vendredi 10 octobre 2008

de tout de rien...

Qu'arrivera t-il si les états ne remplissent pas les caisses soi-disant vides des banques et assurances mondiales ? A lire dans Marianne ce que font les cadres de l'AIG, à peine leur boîte sauvée de la faillite, j'ai du mal à croire que tout va par magie devenir moral.
Croire une seconde à la bonne foi de notre exceptionnel chef de l'état m'est de toute façon impossible. Ce rigolo agité, menteur et méprisant, qui brusquement découvre les parachutes dorés avec des trémolos dans la voix n'est convaincant que pour les gogos qui l'admirent. Imaginer une seconde que ce gouvernement de stars à la Voici se préoccupe du peuple me fait bien rire.
Mais je n'ai aucune idée des conséquences qu'aurait la faillite de ma banque par exemple. Qu'elles en seraient à mon niveau les réelles conséquences. Je vois bien ma petite centaine d'actions Natixis réduite à peau de chagrin, et pour tout dire je m'en contrefiche. Mais pour mon avenir, celui de JP, de mes enfants ? Mon indéfectible optimisme m'empêche d'imaginer le pire, tel le chat je ne me vois que retomber sur mes pattes, pourtant je me pose cette question quotidiennement, où allons nous réellement ?


Ce week-end, en allant jeter mes bouteilles et mon papier dans les bennes, j'ai retrouvé mes moutons de ville, paissant tranquillement, se souciant comme d'une guigne de ce qui se passait juste à côté. Au pied du conteneur à bouteille, dans une petite flaque de vin sucré, des dizaines d'abeilles se désaltéraient : ainsi ce que j'avais lu semble se confirmer : les abeilles viennent se réfugier en ville pour fuir les pesticides.

G. fait des étincelles en cours. Ses notes frôlent le vingt régulièrement et même en Russe fait des progrès. Il regrette d'avoir redoublé, se trouve trop "con" d'avoir "merdé" en préférant Wow à ses devoirs. Je crois de mon côté que rien ne se fait sans raison. Il en avait besoin sans doute, et cette année lui permet de prendre conscience en ses capacités réelles. Une qui est contente, c'est Chamade ! Enfin il a lâché son ordinateur !

Tout à l'heure, je vais préparer ma plus grosse AG de l'année, et curieusement je suis très détendue !

7 commentaires:

Olivier Autissier a dit…

Je me demande si le sentiment de "se trouver trop con d'avoir merdé" n'est pas commun à tout le monde, au moins une fois dans sa vie sinon plusieurs.
Et ton texte me permet de me souvenir que ça commence tôt :)

Anthom a dit…

Ma grand mère m'a répété pendant toute mon enfance "à quelque chose malheur est bon" et je ne peux m'empêcher de penser qu'elle n'avait pas tout à fait tort quand je vois combien les erreurs de mes filles dans leur parcours scolaire ont pu générer de découvertes et de rebonds positifs!

saperli a dit…

difficile effectivement, quand on a une relative stabilité, de s'imaginer les rebondissements de cette crise... Pourtant il y aura des drames de la misère plus nombreux, les pays sous-développés serontt encore plus pauvre donc la faim dans le monde avancera de plusieurs grands pas au lieu de reculer, et les très riches seront un peu moins riches mais eux, ils l'auront bien cherché avec leur spéculation. Enfin, il y en a qui continuent à spéculer...

Pablo a dit…

Je me pose quotidiennement la même question que toi, mais ta façon de le dire est apaisante, rassurante en quelque sorte. Je me demande souvent ces derniers jours si ce jeu de l'économie moderne ne ressemble pas trop à l'arnaque de la pyramide (1) et si on ne devait tout recommencer sur des bases plus fiables et plus rationnelles – et plus morales, mais comme tu dis, ça semble difficile de croire que la morale (individuelle et sociale) va changer par magie...

(1) (En rédigeant ce commentaire, je surfe un peu l'internet et je découvre sans surprise qu'un article de la Wikipédia se pose la même question que moi sur l'économie...).

Marcus a dit…

On ne peut pas vivre éternellement à crédit. Le problème est qu'il n'y a pas qu'une partie des emprunteurs qui a vécu à crédit. Il y avait les banques aussi et dans des proportions insoupçonnables puisqu'en inscrivant des lignes de crédits dans leur bilan elles ne faisait rien d'autre que de créer de la monnaie virtuelle qui ne reposait sur rien.
Bienvenu dans le monde réel. Cette crise est une grande claque "au marché"et au monde de la finance qui a perdu les pédales. Sonnera-t-elle pour autant le glas d'une économie libérale débridée, la fin du Reaganisme et du Thatchérisme ?
Comme toi, j'ai des doutes.
Les mêmes qui nous vantaient les fonds de pension tiennent toujours le crachoir dans les média pour se faire les promoteurs d'une régulation de l'économie. Les promoteurs de la privatisation des sociétés nationales, appellent à cor et à cri à la nationalisation des pertes. Souvenons-nous d'où vient Dexia.
Et le tout dans un pilotage à vue qui fait froid dans le dos.
La monnaie ce n'est rien d'autre que la confiance. Je ne pense pas que les européens perdent confiance dans leur monnaie, mais les conséquences en termes d'emplois sont déjà et seront encore plus sévères dans les deux ans à venir.

Valérie de Haute Savoie a dit…

Anthom, c'est aussi ma philosophie :D

Olivier, je ne suis pas sûre d'avoir penser avoir merdé, du moins tout en ayant souvent merdé j'ai toujours eu en tête la chanson de Piaf, "je ne regrette rien"

Saperli, justement je ne suis pas sûre que les riches (les très riches) le seront moins :(

Jipes a dit…

Quoi c'est donc ca Wow ? Un jeu en ligne ? En fait peu importe la vitesse a laquelle on progresse tant qu'on progresse et que les proches continuent de vous appuyer ;o) Moi je suis un peu comme toi je reste optimiste en ces temps de catatrophisme ambient mais je ne crois pas les balivernes de notre dirigeant a talonette