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mercredi 8 janvier 2025

Début d'année en demie-teinte


J'ai l'impression d'être malade depuis toujours tant je ne vois pas d'amélioration depuis que cet espèce de virus respiratoire m'est tombé dessus. Je me traîne toute la journée, n'arrivant même pas à ouvrir un livre et restant souvent bêtement vautrée devant la télévision. J'ai au moins vu tout ce qui avait trait à l'anniversaire des attentats de janvier 2015, et j'ai aimé que France2 n'ait pas bousculé son programme à ce sujet suite à la mort de l'autre facho.

Les nouvelles parisiennes sont très moyennes. Mes parents qui avaient eu le droit de venir passer Noël en Alsace, sont repartis apparemment avec le virus qui m'achève. Leur âge, leur fatigue et la maladie de mon père, font que je m'angoisse énormément pour eux. Un de mes frères est là une ou deux semaines pour les assister, ensuite j'irai faire une permanence, pour que ma soeur puisse un peu respirer (elle aussi est revenue d'Alsace avec ce virus) et mon autre frère prendra la relève. Il est difficile pour l'instant d'imaginer que mes parents puissent s'en sortir seuls. Cela freinera notre nouveau départ, mais de toute façon, mon épuisement présent fait que je n'y pense pas. 

Nous avons tout de même passé de très belles fêtes. Toute la famille était là, des petits enfants aux grands parents, et nous n'avons rien négligé. Un très beau sapin et sa crèche, des cadeaux joliment emballés, des repas délicieux mais raisonnables. La dernière génération a bûcheronné, préparé une réserve de bois qui a permis de passer ces fêtes au chaud malgré les températures plus qu'hivernales. Il a commencé à neigé le 22 décembre, et nous avons eu, ce qui n'était plus arrivé depuis des années, un paysage blanc et scintillant tout le séjour.

JP et moi étions les derniers à partir, ranger la maison, nettoyer et faire les lits, lessives, vider les sacs de papier et bouteilles, préparer du bois pour le prochain séjour. Nous sommes rentrés sous une tempête de neige le samedi soir, et depuis je tente de reprendre un peu du poil de la bête.

Allez, il semble que ce type de virus lâche l'affaire au bout d'une ou deux semaines. Si je suis optimiste, j'en ai encore pour maximum cinq jours.... je crois les doigts.

samedi 14 décembre 2024

les journées passent


J'ouvre un oeil, jette un regard dehors, il a neigé, cette nuit pendant que je dormais. C'est pas ça qui va me donner envie de sortir, il fait froid, gris, mon énergie est ramollie. Je finirai ma petite Sophie scarf ce matin, pour pouvoir sortir le cou au chaud. Oui, j'ai lu le ELLE chez ma coiffeuse, en attendant que le soin offert par mes collègues lors du pot de mon départ à la retraite, fasse effet. Maintenant j'ai les cheveux lisses, collés à mon crâne, bien brillant et tout plat. Curieux, cela me donne l'impression qu'ils sont toujours sales, moi qui d'habitude ai une chevelure assez débridée bien que manquant singulièrement de boucles. Là, pour quelques mois m'a promis la coiffeuse, j'aurai ces cheveux raides et pas sûr que cela me plaise. Mais j'aurai ma petite écharpe faite avec des restes de laine, toujours dans l'optique de trier, utiliser, jeter ce que je ne veux pas déménager. 

Utiliser justement. L'autre jour j'ai assemblé tous les échantillons de produits de beauté, certains trainant dans mon armoire depuis des années. Je prends un petit flacon de l'Occitane, crème au karité, et je m'en tartine les jambes, puis les bras, dieu que ça colle me dis-je. Cette crème s'étale mal, elle sèche vite et colle vraiment, je prends mes lunettes, et lis, juste à côté de crème... douche. Voilà, plus qu'à me relaver pour rincer le tout et trouver, en lisant avant, un autre échantillon plus adapté. 

Les examens pour mon père se succèdent à grande vitesse, lundi il devrait être hospitalisé, impossible pour l'instant de savoir où a débuté ce foutu cancer, et tous le monde est stupéfait, médecin, famille, amis. Rien ne pouvait indiquer qu'il était malade, lui même cherche si, rétrospectivement, des signes d'alerte ont été émis, mis à part sa grande fatigue que nous pensions être simplement la marque d'un grand âge. Il accuse le coup, garde son calme, ne se résigne pas. Et une fois de plus il nous fait croire à son immortalité comme à chaque fois qu'il lui arrive un pépin qu'il surmonte en apparence, tranquillement. 

