Alors sans doute avais-je ralenti mon allure, et puis la retraite avait effacé beaucoup de stress, j'avais le temps, le temps d'arriver à l'heure, le temps de prendre mon temps. Je m'étais efforcée de calmer mon énergie, nous avions déménagé, et ici, dans notre nouvelle vie, tout était devenu bien plus reposant.
Un ou deux kilos fluctuants se sont installés, alors que je n'avais pas changé grand chose à mon alimentation, moins d'alcool, moins de sucre, plus de légumes, mais rien n'y à fait, ils se sont de plus en plus ancrés.
Et puis la semaine dernière, brusquement je me suis sentie me déplacer, sans brusquerie, descendant les escaliers raides menant à la vieille ville, me tenant à la rampe, marche après marche, évaluant la pente, concentrée, laissant passer les sportifs courant pour s'exercer au Trail, et j'ai pris conscience de cette lenteur de vieux qui petit à petit était devenue mon quotidien. Et j'ai réalisé que tout était devenu plus lent, loin de l'énergie qui faisait mon quotidien.
Alors, depuis, je me force à accélérer, à reprendre mon pas d'avant, à quitter cette espèce de mollesse enveloppante. Pour ne pas devenir tout de suite une vieille qui ne bouge plus, du lit à la fenêtre puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit...
2 commentaires:
C'est très intéressant tout ça, bravo d'avoir réussi à t'auto-observer et à remarquer le changement. Je ne peux que t'encourager à marcher, marcher, après tous les repas, le plus souvent possible, le plus longtemps possible. Mon jeune neveu vit avec moi depuis un mois et je bouge/marche énormément plus qu'avant, et j'ai maintenant beaucoup moins mal au dos et aux hanches, la différence est réellement incroyable!
Oui, pas toujours facile de garder une activité physique quotidienne et efficace ;-) La retraite approchant, c'est un des sujets qui m'interpelle, vu que mon boulot me fait pas mal bouger !
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