mardi 23 octobre 2007

Raconter des bribes de cette vie, édulcorer, épousseter, ombrer sans pour autant inventer. Comme dans la vie la vraie, celle que j'arpente sourire aux lèvres. Se mordre les joues, lever les yeux pour retenir les larmes, tourner la tête et se moucher "ah ce rhume chronique".
Pourquoi alors la semaine dernière n'ai-je pas pu retenir les vannes ? Qu'est ce qui a fait que brusquement je ne pouvais plus maîtriser cette angoisse ? Objectivement j'étais comme un poisson dans l'eau là-bas. J'ai tout de suite été adoptée, et mon départ n'a pas été facile. Mais malgré cette gentillesse instantanée, j'ai été noyée dans une angoisse incontrôlable et inexplicable. Il a fallu, pour expliquer à cette équipe, trouver une raison qui ne les remettait pas en cause puisqu'ils n'étaient pour rien dans ce naufrage. Alors j'ai prétexté cette lointaine agression qui justement s'était passée dans ce quartier, mais je sais bien au fond de moi que la raison est autre. La fonction elle-même sans doute, n'être juste qu'une décrocheuse de téléphone, et un sourire accueillant, ce côté inamovible aussi - personne n'a jamais été licencié dans cette association - on y est on y meurt !
Peut être est ce simplement cela, une voie sans issue... de garage.
Au delà de cette limite votre ticket n'est plus valable.


3 commentaires:

bricol-girl a dit…

Ne laisse pas les regrets prendre le pas sur tes espoirs. plus facile à dire qu'à faire.

Marc a dit…

C'est courageux aussi de dire non et partir sur une autre recherche. A bientôt bon courage.

Valérie de Haute Savoie a dit…

merci :)