Ils traversent la ville comme si nous n'y étions pas, tranquillement, le regard résolument absent des bruits et de l'agitation. A peine une vingtaine de centimètres de haut et pourtant princes dans leur démarche, assurés que nul ne peut les atteindre.
Toujours je m'arrête, les regarde, fascinée par cette façon de m'ignorer, rien qui pourrait montrer qu'ils savent que je suis là.
Hier encore, alors que je débouchais dans une rue vide, celui qui a surgit, entre deux voitures garées le long du trottoir, n'a rien changé dans sa démarche, il a continué sans frémir, d'un pas mesuré et serein, à traverser cette rue, sans un regard vers le bruit émanant du moteur. Rien ! Souverain.
Que peut-il bien se passer dans leurs petits cerveaux si différent du nôtre ?
Parfois je m'égosille, appelant sans relâche notre énigme à nous "Chamade, Châââmade, Chamadounette !" Elle ne bouge pas, cachée sous une couette, vigie derrière une vitre, roulée sur un fauteuil, elle est absente, loin, sourde à mes appels, dans son monde de chat, nous n'existons pas.
Invisible et pourtant si présente.
Toujours je m'arrête, les regarde, fascinée par cette façon de m'ignorer, rien qui pourrait montrer qu'ils savent que je suis là.
Hier encore, alors que je débouchais dans une rue vide, celui qui a surgit, entre deux voitures garées le long du trottoir, n'a rien changé dans sa démarche, il a continué sans frémir, d'un pas mesuré et serein, à traverser cette rue, sans un regard vers le bruit émanant du moteur. Rien ! Souverain.
Que peut-il bien se passer dans leurs petits cerveaux si différent du nôtre ?
Parfois je m'égosille, appelant sans relâche notre énigme à nous "Chamade, Châââmade, Chamadounette !" Elle ne bouge pas, cachée sous une couette, vigie derrière une vitre, roulée sur un fauteuil, elle est absente, loin, sourde à mes appels, dans son monde de chat, nous n'existons pas.
Invisible et pourtant si présente.
C'est clair qu'ils se soucient bien moins de nous que l'inverse mais ne sont ils pas les Maîtres après tout ;o)
RépondreSupprimerMais il suffit de leur rendre leur indifférence pour que soudain ils se préoccupent de nous ;-)
RépondreSupprimerLa mienne est un peu comme une enfant supplémentaire. Et bavarde aussi. Nous tenons de longues conversations, et elle veut toujours avoir le dernier mot. Et moi je ris.
RépondreSupprimerJe me demande souvent ce qui se passe dans leur petite tête :) Et puis je ne me demande plus rien, je profite du calin, je les observe immobiles et royales, coquines et rigolotes, et je me dis que j'ai bien de la chance qu'elles m'acceptent parfois dans leur monde mystérieux.
RépondreSupprimerLe mien vient d'une autre planète alors...Il frémit alors même que je le regarde, ne reste jamais absent, et surtout piaille et braille à n'en plus finir! Ca en devient usant! :)
RépondreSupprimerMais le pire, c'est que je l'adore!
Comme l'étaient mes enfants, Pistache est très bavarde. J'imagine que ça vient de moi, je la salue, je lui parle, je lui demande de ses nouvelles alors elle me réponds et raconte :)
RépondreSupprimerAh ces petits félins adorés...Quand je suis au téléphone, peu importe l'endroit où il se trouve dans la maison, Tonik vient systématiquement me retrouver et se met à miauler pour que je m'occupe de lui alors que le reste du temps il dort dans son fauteuil sans vraiment s'inquiéter de nous. Quand il entend mon mari et moi parler, il faut qu'il soit au milieu de nous, comme pour participer à la discussion.
RépondreSupprimerMa parole on a tous des chats :)
RépondreSupprimerChamade aussi est une bavarde invétérée, mais elle ne s'exprime que lorsqu'elle a décidé que nous devions impérativement nous occuper d'elle. Si par envie, alors que dans son monde elle rêve, nous tentons de l'intéresser à notre propre sort, elle s'en fiche, contre fiche, elle ne communique que si elle l'a décidé, jamais si nous le décidons nous.
RépondreSupprimerEt comme toi Dr CaSo, souvent je me demande ce qui se passe dans son cerveau, comment perçoit-elle notre monde, ces zumains qui s'adressent à elle, tentant de communiquer en miaulant parfois, lui prodiguant moult caresses.
Ils ont cette impérieuse demande d'exclusivité, et pourtant donnent si souvent l'impression qu'ils peuvent se passer sans façon de notre présence.
Même si souvent, comme les petits enfants, ils ont besoin d'être près de nous, si près et si loin.
Il ne leur manque même pas la parole, ils savent parfaitement nous donner des ordres simples mais essentiels. L'un d'entre eux étant : laisse moi tranquille.
RépondreSupprimerOu se faire insistant s'ils considèrent que l'heure de manger est passée :)
RépondreSupprimerLes chienchiens, c'est pas pareil.. ça répond.... toujours.
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