'être badigeonnée de crème sur mon visage rouge écrevisse, j'ai plongé dans un sommeil peuplé de rêves et miracle ai dormi huit heures pleines.

 

vendredi 30 avril 2021

avril,

J'ai depuis début février, quelque chose de pas encore tout à fait défini, qui fait que j'ai le corps totalement douloureux, jours et nuits. Cela a débuté brutalement, le premier février, cinq jours pile après une prise de sang en laboratoire, où j'ai cru naturellement avoir chopé le fameux covid. Et durant quinze jours j'ai eu très très mal puis lentement cela c'est calmé. Certains examens sanguins ont montré un problème vraisemblablement liés à une parathyroïde. J'ai donc appris que nous avions des PARAthyroïdes, c'est déjà ça. Mais pour être sûr que c'est bien cela qui détraque mon corps, il faut que je fasse une scintigraphie, et le seul rendez-vous possible est fin juin, donc j'attends. J'attends, mais je perds pas mal de tonus, et heureusement qu'il y a la lecture, qui me fait un temps oublier la douleur et l'angoisse que ce soit autre chose. 
Oui je suis une éternelle malade imaginaire.

Voici mes livres du mois, peu de déception.

Delphine De Vigan
Les enfants sont rois
Je me souviens de cette première téléréalité lorsqu'elle avait débarqué sur les écrans. Nous suivions d'assez près, je ne sais plus vraiment à quelle fréquence, peut être une fois par jour ? Nous n'en étions pas au point, comme mes beaux-parents de prendre un abonnement permettant d'en voir plus que ce que montrait le récapitulatif du soir, mais tout de même, je crois bien que nous étions assez fascinés. Et puis sont arrivés les autres téléréalité du même genre que nous n'avons plus jamais suivies, une fois c'était déjà amplement suffisant et moralement éprouvant. 
Dans ce roman, deux jeunes femmes contemporaines des débuts de la téléréalité, ayant grandi toutes les deux, devenus femmes, ont pris des chemins assez différents. L'une a deux enfants, l'autre est policière célibataire. La mère traine ses enfants dans sa propre téléréalité qu'elle a créée sur le net. Chaque instant est filmé, les enfants n'ont plus de vie privée, un jour un des enfants disparait. C'est bien écrit et j'ai été emportée par l'histoire.

Valerio Varesi
Le fleuve des brumes
La pluie tombe sans discontinuer, le Pô enfle lentement, et une péniche semble dériver sans personne aux commandes. Un homme se suicide en se jetant d'une fenêtre de l'hôpital, le batelier qui a abandonné sa péniche est introuvable, ils sont frères, très vieux, anciens faschistes. C'est plus l'ambiance décrite dans ce polar, cette pluie , cet hiver, la campagne italienne profonde, que l'histoire en elle même, qui fait que j'ai aimé ce livre. Une ambiance hors du temps, lente, lourde.

Djaïli Amadou Amal
Les impatientes
Trois femmes mariées de force, il n'y pas d'autres mots pour décrire la façon dont la famille (le père et les oncles) décident à qui ils vont marier leur fille et nièce. C'est pour moi insupportable mais ce livre écrit par une jeune femme qui a elle même subit cela, est d'une grande beauté et de force. Elle dit comment sont brisées des vies, comment la femme n'est rien pour l'homme. Peut être, je l'espère, cela fera t-il prendre conscience à certains hommes, de ce que vivent ces femmes.

Bernard Minier
Glacé
Des ouvriers en charge de l'entretien d'une centrale hydorélectrique dans les Pyrénées, découvrent alors qu'ils arrivent en télécabine en haut de la montagne, un cadavre accroché tel un papillon sur un échafaudage. C'est le premier meurtre d'une série incompréhensible que va devoir comprendre le commandant Servaz. C'est vraiment par hasard que j'ai découvert cet auteur de polar noir, très très noir, le livre m'ayant été prêté par ma voisine. C'est très bien écrit, prenant, je ne l'ai pas lâché jusqu'au bout et je n'ai pas été déçue.

Donato Carrisi
L'égarée
Trouvé dans la boite à livre de l'immeuble, une jeune femme est séquestrée durant des années dans un labyrinthe par un psychopathe. Terrible tout du long et si décevant sur les dernières pages. En refermant le livre, je ne sais si c'est l'histoire ou la déception finale qui restera dans ma mémoire.


Philipp K. Dick
Le Maître du haut château
C'est sans doute la première fois que je conseillerais de lire la postface de ce livre avant de démarrer le roman. Je l'ai reçu en cadeau à Noël, dans la collection J'ai lu, une version traduite par Michelle Charrier dont la postface est écrite par Laurent Queyssi. Evidemment cela dévoile certains passage du livre, mais cela permet également d'en apprécier plus pleinement l'histoire. Histoire assez terrible, puisqu'il s'agit d'un monde où Hitler aurait gagné la guerre et aurait, avec les japonais envahi le monde. Il me semble que j'ai lu, adolescente, alors que j'étais fan de science fiction, plusieurs livres de cet auteur. Celui-ci, je suis certaine de ne pas l'avoir lu, et bien qu'il soit assez sombre, j'ai été totalement plongée dedans et le recommande.

Denise Charbonnier
Lettre à mon fils Charb
J'aimais Charb, beaucoup, Maurice et Patapon me faisaient vraiment rire, j'aimais ses dessins, je lisais essentiellement Charlie pour lui, plus que pour Cabu, plus que pour Wollinski. Samedi, en passant devant ma librairie, je m'y suis arrêtée, ai acheté deux livres, dont celui écrit par la mère de Charb. Je l'ai lu. Je ne sais si je suis plus gênée qu'affligée par ce livre. La postface de Richard Malka sauve un peu les meubles...