Noël est un peu flou, nous irons en Alsace, croisant les doigts pour que mes parents puissent nous rejoindre. Sinon, évidemment, les fêtes seront moins folles.

lundi 2 janvier 2023

Buissonnière


Je ne travaille pas aujourd'hui, l'agence est fermée et je suis restée en Alsace encore un jour, loin du bruit des travaux de construction qui envahissent depuis quelques semaines notre environnement là bas en Haute Savoie.
Ici tout est calme, reposé, aucune clochette, mais les oiseaux qui se croient au printemps.

Je bois mon café avant de commencer à ranger et nettoyer. 
Hier nous avons défait le sapin, rangé la crèche, Chaque santon emballé dans un papier doux, les moutons avec les moutons, les canards avec les canards, les sangliers, les oies, les chats, les chiens et tous les personnages achetés année après année. J'ai toujours un pincement au coeur lorsque je fais cela.
Pendant ce temps, JP décrochait délicatement les boules de Noël, les déposait une à une sur la table du salon, avant de les ranger par couleur dans des boites transparentes et légères. Il avait mis des chants de Noël et j'essayais, de ma voix toujours éraillée par l'opération, de les accompagner. Il faudra que je m'attaque à cette voix, c'est trop pénible de ne plus pouvoir chanter comme avant.

Demain je reprends ma discipline établie l'année dernière. Plus d'alcool sauf si fête avec des amis, ne me servir qu'une fois à table, et chaque matin une bonne vingtaine de minutes d'exercices pour me remuscler. J'ai perdu tranquillement une dizaine de kilos depuis janvier dernier et je me sens bien mieux comme ça.

Et peut-être, peut-être, vais-je aussi revenir un peu plus sur ce blog.

dimanche 1 janvier 2023

2023


Puisque nous fêtons cette nouvelle année dans notre maison en Alsace, il a bien fallu, pour respecter ma tradition de minuit, trouver le moyen de donner la météo entre 2022 et 2023.
Et oui, comme cela a été le cas partout en France, les températures n'avaient rien d'hivernal. Lorsque les premiers feux d'artifices ont éclaté, nous sommes sortis en Birkenstock et petit pull pour regarder la vallée s'éclairer joyeusement.

Au diable les oiseaux de mauvaise augure, je vous souhaite une année remplie de joie, de découvertes et d'amour. 

Ici loin de tout, nous regardons les oiseaux voleter autour des petits tas de graines de tournesol que nous déposons sur le rebord de la fenêtre, nous fêtons nos vacances à coup de crémant d'Alsace, et puisqu'il le faut, allons ranger la maison avant de repartir en Haute Savoie. 

Nous étions au plus fort des fêtes, seize à table et dans les chambres. Cela tenait pour certains du camping, mais cela n'a pas de prix de pouvoir nous retrouver, après deux années chaotique, tous ensemble. Mes parents vaillants jusqu'à point d'heure, ont montré une fois de plus, qu'ils étaient de vrais Warriors.

Oui c'était vraiment une belle fin d'année et je l'espère un début prometteur pour cette nouvelle année.


mercredi 29 décembre 2021

quatrième dose

Nous sommes rentrés d'Alsace sous la pluie, sans nous arrêter pour ne croiser personne, juste un petit pipi dans une aire tranquille et essence à une pompe loin de tout. Comme seul compagnon de voyage, le Delta si j'en crois mon PCR d'hier. 

Cinq heures de route, mais l'impression d'avoir fait le tour du monde tant nous étions fatigués. Contents d'être seuls pour pouvoir enlever nos masques que nous ne quittions plus depuis que le test antigénique nous avait informés de notre contagiosité. Et puis bonne nouvelle, nos voisins du dessous sont en vacances, aucune odeur n'infecte notre appartement, un truc positif dans cette fin d'année chaotique.

