"Si la grippe c'était gros comme une araignée, y a des cons qui en auraient chez eux dans des vivariums." (Les nouvelles brèves de comptoir JP Gourio - page 280 - l'Enclos)
Mercredi soir, dans la soirée, ma gorge devient légèrement douloureuse... aïe ! Je connais ce symptôme, zut de zut, cela sent le virus qui s'invite juste avant un long week-end.
Le réveil jeudi le confirme, grosse fatigue, l'impression d'être gazeuse.
Vendredi je tiens à peine debout, nous n'irons pas en Alsace, je suis épuisée. J'espère que l'adage qui dit qu'un virus dure trois jours est juste.
Mes nuits sont encore moins belles que les jours... Samedi, inutile de m'exciter je suis à plat.
Oui mais samedi aussi c'est l'occasion pour JP (qui a une sainte horreur de me savoir malade et trouve toujours un truc pour reprendre la vedette) C'est l'occasion donc pour JP de se déclencher une gigantesque allergie à l'amoxicilline qu'il prend pour soigner sa borrhéliose. Il se lève tout bouffi, couvert de plaques rouges carmin. Première mesure préconisée, stopper l'antibio et prendre un antihistaminique lui dis-je !
Alors... illico presto... il prend l'antihistaminique sauf qu'en fait il reprend une dose d'antibiotique "se trompant dit-il, puisqu'il ne voit pas bien !" (non non il ne m'énerve pas !)
Il s'allonge, s'endort. Je ne sais quoi faire, appeler le centre anti-poison, le conduire aux urgences, le laisser dormir et surveiller sa respiration. Je choisis la dernière solution, je suis épuisée vous dis-je.
Courses, lessives, pain, ménage... la journée se traîne, de plus en plus gazeuse.
Mauvaise nuit, dimanche arrive, JP n'arrive plus vraiment à ouvrir les yeux, mais n'a pas récidivé ses prises intempestives de n'importe quoi.
Je me fais couler un bain, coupe l'eau une fois la baignoire pleine, Malheur ! Le tout nouveau mitigeur posé par le plombier lâche ! l'eau brûlante ne s'arrête plus il faut vite aller couper la vanne. Week end pourri ! Si je m'écoutais, j'irais me recoucher !
Qui a dit qu'un virus durait trois jours ?
Lundi, je descend en catimini pour ouvrir la vanne afin de me doucher, vite vite avant que l'infirmier quotidien n'arrive. Agréable sensation de brûlure côté gauche du pommeau et glaçée côté droit. Se sécher en vitesse, descendre deux étages pour vite refermer la vanne.
JP à les yeux rouge-brique. Je lui conseille des pipettes de serumphy. Il semble se délecter de la situation... parfois je le jetterais bien par la fenêtre ! Faire comme si l'on ne voyait rien, ne surtout pas l'encourager dans sa démonstration, l'appartement est une officine de pharmacie.
Je préfère m'attaquer à la robinetterie, vais à la boitàoutil, achète un mitigeur pas cher, et nous posons cela G. et moi, en deux temps trois mouvements.
J'aurais tout de même profité de ces trois jours pour enfin faire un peu de couture - deux petits hauts à retailler, l'un qui baillait aux aisselles, l'autre qui me sciait les avant-bras. Faire un peu de jardinage, rattraper le repassage... rien de folichon.
Ce matin j'ai encore le nez tout pelé, le rhume qui s'éternise, une fatigue récurrente.
Heureusement, dimanche je retrouverai quelques blogueurs entourant Dr CaSo, au bord du lac de Morges.
D'ici là mon virus aura choisi d'autres rivages !