jeudi 25 octobre 2007

Mes nuits redeviennent un havre de paix, ce sont des nuits consolantes, enrichissantes.

Cette nuit je suivais une femme qui marchait vite dans une petite ville déserte, un jour un peu gris, des pavés résonnants de son pas pressé. Nous avons tourné à gauche comme nous l'indiquait une voix, j'étais maintenant cette femme et cette petite rue descendante dans laquelle je venais de m'engouffrer ressemblait à une petite rue de Kaysersberg, celle juste avant le pont. Mais à la place du marchand de santons qui est au bout de cette rue alsacienne, je suis entrée dans un atelier sombre et ancien d'un horloger orfèvre. Derrière son établi, un vieil homme gravait une montre en or rose. Je me suis assise en face et je l'ai regardé sortir d'écrins divers, des merveilles. Tous ces objets avaient une utilité mais ils étaient admirablement travaillés, délicates gravures entrelacées les habillant tout entier. J'ai caressé ces bijoux dont les teintes roses, ors et blanches s'éveillaient sous mes doigts. Il me montrait ces trésors d'autrefois et juste avant de me réveiller je lui ai dit "C'est cela que j'aime, ne rien posséder mais pouvoir un instant tenir dans mes mains ces splendeurs" Nous nous sommes souris et ma nuit était terminée.

3 commentaires:

Chicorée a dit…

Bonjour. Si je peux me permettre, je ne résiste pas à commenter ce billet "intime" car il me touche. ton rêve est magnifique. Il illustre avec une grande beauté, ton choix des semaines passées . Tu as préferé respecter tes propres valeurs si préservées , celles nichées précautionneusement au fond de tes racines plutôt que te forcer à végéter dans un emploi qui ne te correspondais pas. Tu peux être fière de toi, tu peux vivre ta paix .A bientôt et bon week end

Valérie de Haute Savoie a dit…

:)

meerkat a dit…

Un très beau rêve que je suis venue relire plusieurs fois. Ne pas posséder, simplement se laisser posséder par la beauté du monde qui nous entoure. Et ausssi rester en lien avec notre histoire, notre passé. Savoir regarder les autres. C'est ce que j'ajouterai au commentaire prenant de Chicorée qui sonne si juste.