Je m'étais fait faire ma dose booster le 16 décembre et JP le 21 (est-ce très malin, lui avais-je dit, de la faire faire juste avant Noël ?). Le lendemain il s'était réveillé fatigué, très fatigué, nous devions prendre la route direction l'Alsace pour fêter Noël avec les enfants et ma soeur venue de Paris. L., la compagne de G. nous rejoignant le 25 au soir. Que JP fasse une réaction à un vaccin est tellement dans l'ordre des choses que nous n'avons pas un instant tiqué. G. était arrivé le 17, pour passer une petite semaine avec nous et repartir avec ma Yaris que je lui offrais. Il était sorti plusieurs soirs voir des copains, il avait bien un rhume qui trainait mais tous le monde allait bien. 

Nous sommes donc partis chacun dans nos voitures, G. avec la Yaris, nous avec la Civic, JP avait fait une grosse sieste avant et bon, ce n'était qu'un vaccin après tout.

Nous avons récupéré à Mulhouse C., le lendemain arrivait ma soeur. La maison était froide mais pas glaciale, mon frère ayant chauffé durant tout le week end précédent, il faisait un petit 12°, et nous avons gardé nos vêtements jusqu'au couché.

Le lendemain JP était encore assez naze, nous sommes parties ma fille et moi, faire les grosses courses de Noël au Cora de Houssen, gigantesque mais agréable, puis un tour chez Picard pour les buches et quelques petits délices, et ensuite direction la gare pour chercher ma soeur.

Dans la nuit du 23 au 24, JP s'est mis à tousser, il avait dû prendre froid en arrivant dans la maison, oui il est fragile, les poumons en très mauvais état, je suis allée lui faire une tisane avec du miel de sapin. 

Le lendemain c'était Noël, en Alsace nous le fêtons le soir, et nous avions un énorme chapon que nous avons farci avec un foie gras frais et quelques marrons, enfourné pour trois heures dans le four à pain que G. avait chauffé. J'ai préparé du choux rouge aux marrons délicieux. Pendant ce temps, G. est allé coupé un sapin dans la forêt, et C. durant deux heures l'a décoré de dizaines de boules en verre coloré et a déployé la crèche avec tous les santons.

Puisqu'il était déjà tard, une fois que nous étions tous joliment habillés, nous avons débouché le crémant offert par mon petit frère, et avons déballé nos cadeaux. Ensuite nous nous sommes régalés, le chapon (du Cellier des montagnes) était une vraie tuerie.

Le lendemain JP était toujours aussi fatigué, toussant, se mouchant, l'histoire du vaccin semblait moins plausible, et je m'étais réveillée encore plus fatiguée, mais comme depuis l'opération je suis vraiment à ramasser à la petite cuillère, cela ne m'alertait pas plus que ça. 

Allez, puisque ma soeur avait apporté des auto-tests, elle en a fait un à JP, et... il a viré immédiatement positif MERDE ! Allez à toi maman ont dit les enfants, et PAF positif ! Celui fait à G. étant négatif, on s'en est arrêté là sur le moment. On a revêtu nos masques que l'on a plus quitté jusqu'à notre départ. 

Aucune possibilité de faire un test PCR jusqu'à lundi, et le soir nous avons appris que G. était positif (*) et les autres non.

Je suis allée mardi vers onze heures faire mon test pour l'arrêt de travail, le résultat ne faisant aucun doute. C'est au moment où je me suis parfumée, avant d'aller au labo, que j'ai réalisé que je ne sentais plus rien. 

Si ça se trouve, nos voisins sont bien là, et empestent notre appartement...


*à ce jour, il n'a pas de symptômes à part la perte d'odorat mais qui semble revenir doucement. On croise si fort les doigts...

mercredi 11 décembre 2019

le petit nouveau

le lapin de la crèche
A Noël, sous le grand sapin de notre forêt, s'étale la crèche que patiemment nous complétons chaque année au gré de nos trouvailles.
Cette année, viendra s'y ajouter, ce tout petit lapin trouvé aux Arcenaulx à Marseille, lors de notre long week end ensoleillé en juin cette année.
Mon bestiaire qui compte nombreux moutons évidemment, mais également sanglier, canards, chèvres, flamands rose, chiens et chats, dromadaire, éléphant, et autres quadrupèdes et  volatiles, manquait de bestiole bondissante. Voilà la chose réparée.
C'est pour nous remercier d'avoir gardé leur chat, que des amis nous avaient rapporté nos tout premiers santons, La sainte trinité, l'âne et le boeuf et les rois mages accompagnés de leur imposants dromadaire et éléphant conduit par son cornac.
Depuis, je ne sais combien de dizaine de personnages les accompagnent, achetés au gré de nos voyages ou trouvailles chez Botanic.
Lorsque nous quittons l'Alsace, nous emballons un à un chaque petit sujet, dans du papier de soie. Il faut parfois changer la boîte, trop petite.
Cette crèche, c'est un peu notre enfance et sa ferme peinte, que l'on fait renaître chaque année. 

