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samedi 20 avril 2019

l'anniversaire

Le 8 avril, date bénie entre toutes, nous sommes allés visiter la grotte en plastique. Oui je suis de mauvaise foi, mais n'ayant pas de passion pour la préhistoire (je sais c'est mal), pour mon anniversaire j'ai fait le cadeau, à JP, de l'accompagner voir ce qu'il rêvait de voir depuis des années. Reconnaissons que cela aurait été particulièrement crétin de ma part, alors que nous étions juste à côté, de lui refuser ce bonheur.
Nous avons donc grimpé (en voiture) jusqu'à la grotte Chauvet 2, et je ne l'ai pas regretté. Bien que la visite (que nous avions réservée une bonne semaine avant), se fasse un peu rapidement, en groupe de 20, chacun un casque sur ses oreilles, suivant d'assez près le groupe précédent, et suivi de tout aussi près par le groupe suivant (d'où les casques), on oublie très vite que tout est faux. Tout de même, nous y sommes restés une heure, et en sortant, s'émerveillant des peintures étonnantes, rigolant de la façon assez simpliste de représenter les femmes (une simple foufoune sur 2 jambes), nous avons déambulé dans le jardin dévasté par la pyrale du buis. Il faisait beau, nous n'avions plus tellement envie de visiter encore et encore, alors nous sommes repartis vers notre destination finale : Les Préhistoric Lodges, où JP nous avait réservé une tente.


Puisque la saison venait à peine de commencer, peu de monde dans ce camping de luxe. Notre tente, située au plus près de l'Ardèche d'où son nom de tente du guetteur, comprenait un grand lit confortable, un lavabo, des toilettes cachées derrière un paravent en fer, et un radiateur que nous avons mis en route assez rapidement pour ne pas avoir froid la nuit.
Les affaires déposées, nous sommes sortis sur la petite terrasse surplombant la rivière, assis dans nos fauteuils, nous nous sommes posés, admirant le paysage.


J'ai lu, JP s'est endormi, les oiseaux chantaient, les Gorges juste en face, ensoleillées et blanches, le bruit doux de l'Ardèche, au loin, très loin, le léger bruit de la circulation.
Le soir nous sommes restés diner dans cet hôtel si particulier, nous avons bu une bouteille de champagne en dégustant des ravioles aux écrevisses et asperges puis, à la nuit noire, nous sommes allés nous coucher.

Le lendemain, j'ai pris ma douche, dehors, dans la cabine en bois, sous l'eau très chaude et j'ai regardé ce paysage magique où des hérons cendrés batifolaient au dessus de la rivière frémissante.


Nous sommes partis pour notre dernière journée de vacances après avoir savouré le buffet particulièrement garni du petit déjeuner (fromages et jambon salé du coin pour moi qui n'aime guère le sucré). Il nous fallait revenir avec du vin, de l'huile, un peu d'essence de lavandin.


Nous arrêtant dans les coopératives, chez les producteurs, descendant jusqu'à Uzes où nous avons déjeuné. Puis le Pont du Gard, et retour vers Annemasse, ravis de ces quatre jours d'escapade.


Quelle bonne idée que celle qu'ont eu nos enfants adorés !

jeudi 18 avril 2019

des pierres et des arbres


S'il devait ne me rester qu'une image de cette deuxième journée de vacances, ce serait celle du Pont-d'Arc, paisible, où des oiseaux nichant à l'intérieur, égaillaient de leur piaillement, la voute ensoleillée. Seuls deux photographes et nous, sur la plage de sable, admirant cette merveille de la nature.



Mais il y eu avant, la route parsemée de belvédères sur lesquels nous pouvions admirer les gorges et l'Ardèche paisible, les arbres aux 36 nuances de green... éclairés par les taches rose vif des arbres de Judée. L'Ardèche est belle, sans conteste,


Le soir tombant, nous sommes repartis vers Barjac pour diner dans un restaurant où, sans les conseils d'Olivier, nous n'y aurions jamais mis les pieds en raison de son nom "7ici". Et pourtant, seul le nom est affreux, intérieur en voutes blanches, tables noires et service impeccable, sans oublier le principal, nous nous y sommes régalés.

Au retour, la Maison Papillons sous les étoiles nous attendait, au loin un oiseau nocturne lançait un cri régulier.

