Le vent se lève, le ciel est gris et la machine finit son cycle en essorant vivement, je suis migraineuse, une journée dans le brouillard.
Sur le balcon, Chamade prend le frais, G. est parti faire un tour en vélo avec des copains et
JP tente depuis hier de mettre en réseau son mac et son
PC. Il a envahi totalement le bureau du séjour, au départ commun, y plaçant ses trois écrans, sa tablette graphique, et son clavier mac tout blanc. Je me suis repliée dans la chambre de C., profitant de son absence américaine.
Vendredi dernier j'ai subit
le fameux procès aux prud'hommes après deux reports, et j'ai ressenti la même rage que lors du procès aux assises. Cette impression que quoique je dise, de toute façon ne sera entendu et compris que ce que le juge veut entendre et comprendre ! Heureusement, mon ancien patron ne s'était pas déplacé. Lorsque le juge a évoqué l'immense et insoutenable précarité de mon ancienne collègue, je n'ai pu m'empêcher de bouillir intérieurement. Précarité toute relative, avec un salaire de trois mille euros et une stabilité de travail à temps plein durant sept ans jusqu'à la fermeture de la boîte pour raison économique. Je suis repartie, soulagée que cela soit enfin fini.
Dimanche je rencontrai des
blogueurs. Rencontre familiale en raison du temps maussade. J'ai tourné une heure dans
Morges, cherchant
désespérément la rue de notre rencontre, et au moment où je perdais espoir, après avoir demandé mon chemin maintes et maintes fois, je suis arrivée. J'ai donc enfin rencontré
Béo, la canadienne exilée en Suisse, la
soeur de celle qui m'a mis le pied à l'étrier et sa ravissante petite fille, et
deux autres blogueurs que j'avais croisés déjà, une ou deux fois sur leurs blogs. Manquait
celui qui vient tout juste d'emménager à
Evian, et qui semble
t-il était malade ce jour là. Nous avons bavardé des heures
durant, et ce n'est qu'après vingt heures que j'ai repris la route.
En approchant de
Genève, mon téléphone a sonné. Je n'ai pas décroché, mais au feu rouge j'ai jeté un oeil, très déçue d'avoir loupé un appel de ma fille. Elle me rappelait que ce jour là était aussi la fête des mères, alors dès la porte de l'appartement refermée, j'ai appelé la mienne de mère et nous sommes restées une bonne heure à nous raconter plein de trucs absolument futiles et délicieux.
La semaine a passé vite,
Samuel étant une fois de plus en vacances (mais combien a
t-il de vacances ce garçon ?).