lundi 1 janvier 2018

Bonne année


Cela fait bien longtemps que nous n'avions passé le cap de la nouvelle année dans notre maison d'Alsace. Il pleut à verse mais les villageois font péter des feux d'artifice de toute part. C'est un festival à qui aura le plus beau et c'est très festif.
Nous on est bien, dans notre maison bien chaude, buvant un crémant d'Alsace bio après avoir dégusté une excellente soupe au potiron.
Tranquilles !

Bonne année à tous et que deux mille dix huit soit une année pleine de petits bonheurs et si cela est possible de très grands bonheurs aussi !

Je vous embrasse !!

dimanche 31 décembre 2017

derniers instants


Noël
La maison est silencieuse, il ne reste plus que Chamade couchée sous un édredon de plume légère, JP et moi. Tous les autres sont rentrés chez eux, Paris, Toulouse, Rennes, Strasbourg... certains sont allés prolonger leurs vacances dans le Jura, dans le sud, nous sommes restés dans notre montagne, loin du bruit, entourés de biches, écureuils, mésanges, bouvreuils et autres volatiles.
Nous avons au frais un crémant d'Alsace, une petite terrine de foie gras, le wifi et des bouquins, la chaudière et le silence.
Tout au loin éclatent quelques pétards...

dimanche 3 janvier 2016

Fin des Agapes !

Le soleil disparu depuis notre retour est revenu à l'instant, brusquement, alors que la pluie mollement tombait encore il y a une heure à peine. 

Il est temps que l'on cesse nos agapes et  démarre enfin cette année deux mille seize avec sobriété et tonus. Il me semble que tout mon corps supplie qu'on lui donne enfin autre chose que du vin, des cochonailles et autre canardailles, pour des légumes et poissons légers. Mais c'est si bon de se laisser aller et flemmarder dans le bain, un livre à la main, un verre d'alcool dans l'autre.

Demain c'est la rentrée, et le début des bonnes résolutions.

- Moins traîner sur le net (alors que justement tant de blogs laissés à l'abandon depuis des mois se réveillent)
- Etre moins grossière (aïe, difficile de tenir cette promesse que je me fait chaque premier de l'an et oublie au premier putain qui passe)
- Lire plus et plus varié (d'où la nécessité de tenir la première résolution)
- Bouger plus (mon nouveau  bracelet UP3 reçut à Noël ne pourra que m'y encourager, mais déjà mes petites marches quotidiennes ont fait passer ma moyenne de trois mille pas à dix mille minimum, c'est un bon début)
- Regarder moins la télévision (un bon début, l'arrêt de l'abonnement canal plus)
- Continuer mon yoga un peu plus régulièrement (j'avoue, les fêtes m'ont un peu laisser tomber cette habitude, et je dois me reprendre pour garder mon calme et ma sérénité)

Stop ! Trop de bonnes résolutions ne font que les affaiblir.

Mais mais !! J'oubliais THE last but not least, essayer de continuer à écrire plus régulièrement sur mon blog !

mardi 29 décembre 2015

retour...

Nous avons quitté l'Alsace alors que l'hiver semblait se rappeler brusquement qu'il était temps de s'y mettre. Herbe givrée, ciel bleu métallique jusqu'à Bâle où nous sommes entrés, pour ne plus en sortir, d'un brouillard épais et humide.

Comme d'habitude, lorsque nous sommes toute la famille réunie (ne manquaient que mes enfants, avec qui toutefois nous avons eu une conversation sur skype) je n'ai pas beaucoup bougé. Une petite ballade d'une heure et demie en compagnie de mon petit frère et ma nièce, une autre bien plus courte alors que le soleil se couchait pour m'éloigner de la maison où régnait une tension palpable et épuisante, mais la plupart du temps je suis restée à l'intérieur.