Demain nous déménagions, pour dormir sous une tente.

lundi 15 avril 2019

Voyage voyage

Le premier matin nous avons fait la grasse grasse matinée. Et c'est tranquillement que nous sommes allés prendre le petit déjeuner dans la belle salle du bas. La table était prête, deux croissants tout frais et une baguette craquante plus tout une multitude de choses, gâteaux, salade de fruits, muesli, yaourth, etc. La plupart fait maison, mais je ne mange rien le matin, j'aime le café au lait et c'est tout. Puisqu'il était très tard, j'ai pris un croissant, délicieux, et nous avons bavardé, découvrant que nous étions deux couples lion-bélier, que Olivier était entre autres artistes-peintre, Caroline anglaise parlant français sans aucun accent, qu'ils aimaient les chats, les chiens, la nature, écolos dans l'âme, adorables hôtes prévenants et attentifs.
Dehors le soleil était revenu, bien présent, et une fois notre petit déjeuner fini, nous sommes partis explorer les alentours.
En premier, Roque sur Cèze, mais, combien de "Plus beau village de France" existe t-il ?


Totalement hors saison, nous avons pu profiter très agréablement du village où parfois nous rencontrions quelques touristes nez en l'air. Et puis, reprenant la voiture sur la parking à 4 euros, nous sommes partis à la recherche des cascades du Sautadet. Au bout de quelques kilomètres, ne trouvant pas ces fameuses cascades, nous nous sommes penchés sur la carte pour découvrir qu'elles étaient au pied du village que nous venions de quitter et hop demi-tour. Mais pas question de retourner sur le parking de luxe et nous avons profité qu'il était presque quatorze heures, pour nous arrêter au Mas du Bélier casser la croute.


Laissant la voiture sur le parking du restaurant, nous sommes allés voir les cascades surplombées par le village que nous venions de visiter.


Même si le ciel se couvrait de nuages, il faisait doux, le vent léger faisait frissonner les glycines qui grimpaient dans les arbres, nous avons fait le tour pour voir les cascades des deux rives et puis nous sommes repartis, traversant l'étroit pont pour regagner notre voiture.

En route pour les gorges de l'Ardèche !

dimanche 14 avril 2019

La Maison Papillons

Nous avions reçu, à Noël, de la part des enfants, deux nuits dans La Maison Papillons, au coeur des oliviers et des genêts, près de la caverne du Pont d'Arc.
Et nous avons choisi le week-end de mon anniversaire pour découvrir cette région, l'Ardèche, que nous avions déjà traversée, mais où ne nous étions pas arrêtés.
Je savais par un mail reçu de nos hôtes, que nous serions seuls dans la maison, qui serait dès notre départ remplie par tout un groupe. Nous aurions pu, si nous le souhaitions, reculer d'une semaine notre séjour en raison de la pluie, mais je n'avais qu'une hâte, quitter l'agence et reprendre de l'énergie pour affronter l'ambiance pourrie qui y règne et me donne une furieuse envie de prendre ma retraite.

Samedi matin, nous sommes partis avec de quoi affronter les éventuelles pluies, le froid et peut être des éclaircies : bouquins, pull, et pourquoi pas un ou deux t-shirts.
Direction Montclus, plus précisément, le hameau de Monteil.

C'était notre toute première fois dans une maison d'hôtes, et nous n'avions comme référence, qu'une émission regardée un jour d'ultra flemme et déprime, montrant des groupes de personnes devant juger de façon très objective évidemment, les différentes maison d'hôtes concurrentes aux leurs.

En chemin nous avons traversé des grosses averses, du soleil, de la neige, nous sommes arrivés dans l'après midi, accueillis par Juliette, le labrador de la famille, enthousiaste et débordant d'affection.
La maison belle, très belle,

portail de l'entrée
en pierre blanche, perchée au dessus des forêts de chênes liège et d'oliviers, suspendue ce jour là dans les nuages, les oiseaux s'égosillants, le printemps bien plus en avance que chez nous. Pivoine, lilas, glycines, figuiers dont les petits fruits comme des clochettes se cachent encore sous les feuilles verts fluo, et des rayons de soleil chassant la pluie.


en haut à gauche la fenêtre de notre chambre
Nous avons découvert notre chambre, tout en haut, traversée par une énorme poutre tordue, un grand lit, les murs aux pierres apparentes, simple, chic, lumineuse, parfaite.

JP et la poutre tordue

Et une fois les bagages déposés, nous sommes redescendus dans le séjour, où assis à la grande table en bois, nous avons passé un moment avec Olivier qui nous a conseillé plusieurs endroits à découvrir.

La grande table

Il y avait bien sûr le hameau puis Montclus où A. nous avait demandé d'essayer de trouver la maison dans laquelle petite fille elle avait passé des vacances,

Montclus et ses glycines
et le soir Caroline nous avait réservés une table dans un restaurant à la Gourdague.

Il faisait nuit quand nous somme rentrés dormir à la Maison Papillons. Pas un bruit, le calme merveilleux, si loin des lumières artificielles.