dimanche 23 septembre 2007

mariage

Samedi, mariage ! Deux heures de trajets à travers le Valais pour arriver à St Pierre des Clages. Nous devions y être à 16 heures et comme toujours nous sommes partis "à la bourre". Déjà les mariages c'est pas franchement ma tasse de thé, mais là je ne connaissais que la mariée, ancienne collègue de JP et un des invités qui, heureusement, me fait toujours rire. Je savais aussi que JP conduirait à l'aller et que je serais chargée du retour... et donc, même si nous étions dans le royaume de la petite arvine, je me contenterais de jus de raisin, hélas !
Cela faisait déjà une bonne heure que nous roulions, il était plus de 15 heures ! Sur le plan il nous fallait quitter l'autoroute sortie 24 et nous venions tout juste de croiser la 10 ! J'avoue, nous avons hésité... continuer ? ou bifurquer pour aller à Martigny voir l'expo Chagall ? Tentant, mais pas très gentil pour la mariée. Nous avons donc continué notre route et miracle ! Nous sommes arrivés à seize heures exactement !
Nous nous sommes garés, collés aux vignes qui croulaient sous les grappes de raisin. Apparemment les vendanges venaient de débuter et les tracteurs se succédaient pour déposer les cagots débordant au pressoir du village. L'église de St Pierre des Clages est belle, vraiment belle. Nous sommes restés, tels les cancres, bien au fond. On ne sait jamais combien de temps dure ce genre de cérémonie, et c'est plus discret de quitter l'église, pour éventuellement attendre à l'auberge en face, sans faire déplacer tout un rang d'invités.
Nous avons eu droit à un passage du petit prince avec son essentiel qui est invisible pour les yeux... soupir... puis à Mère Thérésa qui compare l'amour à une lampe d'huile. Ensuite est venu le sermon (parle-t-on d'ailleurs de sermon lorsqu'il s'agit d'un mariage ?) où le prêtre, qui en plus d'être prêtre est guide de montagne nous a-t-il appris plus tard, s'est enflammé en parlant de l'amour. Il possédait, sans l'ombre d'un doute, son sujet sur le bout des doigts. Au moins cela avait l'heur de plaire aux cancres du fond où l'ambiance devenait au fur et à mesure de plus en plus détendue. Tout cela s'est terminé par une chanson de Sinsemilia, malheureusement inaudible, les baffles étant entrain de rendre l'âme.
A la sortie, à la place du riz, nous soufflions des bulles de savon. Il paraît que cela ne se fait plus de lancer du riz, par respect pour la faim dans le monde. Mais je ne suis pas sûre que toutes ces petites coupes de champagnes à bulle de savon soient moins nocives pour l'environnement. L'essentiel étant que ces bulles s'envolant autour de la mariée ravissante, étaient du plus bel effet !
Enfin, nous nous sommes tous retrouvés au caveau de Chamoson ! Où j'ai, malgré mon futur rôle de conductrice, goûté au "Johannisberg" accompagnant la viande des grisons et autres lards fumés. Moi, qui malgré mes origines alsaciennes, préfère le vin rouge, j'ai adoré le blanc que l'on nous a servi. Et maintenant je rêve de découvrir la fameuse "petite Arvine" dont notre ami nous a parlé avec tant de passion, parce qu'il a bien fallu que je continue la dégustation en ne buvant que du jus de raisin.
Nous avons aussi un peu parlé politique, notre souverain fait peur à nos voisins Suisses c'est indéniable. Mais chez eux aussi cela ne sent pas toujours très bon, à preuve la dernière campagne d'affichage mouton blanc, mouton noir.
La journée finissant, nous avons repris la voiture et sommes retournés, sans encombre, de l'autre côté du Lac.

4 commentaires:

Pablo a dit…

L'autre jour j'ai entendu qu'à Venise (hmmm... je pense que c'était bien à Venise ?) on avait interdit de lancer du riz à la sortie des mariages à cause des pigeons, qui sont très nuisibles pour les monuments... C'est vrai que les bulles de savon ça doit faire assez éthéré ! En tout cas, ça a l'air d'avoir été une très jolie promenade autour du lac (cette fois c'était bien mon lac ;-) ).

Valérie de Haute Savoie a dit…

Oui effectivement je crois qu'à Venise il faut éviter à tout prix de nourrir les pigeons. A St Pierre des Claves, aucune interdiction, mais les mariés sont des personnes tournées vers l'humanitaire et ce geste était pour eux symbolique. Ne pas gaspiller de la nourriture.
Oui c'était ton lac, mais il y avait une sorte de brume ensoleillée qui n'aurait rien donné en photo.

Fauvette a dit…

Je ne connais pas cet endroit, cela doit être sympa. Je partage ton ennui pour les mariages et le tralala qui va avec, mais parfois nous pouvons avoir de bonnes surprises aussi !

Valérie de Haute Savoie a dit…

Les vignes croulant sous les raisins, le soleil... oui c'était une heureuse surprise ;)