Le 26 décembre, exactement à la même date que l'année dernière, la vieille chaudière qui nous chauffe depuis plus de quarante ans, a eu un ennui qui semble cette fois-ci trop important pour que nous puissions espérer la garder encore quelques temps. Il va falloir la changer. Cest un gros budget et surtout un chantier assez terrible à envisager. On attendra un peu pour réparer la toiture.
Ce qui est rassurant, c'est de sentir que toute la famille était solidaire pour supporter ces travaux, et nous avons pu jusqu'à la fin des vacances avoir non seulement de l'eau chaude, mais nous chauffer à bonne température.

Petit à petit la maison s'est vidée de ses occupants, ma soeur qui se connait et sait que trois jours est le temps maximum qu'elle peut supporter en famille est partie la première samedi. Puis mon petit frère et ses deux ados de fils dimanche dans la soirée. Nous avons pris la suite hier en fin d'après midi après avoir dégarni le sapin, rangé la crèche aidés de nos neveux adorés.
Restera pour quelques heures les parisiens qui partiront les uns en voiture et les autres en train et nous croiserons alors tous les doigts pour que la chaudière tienne encore quelques semaines, le temps que le risque de gel s'estompe.

Noël est bel et bien terminé, et tout à l'heure je reprendrai le chemin de l'agence où m'attend sans aucun doute, un petit paquet de merdouilles à régler en urgence.



vendredi 25 décembre 2015

Joyeux Noël


jeudi 24 décembre 2015

Le jour du sapin


Notre terrain est une ancienne sapinière plantée tout exprès pour fournir à Noël des petits arbres bien calibrés. 
Or, ces épicéas non exploités ont poussé si haut qu'ils n'ont plus rien de ce que l'on attend d'un sapin de Noël, même pour la place Kleber.

Difficile de trouver notre bonheur et chaque année le casse tête est de plus en plus difficile.

Heureusement nous avons trouvé, juste à côté de la maison, un petit sapin d'à peine trois mètres qui fera l'affaire, bien qu'il soit un peu dégarni. Le voici encore dressé fièrement, tout à l'heure nous le scierons et le décorerons.
Pas de peine à avoir, il n'aurait de toute façon pas pu s'épanouir plus, trop près de la maison, trop dangereux en cas de gros coup de vent.

Et puis une fois qu'il aura fait son show, nous le laisserons sécher et il fera quelques petites bûches pour le fourneau à bois.

mardi 22 décembre 2015

Solstice


Le ciel ne s'était pas encore teinté de bleu qu'elle piaffait déjà devant la porte fenêtre, sortir, courir dans l'herbe froide, son désir la faisait vibrer. J'ai entrouvert la porte, elle s'y est glissée sans bruit, fondue dans le noir.

Dans la chaudière du bois brûlait encore, une seule grosse bûche à mettre, remonter un peu le chauffage, je suis allée me faire mon café et lentement le ciel s'est coloré pour cette journée la plus courte qui verra débarquer mes parents.

Les paquets sont emballés, dorés et pailletés, les bûches achetées dans le congélateur, hier nous avons bu de l'Asti et trouvé cela très sucré, proche d'un vin nouveau. Dans ma tête je chantais La mort de Juju que je connais encore par coeur alors que je l'écoutais lorsque j'avais à peine quinze ans.

... , Alors on a sorti Une caisse d'Asti Dit Spumante Les Xérès et Chianti Les bouteilles de Pastis Odorantes... " la voix de Juliette Gréco m'accompagnant, une coupe pétillante aux lèvres, je réalisais un de mes rêves d'ado...

lundi 21 décembre 2015

temps suspendu


Alors que règne ici un silence doux malgré la pluie aux notes cristallines frappant la gouttière, j'imagine mes collègues dans le feu de l'action. Chamade est sortie braver ce temps humide, a-t-elle dormi un instant cette nuit ? Cette maison immense terrain de jeux où les souris ont élu domicile, pays de cocagne.
Je bois mon café, JP dort encore, des oiseaux pépient, l'hiver est décidément loin cette année.

Tout à l'heure j'irai faire quelques courses, un dernier tour avant que la famille ne débarque. D'abord mes parents qui cette année prennent le train, puis le lendemain ma soeur elle aussi par les rails alors que les derniers parisiens auront choisi la route. Mon petit frère de Strasbourg viendra sans doute en tout dernier, avec ou sans ses deux fils qui toujours hésitent à venir voir ce côté de la famille que leur mère exècre tant.
Croisons les doigts que cette année rien ne vienne bouleverser Noël.

