mercredi 18 novembre 2009

de tout, de rien...

Cela faisait longtemps que je n'avais eu de migraine, et cela ne me manquait absolument pas. Alors, lorsque les premières auras ont semblé faire leur apparitions, j'ai eu du mal à y croire. Hélas si... quelques jours plus tard, la tête encore un peu en vrac, je recommence à respirer.

Hier soir nous avons regardé en famille "Entre les murs". J'en suis ressortie effarée, d'une part par l'attitude de ce professeur, qui pourtant semble avoir été plutôt admiré lors de la sortie du film, mais aussi par le niveau catastrophique des élèves. Comment avoir encore l'envie et le courage d'aller chaque matin donner cours dans ces conditions ?

C. est dans la plus ingrate des situations, rechercher un emploi. Elle postule à la Réunion, en Centre Afrique, un peu en Métropole. Elle angoisse, craint de ne jamais y arriver. J'ai l'impression de me retrouver quelques années en arrière, avec mes jeunes diplômés, retrouvant toutes les phases de cette première vraie recherche d'emploi. Je suis sereine, elle trouvera, il faudra juste un peu de temps, la conjoncture est délicate.

Au bureau les préavis de départ tombent comme les feuilles d'automne, souvent à la suite d'un licenciement. Je suis toujours confinée au bureau, mais je trotte presque. Il me faut maintenant réapprendre à utiliser les petits muscles de mes doigts de pied, et je suis loin encore d'enfiler des stilettos. Le chômage, bien que la crise soit terminée aux dires de notre championne de l'économie, a, paraît-il, augmenté de plus de cinquante pour cent dans notre région, mais pour l'instant, pas un cas de grippe à l'horizon.

C. et moi avons testé toutes les sortes d'Oréo que l'on peut trouver dans les différents magasins du coin. Pour l'instant ceux qu'elle aime le moins sont fourrés chocolat, et moi je n'aime guère ceux recouverts de chocolat blanc. Il nous en manque une sorte, double crème, introuvable de ce côté de la frontière. Devrons-nous nous expatrier pour pouvoir continuer cette recherche du Graal ?
Inutile de dire que mon pèse personne est remisé dans un coin de l'appartement, j'ignore où !
Il serait judicieux que l'on change certains éléments du test... pourquoi pas diverses sortes de salade que l'on peut trouver en ce moment sur les étalages des maraîchers ? ...

13 commentaires:

Olivier Autissier a dit…

Je suis d'accord, ceux recouverts de chocolat blanc sont trop sucrés.

Floh a dit…

Vi mais ça a carrément moins de charme, de tester des salades!
La grippe, c'est normal, elle ne peut pas frapper dans l'air frais des montagnes ;)
Courage à ta jeune chercheuse, moi aussi, rien que l'idée de me projeter dans une situation de recherche d'emploi me traumatise, ça marque quand même longtemps...
Quant à la migraine, tu as toute ma compassion, je vis ça mensuellement, mais moins longtemps que toi on dirait!
Bonne journée :)

Jipes a dit…

Je croise les doigts pour ta fille, par ici malgré la proximité de la Suisse c'est morne plaine j'ai un pote qui cherche depuis 1 an déjà, mais bon je pense que tout dépend des qualifications et du domaine d'activité !

Tili a dit…

oui, en ce moment c'est dûr. Courage à ta jeune chercheuse d'emplois.

Saperli a dit…

ma fille recherche également un boulot depuis un an, et en attendant elle fait la vendeuse en librairie 25 h par semaine pour survivre...

Dr. CaSo a dit…

Je croise les doigts pour C. En attendant, je peux essayer de trouver des Oréos, si tu veux, comme cadeau de Noël :)

Pablo a dit…

Oui, oui, plutôt les salades que les Oréo ! (que d'ailleurs je n'aime pas, ça m'a toujours semblé trop artificiel). Bon courage pour C., avec ses connaissances et son expérience elle finira sans doute par trouver quelque chose qui lui conviendra.

Valérie de Haute Savoie a dit…

Dr CaSo, tu me donnes une idée, "et si j'offrais des coffrets d'oréo à tous le monde :D"
Pablo, le problème de la salade, c'est que cela reste entre les dents !!
Olivier, ils sont aussi trèèèès gras non ?
Floh, j'espère que tu dis juste pour la grippe, j'ai pas dutoutdutoutdutout envie de l'avoir.
Jipes, malgré tout je garde espoir. Je me souviens qu'il y a un an et demi, on me prédisait (dieu merci pas sur ce blog, mais à l'aneupeu entre autre) que vu mon âge et la crise, je ne trouverai rien.
Tili, puisque tu vas te balader, ouvre l'oeil :D et si jamais... mais le problème c'est que j'ai toujours un peu de mal à comprendre ce qu'elle cherche comme boulot.
Saperli, ce qu'il y a de terrible, c'est qu'en France il est très mal vu de faire autre chose que ce que les études prévoyaient. Mais qu'elle s'accroche surtout.

La petite poule noire a dit…

Oréo, moi pas connaître. C'est grave Docteur ?
Pour les migraines, essaie Cephyl des lab. Boiron. C'est une "soupe" homéopathique, donc si ça ne te fait pas de bien, ça ne te fera pas de mal.
PS. Bon courage à ta fille !

Marloute a dit…

Je repense à Entre les murs en lisant ton message. J'ai pleuré d'un bout à l'autre du film. Parfois silencieusement, parfois à gros bouillon.
L'impression d'enfermement y est terrible et me rappelle mes pires moments de lycée en banlieue lyonnaise. Je ne crois pas que le personnage joué par le prof est été encensé. Peut être pour son jeu, mais sinon, il joue un jeune gars aussi paumé que les autres sur les solutions à apporter...

Valérie de Haute Savoie a dit…

Marloute, bien sûr je ne suis absolument pas de ta génération, d'après ce que je peux supposer, tu es plutôt de celle de ma fille. Elle me disait, voyant mon air effaré, qu'elle avait rencontré parfois une telle ambiance en classe. Mes enfants étaient dans un collège ZEP. Je me dis qu'il faut énormément de courage pour aller le matin dans une classe où forcément il va y avoir un tel foutoir qu'apprendre tient du miracle. Moi aussi, en le regardant, j'avais envie de pleurer, mais pleurer de rage en me disant que tout cela était invraisemblable de gâchis. Comment en est-on arrivé là ? Comment se peut-il que tant d'enfants soient abandonnés de la sorte ?
Pour ce qui est du professeur, son attitude de copinage m'exaspérait. Mais que faire, lorsque la fameuse hiérarchie tremble et préfère rejeter tout sur le dos de profs souvent démunis.

Valérie de Haute Savoie a dit…

Ppn, comme je parlais de ces gâteaux à mes collègues qui ne connaissaient pas non plus, ce matin je leur en ai apporté quelques paquets. Cela a eu du succès :)
Mais on peut très bien vivre sans, il y a tant de délicieuses gourmandises pour palier le manque :D

So a dit…

Les Oreo semblent être super connus aux US et même aux Pays-bas. Bizarrement, je n'y ai jamais gouté.
C'est bon, donc... ?

Faudra que j'essaie un jour quand même. Mais il est vrai que je n'ai pas acheté de petits gâteaux depuis une éternité.