G. de son côté ne fêtera pas Noël, pas de neige, température estivale, cousin absent. Il aura pour compagnons les deux chats qu'il garde et transforment son studio en terrain de jeux. Pas de Noël donc, a belle excuse pour ouvrir dès réception le paquet envoyé il y a à peine cinq jours.

Et C. est sur son île chérie, Rodrigues ensoleillée elle aussi, mais Noël bien vivant.

Il est temps que je démarre ma journée !

dimanche 20 décembre 2015

Vacances

Nous avions rempli la voiture et Chamade, juste avant que l'on ne pose sa caisse dans la voiture, a fait son caca rituel. Cela nous a permis de voyager sans odeur, et seuls ses petits miaous, nous rappelaient qu'elle n'aimait décidément pas voyager.

Nous n'avons quitté le brouillard épais qu'aux alentours de Bâle et malgré la déviation autour de Kaysersberg pour cause de marché de Noël, nous sommes arrivés tout juste après seize heures, le temps d'embrasser mon petit frère qui avait chauffé la maison et repartait chez lui.


La maison est silencieuse, nous buvons une bière tranquillement, demain nous irons faire un tour dans la forêt, repérer celui qui sera cette année le roi des sapins. Peut être même irons nous faire un tour aux fameux marchés de Noël des environs.
Nous avons le choix, Kaysersberg, Riquewihr, Colmar...

 Mais là, simplement, un bouquin et le silence suffisent amplement à nous contenter.

samedi 19 décembre 2015

Au pas des oies

Elles cancanent, elles se débarbouillent le bec et picorent leurs graines.
La petite troupe sagement attend de défiler.


Un petit selfoie avant le départ...



Et c'est parti pour un tour triomphal !



Ode à la joie de Beethoven

mercredi 7 janvier 2015

Et pour finir...

Lorsque tous les volets ont été fermés bien crochetés, que dans sa caisse Chamade entonnait sa sérénade, et que la voiture ronronnait, nous avons refermé la porte de la grande maison, la cheminée fumant encore son léger panache dans le froid sec. Il fallait encore déposer ma soeur à Colmar, entamer la route sous la neige qui deviendrait vite tempête, nous faisant rouler parfois des kilomètres à une allure d'escargot.

Le silence de l'appartement succédant à cette semaine pleine de vie, défaire les bagages, ranger les cadeaux, remplir le bol de croquettes l'autre d'eau fraîche, se brosser les dents, filer au lit pour ne pas être totalement épuisée le lendemain au bureau.

Trois petits jours de travail qui se termineraient par le départ officiel de Ludivine, la traditionnelle tombola de chocolats et champagne reçus par les entreprises et clients, puis les courses rapides chez Picard pour un réveillon sage, avec un JP agonisant d'une gastro, fin d'année presqu'inaperçue...

Quatre jours où j'ai redonné un peu de vie à ce blog, et la promesse de ne plus rester aussi longtemps silencieuse. Mais pour dire quoi et à quel rythme.

S'il n'y avait une résolution à essayer de tenir, hormis celle qui chaque année reste présente mais jamais jamais efficace : perdre enfin du poids et non en prendre comme cela est le cas depuis pfffff... c'est bien d'écrire sur mon blog.

Et toute l'année, pas seulement en Janvier, comme aboutissent toutes les résolutions du nouvel an !

Mais pas tous les jours hein, faut pas déconner non plus...

mardi 6 janvier 2015

Et juste avant, la neige !

S'il est une chose que les cousins attendent chaque année avec impatience et qui avait fait faux bond l'année dernière, c'est bien LA NEIGE !

Aussi lorsque le 27 au matin l'on vit voleter quelques légers flocons, on sentit une fébrilité gagner le trio à peine éveillé. Chacun priant que ce duvet qui ne semblait même pas atteindre les mésanges vautrées dans leurs graines de tournesol, mais qui avait fait que le fauve s'enfouisse profondément sous la couette de la chambre des parents, devienne un gros manteau blanc féérique.


Ce n'est que le soir, alors que lentement la tension était retombée, qu'enfin la vallée et les montagnes environnantes se recouvrirent de blanc immaculé.

Sur la route patinaient les voitures refusant de monter vers le col.

Pour fêter cette neige, V. sortit sa trompette et sous l'oeil émerveillé de sa soeur et de G. il entonna "le temps des fleurs". Alors, éclatant de rire, les trois cousins, à peine couverts, patinant dans la neige, se mirent à danser frénétiquement, alors que V. jouait encore et encore de sa trompette victorieuse tout son répertoire, oubliant le froid et ses mains glacées.


La nuit noire, la neige blanche, je pensai à ma fille qui là bas se baignait dans son lagon, sirotant quelques boissons rafraichissantes.

Le lendemain régnait ce silence doux et magnifique, tout était blanc, nous allions certes quitter cette maison, mais dieu que nous étions comblés par ce cadeau du ciel.


La route qui patine...


Le bois pour l'hiver


La maison sous la neige


Le Séquoia de C.

lundi 5 janvier 2015

Noël

Au programme, chercher le chapon farci, trouver le sapin et le décorer, monter la crèche avec les deux nouveaux santons : un tailleur de pierre et un sanglier.

Petit déjeuner en famille, l'un après l'autre, la tête un peu chiffonnée de s'être couché tard, mais si heureux de se retrouver, la matinée s'écoule en douceur. C'est si rare que l'on ait trois jours pour préparer Noël.

JP monte dans le terrain, une scie à la main, J. ma si jolie nièce, architecte depuis peu, est chargée de mettre en place la crèche, les deux cousins passeront quelques heures à descendre d'énormes bûches pour la réserve de bois que mon frère sciera et rangera sur le beau tas de bois.


On picole, un peu, on rigole, beaucoup et le téléphone sonne. Ma soeur, à notre immense surprise, accepte notre invitation, elle viendra demain en fin de matinée et mon petit frère la cherchera. De Paris les nouvelles ne sont pas trop mauvaises, ma mère ne bouche toujours pas, mais petit à petit mes parents trouvent leur marque dans cette nouvelle vie éphémère nous l'espérons.


De son île chérie, ma fille nous envoie via Facebook, une première photo d'un repas "cochon", saucisson, rillettes, oublié un temps les Comores où cette viande est interdite et où durant une dizaine de jours, elle aussi fêtera Noël et nouvel an chez ses amis rodriguais.


En refermant la maison on se dira que c'était un beau Noël, un vraiment très beau Noël !

dimanche 4 janvier 2015

Préparatifs

Nous nous sommes levés tranquillement, du moins je me suis levée vers huit heures. En buvant mon café au lait, je regardai les oiseaux voleter autour de la fenêtre, faisant une liste des courses pour cette semaine de fête.

Au Cora de Houssen il n'y avait de loin pas la foule des grands jours, je trouvai le moule à Kouglof que ma nièce rêvait d'avoir comme cadeau, de quoi faire le repas préféré de G. et son cousin : palettes à la diable et spaetzles, du vin, de l'eau, je traînai dans les allées... faire des courses mais pour combien ?

Après Cora, Picard où je trouvais la fameuse forêt enchantée sous sa cloche, les montagnes de chocolat avec son lac noir, le foie gras, champignons... des courses de Noël.


Au retour je m'arrêtais au Cellier des montagnes, mais mon chaperon n'était pas encore là, et je me contentais de légumes divers et de quelques bouteilles de Gewurtz à tomber. Au moins on aurait de quoi de consoler si la fête tournait court.

En rentrant, les garçons étaient debout et les différents feux en route. Le four à pain en était à sa première chauffe, ce soir, pour les parisiens qui avaient confirmé leur venue, il serait suffisamment chaud pour les palettes et autres délices gustatifs.

Chamade avait elle aussi quitté sa couette et foncé sous le toit retrouver le calme pour une sieste au grand air.

Et puis le soir tombé, ils sont arrivés de Paris, les cousins tellement heureux de se retrouver, les grands contents de ce début de vacances, on bavarda jusqu'à point d'heure, déplorant que ma soeur ait décidé de ne pas venir, mes parents ne pouvant la conduire. 

Tant pis, le petit dernier viendrait seul demain dans la journée, ses enfants fêtant Noël chez leur mère. Demain on partirait dans la forêt chercher un sapin à décorer, cette année j'avais acheté pour la première fois, bravant les coutumes, une longue guirlande de leds blanches.

Juste avant d'éteindre la lumière, j'écrivis un petit mail à ma soeur, lui disant qu'elle avait encore le temps de changer de programme, on l'attendait et on irait la chercher à Colmar si elle décidait de venir. Mais ma soeur... une fois qu'elle avait décrété un truc...